Pigeon de Ceylan

Columba torringtoniae - Sri Lanka Wood Pigeon

Systématique
  • Ordre
    :

    Columbiformes

  • Famille
    :

    Columbidés

  • Genre
    :

    Columba

  • Espèce
    :

    torringtoniae

Descripteur

Kelaart, 1853

Biométrie
  • Taille
    : 36 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : -
Distribution

Distribution

Description identification

Chez l'adulte, la tête est gris-lilas, plus ou moins lustrée de vert ou de violet sur le capuchon et sur la nuque. Les plumes renforcées de l'arrière du cou sont noires avec des terminaisons blanc éclatant, seules les plus basses ont une bande subterminale blanche et des pointes brunâtres. Un peu plus bas, ces pointes brunâtres deviennent plus larges, éliminent les marques blanches et se fondent dans le violet fortement irisé du manteau et des côtés de le poitrine. Les zones lustrées lancent des reflets verdâtres selon les angles. Le manteau, les scapulaires, les couvertures alaires, le dos et le croupion forment un ensemble noirâtre. Chaque plume est variablement teintée de vert irisé avec des reflets bronze et violet qui sont surtout visibles sur le manteau. Les rémiges sont brunes. Les sus-caudales et le dessus de la queue sont noires.
Le menton et la gorge blanc grisâtre se fondent dans le gris-lilas des oreillons et dans le gris violacé plus foncé de la poitrine. Cette dernière a des reflets verts et violet. Le ventre est chamois rosâtre, les sous-caudales chamois-gris. Le dessous de la queue et le dessous des ailes sont noirâtres.
Les iris sont rouge pâle, entourés par une peau orbitale gris rosâtre. Le bec a une base gris foncé et une pointe gris bleuâtre. Les pattes sont rouge-chair.
Chez les juvéniles, le dessus est brun noirâtre, les plumes de la tête et des couvertures alaires ont des liserés rouges. Les plumes du cou ont des terminaisons gris pâle et des faibles reflets violets. Le menton est blanchâtre, la poitrine et l'abdomen sont chamois roussâtre. Les flancs et les sous-caudales ainsi que le dessous de la queue sont gris sombre. Le dessous des ailes affiche une teinte noirâtre.
Les iris sont brun-orange, le bec est gris sombre avec une petite tache plus claire à la base de la mandibule inférieure. Les pattes sont rouge-violet terne avec une légère nuance grise.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Sri Lanka Wood Pigeon,
  • Paloma de Ceilán,
  • Ceylontaube,
  • ceyloni galamb,
  • Sri Lanka-houtduif,
  • Colombaccio di Sri Lanka,
  • Ceylonduva,
  • Singaleserdue,
  • holub fialkastý,
  • holub srílanský,
  • Sri Lanka-due,
  • srilankankyyhky,
  • colom de Sri Lanka,
  • gołąb liliowy,
  • Цейлонский голубь,
  • セイロンカノコモリバト,
  • 紫头林鸽,
  • 紫頭林鴿,

Voix chant et cris

Les pigeons de Ceylan sont relativement silencieux. Cependant, pendant la saison de reproduction, ils sont capables d'émettre un "hoo" qui est une sorte de hululement de hibou. Le plupart des observateurs considèrent qu'il s'agit d'un cri d'avertissement à proximité du nid.

Habitat

Le pigeon de Ceylan habite les forêts humides peuplées d'arbres à feuilles caduques et à feuilles permanentes, nichant dans des régions de montagne au-dessus de 1 000 mètres d'altitude. Occasionnellement, il erre dans les forêts pluviales de la zone humide aussi bas que 300 mètres. Le pigeon de Ceylan est confiné aux forêts primaires inviolées, évitant les habitations humaines et refusant les plantations. Néanmoins, depuis un passé très récent, il a commencé à montrer des signes d'adaptation aux milieux semi-naturels.

Comportement traits de caractère

Le pigeon de Ceylan est un oiseau discret et extrêmement prudent qu'on peut observer le plus fréquemment en solitaire, en couples ou en petits groupes. Il est généralement résident dans les contrées de hautes collines, mais comme la majorité des espèces dont la survie dépend de l'abondance en fruits, il erre parfois sur de longues distances pour trouver des ressources qui lui conviennent. Ses déplacements sont relativement courts, se limitant souvent aux collines les plus proches. Lorsqu'il se déplace, le pigeon de Ceylan réalise un vol puissant et rapide qui semble contredit par ses battements d'ailes tranquilles donnant la fausse impresssion qu'il n'est pas pressé.

Alimentation mode et régime

Apparemment, les pigeons de Ceylan subsistent grâce aux fruits et aux baies qu'ils cueillent dans les arbres. Ce sont des oiseaux presque exclusivement frugivores et arboricoles. On ne connaît pas le détail de la diète.

Reproduction nidification

D'après différents rapports, la saison de nidification a lieu aux deux extrémités de l'année (février, novembre), ce qui suggère probablement que la durée de la reproduction est très étendue. Toutefois, la période des nids semble atteindre son paroxysme au mois d'octobre. Le nid est un édifice assez fragile construit avec des brindilles. Il est placé dans un arbre ou dans un arbuste. La femelle y dépose un seul œuf blanc. La durée exacte d'incubation n'est pas connue, mais si on se réfère aux autres espèces du genre Columba, elle ne doit pas dépasser une vingtaine de jours.

Distribution

Comme son nom l'indique, ce colombidé d'assez grande taille est endémique du Sri Lanka. Son aire de distribution couvre les collines du centre de l'île et les versants avoisinants. Le pigeon de Ceylan est surtout localisé dans les 3 provinces suivantes : Central, Sabaragamuwa et Uva. La superficie occupée est d'environ 5 000 kilomètres carrés.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Les pigeons de Ceylan sont considérés comme en déclin à cause de la fragmentation et la destruction des forêts de montagne et de colline. Ils ont également souffert du remplacement des arbres fruitiers par des plantations en monoculture. Birdlife estime que les effectifs actuels sont compris entre 2 500 et 9 999 individus. Du coup, vu l'extrême réduction de l'aire (moins de 5 000 kilomètres carrés), l'espèce est classée comme vulnérable (VU). L'observation de certains oiseaux dans les zones boisées aux abords des villages prouve toutefois, si cela était nécessaire, qu'ils sont capables de s'adapter partiellement aux habitats dégradés par les humains. L'avenir de cette espèce dépendra grandement de la sauvegarde des espaces naturels restants.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 27/08/2011 par Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net