Pygargue à tête blanche

Haliaeetus leucocephalus - Bald Eagle

Pygargue à tête blanche

Pygargue à tête blanche

Haliaeetus leucocephalus

((Linnaeus, 1766))


Ordre : Accipitriformes

Famille : Accipitridés  ;

Genre : Haliaeetus

Espèce : leucocephalus

Sous-espèces : 2 [+] [-]
Haliaeetus leucocephalus leucocephalus(widespread, also nw Mexico)
Haliaeetus leucocephalus washingtoniensis(Alaska, Canada, n USA)

Chant :

Biométrie :

Taille : 96 cm
Envergure : 168 à 244 cm.
Poids : 3500 à 4000 g

Longévité : 30 ans

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : orel bělohlavý (cs), Hvidhovedet Havørn (da), Weißkopf-Seeadler (de), Bald Eagle (en), Pigargo Americano (es), valkopäämerikotka (fi), fehérfejű rétisas (hu), Aquila calva (it), ハクトウワシ (ja), Hvithodehavørn (nb), Amerikaanse Zeearend (nl), bielik amerykański (pl), Pigargo-americano (pt), Белоголовый орлан (ru), orliak bielohlavý (sk), Vithövdad havsörn (sv), 白头海雕 (zh)

Identification :
Pygargue à tête blanche Chez les adultes qui ont atteint l'âge de 5 à 6 ans, il n'y a pas de dimorphisme et les sexes ont un plumage résolument identique. Comme le nom l'indique bien, la tête est entièrement blanche. La nuque, le menton, les couvertures supérieures, le dessous des ailes et la queue sont également blancs, mais avec une légère nuance crème ou chamois clair. Le reste du plumage est majoritairement brun foncé, variant du brun-noir sur les parties supérieures et sur les rémiges au sépia sombre sur les parties inférieures. Le dessus est généralement plus noirâtre alors que le dessous présente une coloration plus roussâtre ou plus brunâtre. Les plumes des scapulaires, des sous-alaires, de la poitrine et de l'abdomen portent des liserés blanchâtres ou marron Pygargue à tête blanche pâle. L'iris est jaune pâle, la peau nue orbitale, la cire, le bec et les tarses affichent une couleur jaune-cadmium. Les serres sont noires.
Les juvéniles de première année ont un dessus entièrement noir et un dessous fauve ou brunâtre. La queue est semblable mais affiche une teinte blanc sale sur certains filets. Le dessous des ailes est blanchâtre. Le bec est jaune grisâtre. Les pattes et les pieds sont jaune-citron pâle. Chez les subadultes âgés de 2 ans, le blanc des rectrices est réduit à de simples mouchetures sur les filets des plumes extérieures et à une étroite strie sur la paire centrale. La tête est brunâtre, les joues et les oreillons contrastent avec la zone blanche des intrascapulaires. Les plumes du corps ont une base blanchâtre mais présentent une teinte variable sur les parties inférieures. Le bec est noir, les pattes jaune verdâtre. Les subadultes de 2 à 4 ans ressemblent assez à leurs parents. Cependant, Pygargue à tête blanche la tête et les rectrices conservent des stries sombres, vestiges de leur livrée antérieure. L'apport de blanc sur le dessous est variable.

Chant : Les pygargues à tête blanche émettent des cris aigus, perçants et jacassants. Le jacassement est de faible intensité et peut être retranscrit de la façon suivante : "kleek kik ik ik ik". Ces cris ont sans doute pour but de renforcer les liens conjugaux ainsi que de prévenir les congénères et les intrus que le territoire est défendu.

Habitat : Compte-tenu de ses exigences alimentaires, le pygargue à tête blanche occupe un habitat assez facilement définissable : il s'agit, la plupart du temps, d'un endroit susceptible de fournir des poissons Pygargue à tête blanche d'assez belle taille, pas trop éloigné du site de nidification et bénéficiant d'un calme relatif pendant la reproduction. Dans ces conditions, on le trouve généralement à proximité du littoral, sur les berges des rivières, les rives des lacs ou le bord des océans. Le pygargue à tête blanche marque une préférence pour les étendues d'eau dont la circonférence est supérieure à 11 km et pour les lacs dont la superficie dépasse les 10 kilomètres carrés. Cet oiseau a besoin pour se percher et pour nicher de vieux arbres ou de vieilles parcelles de conifères parvenus à maturité. Les arbres sélectionnés doivent permettre d'obtenir une bonne visibilité et forment une structure ouverte, mais la taille n'est pas un critère essentiel aussi important que la proximité de l'eau. Le pygargue à tête blanche est très sensible aux perturbations provoquées par la présence humaine, aussi reste-t-il assez éloigné des zones d'activité et de peuplement, en moyenne entre 1 et 2 kilomètres de distance de toute source de dérangement.

