Râle de Cayenne

Aramides cajaneus - Grey-necked Wood Rail

Systématique
  • Ordre
    :

    Gruiformes

  • Famille
    :

    Rallidés

  • Genre
    :

    Aramides

  • Espèce
    :

    cajaneus

Descripteur

Statius Müller, PL, 1776

Biométrie
  • Taille
    : 40 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 350 à 466 g
Distribution

Distribution

Description identification

Il n'y a pas de dimorphisme sexuel, les 2 partenaires sont assez rigoureusement identiques. Ce râle forestier est le seul du genre qui possède une tête et un cou entièrement gris. On peut apercevoir une tache rousse et sombre sur l'occiput et la couleur grise se poursuit jusqu'en haut du manteau. Le reste du manteau, le dos, les scapulaires, les tertiaires et les petites couvertures sont olive verdâtre, la coloration de l'ensemble variant légèrement selon les individus et selon les races. La zone qui va du croupion à la queue est noire. Le reste des couvertures alaires ainsi que les primaires et les secondaires affiche une couleur fauve. Le dessous des ailes est roux-cannelle avec des barres noires. Le menton et la gorge sont blanc sale, la poitrine et le haut des flancs sont ocre-fauve, contrastant avec le bas des flancs, le ventre et les sous-caudales qui sont noirâtres. La majorité des parties nues (iris, sourcils, bouche, pattes et orteils) excepté le bec (jaune) sont rouge rosâtre.
Les immatures sont semblables aux adultes. Les juvéniles sont plus ternes que leurs parents. Ils ont un ventre noir fuligineux avec des mouchetures chamois. Contrairement aux adultes, leurs pattes et leur bec sont sombres, leurs iris sont brunâtres.
Les différentes sous-espèces se distinguent grâce à la couleur de l'occiput (brun ou noir chez la race nominale ainsi que chez latens et morrisoni, roussâtre chez les 5 autres). Dans 2 sous-espèces (mexicanus et albiventris), il y a du blanc sur le ventre entre le noir de l'abdomen et l'orange de la poitrine. Les tailles sont également différentes : latens et morrisoni sont les plus petites, vanrossemi, cajanea et mexicanus sont les plus grandes.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Aramides cajaneus cajaneus (Costa Rica to the Guianas, Paraguay and n Argentina)
  • Aramides cajaneus avicenniae (coastal se Brazil)

Noms étrangers

  • Grey-necked Wood Rail,
  • Cotara Chiricote,
  • Saracura-três-potes,
  • Cayenneralle,
  • szürkenyakú erdeiguvat,
  • Cayenne-bosral,
  • Rallo boschereccio collogrigio,
  • Cayennerall,
  • Gråhalsrikse,
  • chriašteľ sivokrký,
  • chřástal guyanský,
  • Gråhalset Hønserikse,
  • mölymangrovekana,
  • rascló de Caiena,
  • chruścielak szaroszyi,
  • Серошейный лесной пастушок,
  • コンゴウクイナ,
  • 灰颈林秧鸡,
  • 灰頸林秧雞,

Voix chant et cris

Les râles de Cayenne sont très vocaux, ils s'expriment surtout à l'aube, au crépuscule et pendant la nuit. Leur cri le plus courant est une série variable et prolongée de notes puissantes, folles, joyeuses, éclatantes et gloussantes que l'on peut retranscrire de la façon suivante : "chirin co chirin co-co-co" ou "kook-kooky, kook-kooky, ko-ko-ko". Le cri d'alarme est une sorte de caquettement puissant et rude ou un gloussement perçant.

Habitat

Les râles de Cayenne fréquentent les forêts marécageuses ainsi que les cours d'eau et les rivières que bordent les forêts. On les trouve aussi dans les parcelles secondaires et dans les zones boisées composées d'arbres à feuilles caduques. Ils ne dédaignent pas les marais côtiers et les mangroves. On peut également les observer parfois dans les marais et les fourrés, surtout si ces derniers sont situés dans des zones forestières. Les râles de Cayenne visitent parfois les rizières, de même que les champs de canne et les pâtures broussailleuses dans la mesure où celles-ci comprennent des zones humides. Ces oiseaux apprécient aussi les mares temporaires qui jouxtent les boisements. En Colombie, on peut parfois les apercevoir à un certaine distance des points d'eau. Les râles de Cayenne vivent habituellement dans les forêts qui ont une couverture dense. Leur habitat peut grimper jusqu'à 2 000 mètres, exceptionnellement jusqu'à 2 300 m.

Comportement traits de caractère

Râle de Cayenne
adulte nuptial

Bien qu'ils soient actifs pendant la journée, les râles de Cayenne recherchent surtout leur nourriture à l'aube, à la fin de l'après-midi et pendant toute la nuit. Ils sont particulièrement performants dans les