Distribution : Le pygargue à tête blanche est présent sur une grande partie du continent nord-américain. Il niche du centre de l'Alaska, du Yukon et du Territoire du Nord-Ouest jusqu'à Terre-Neuve en passant par le Saskatchewan, le Manitoba, l'Ontario, le Labrador et le Québec. La limite sud de son aire de nidification se situe au niveau des Grands Lacs et du Maine. Pygargue à tête blanche Il est sédentaire le long de la côte du Pacifique, des Aléoutiennes jusqu'à la Baja californienne ainsi que sur les bords de l'Atlantique du New Jersey jusqu'à la Floride. Les oiseaux les plus nordiques migrent au sud de leur aire de distribution, dans les Rocheuses et sur le cour supérieur du Mississippi. L'espèce est habituellement divisée en 2 races : H.l. leucocephalus, la race type (sud des Etats-Unis et Baja, son aire se chevauchant avec celle d'alascanus dans le nord et centre des Etats-Unis). H.l. alascanus (du détroit de Bering en direction du sud jusqu'à l'Oregon, l'Idaho, le Wyoming, le Minnesota, le Wisconsin, le Michigan, l'Ohio, la Pygargue à tête blanche Pennsylvanie et le Maryland).

Comportements : Les pygargues à tête blanches sont clairement territoriaux, du moins pendant la période de nidification. En Floride, la zone d'influence de ce rapace s'étend généralement de 800 mètres dans toutes les directions autour du nid. Le long de la côte de l'Alaska, les nids sont en moyenne distants de 1,7 kilomètres les uns des autres, ce qui représente largement la plus forte concentration de pygargues en Amérique du Nord. En dehors de la période de nidification, les densités de population varient en fonction de la disponibilité en nourriture. En automne et au début de l'hiver, les plus grands rassemblements de pygargues ont lieu dans la Chilkat Valley où environ 3500 oiseaux se regroupent pour se nourrir de saumons qui viennent frayer.

Les pygargues à tête blanches sont partiellement migrateurs. Si leur territoire est adjacent à des étendues d'eau toujours vives, ils l'occupent pendant toute l'année. Par contre, si les eaux sont prises par les glaces, rendant toute pêche impossible, les pygargues migrent vers le sud ou sur le littoral. Quand Pygargue à tête blanche ils se déplacent, les pygargues donnent l'impression d'être des voiliers puissants utilisant les courants thermiques et ascensionnels. Ils peuvent atteindre des vitesses de 56 à 70 kilomètres par heure quand ils planent ou battent des ailes. Leur vitesse se réduit à 48 km/h quand ils portent un poisson. Ils plongent à plus de 120 km/h. La migration intervient en période diurne, lorsque le soleil produit des courants thermiques.

Nidification : Les pygargues à tête blanche atteignent la maturité sexuelle vers l'âge de 5 ans. Lorsqu'ils sont capables de se reproduire ils rejoignent habituellement leur lieu Pygargue à tête blanche de naissance. Ce phénomène est connu sous le nom de philopatrie. Les pygargues à tête blanche s'apparient pour la vie. Toutefois, si l'un des membres du couple vient à disparaître, le survivant entreprend de trouver un nouveau partenaire. De même, lorsqu'un couple échoue à plusieurs reprises pour mener à terme une nichée, les deux partenaires décident d'un commun accord de briser le lien conjugal.

Avant l'accouplement, Pygargue à tête blanche les pygargues à tête blanche entreprennent des parades élaborées au cours desquelles ils volent à une très grande hauteur dans les airs en accomplissant des descentes en piqué et des acrobaties. La partie la plus spectaculaire intervient lorsque les 2 partenaires se saisissent par les serres et ne se séparent que lorsqu'ils sont parvenus à faible distance du sol.

Ces rapaces ont un nid gigantesque qu'ils réutilisent pendant plusieurs années successives. A chaque saison, le couple rajoute des morceaux de bois supplémentaires, si bien que le nid ainsi réaménagé peut Pygargue à tête blanche atteindre 4 mètres de profondeur, 2,50 mètres de diamètre et peut peser jusqu'à 3 tonnes. Le nid est construit principalement avec des branches, il est placé dans un grand arbre près de l'eau. A défaut, il est posé sur le sol. La ponte comprend 1 à 3 oeufs, mais il est extrêmement rare que 3 oisillons parviennent à l'envol. Les parents couvent à tour de rôle pendant 34 ou 35 jours. Celui qui ne couve pas est chargé de ravitailler la couvée et de renouveler la garniture du nid. Le séjour des jeunes au nid est particulièrement long. Ils ne prennent leur envol qu'entre 70 et 92 jours après l'éclosion. Malgré la prédation des pies, des mouettes des corbeaux, des ours noirs et des ratons laveurs, la productivité des couvées semble assez importante, atteignant parfois en moyenne plus d'un oisillon par couvée.

Régime : Bien que leur menu soit surtout composé de poissons, les pygargues à tête blanche ont un régime varié et opportuniste. Dans certaines régions, les oiseaux aquatiques tels que les foulques, les canards, les fulmars, les puffins et les alcidés représentent jusqu'à près de 50% des proies. Les mammifères comme les lièvres, les surmulots (Rattus norvegicus),et les jeunes loutres de Pygargue à tête blanche mer constituent aussi parfois un complément non négligeable. Toutefois, les poissons, en particulier les poissons-chats, les carpes, les perches, les saumons et les truites qui remontent les courants pour frayer, forment la part prédominante du régime, représentant parfois plus de 90% des captures. Les pygargues à tête blanches possèdent 4 techniques principales de chasse : les deux premières consistent à plonger en piqué des airs ou d'un perchoir. Elles ne sont pas toujours couronnées de succès, assurant seulement 25% de réussite. La stratégie la plus probante consiste à patauger dans l'eau peu profonde et à saisir le poisson avec son bec. Enfin, la technique la moins utilisée est d'attendre patiemment au bord de la glace et d'attraper une proie quand elle se présente. Les pygargues à tête blanche sont des oiseaux puissants, capables de porter des lourdes proies qu'ils agrippent grâce à leurs serres imposantes. Leurs doigts sont pourvus de spicules qui leur permettent de saisir plus facilement les poissons dont les écailles sont réputées glissantes. Lorsqu'ils chassent, ils dominent assez facilement les autres prédateurs Pygargue à tête blanche tels que les coyotes, les renards, les vautours ou les goélands et les obligent à quitter les lieux. En concurrence avec l'aigle royal, aucun ne prend vraiment l'ascendant et l'issue dépend souvent de la carrure de l'individu. Lorsqu'ils chassent des mammifères, les pygargues à tête blanche ont tendance à chasser collectivement : un oiseau entreprend de courts vols au-dessus de leur territoire pour les débusquer ou les faire sortir de leur cachette, une autre pygargue se charge de la capture dès que la victime jaillit dans l'espace découvert.

Protection / Menaces : A partir des années 50, les populations vivant aux Etats-Unis dans le sud de l'aire de distribution (race leucocephalus) ont été gravement en danger à cause de l'usage des pesticides. L'usage intensif du DDT a eu pour effet immédiat de réduire considérablement l'épaisseur de la coquille des oeufs, rendant parfois impossible toute Pygargue à tête blanche reproduction. Dans les années 1970, la race leucocephalus était réduite à moins de 500 couples dont près des deux tiers (300-325 couples) étaient résidents en Floride. Heureusement, l'interdiction des produits chimiques et diverses mesures de régulation ont permis à l'espèce de repartir sur de bonnes bases. Par contre, les populations nordiques (race alascanus) n'ont jamais été sujet au déclin. Les oiseaux d'Alaska n'ont jamais été affectées par les activités humaines ni par la perte d'habitat. Les populations vivant aux alentours des grands lacs sont stables ou même en légère progression. Les derniers recensements datant de 1992 estiment les effectifs à près de 50 000 oiseaux en Alaska et entre 20 et 30 000 oiseaux en Colombie Britannique. Globalement, le pygargue à tête blanche est considéré comme ne présentant pas de problème majeur.

Sources :

 

Autres liens :
D'après Buffon : Le Pygargue.
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive


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Fiche créée le 27/09/2009 par Daniel Le-Dantec


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Mis à jour le 25/04/2014 04:33:01 - © 1996-2014 Oiseaux.net

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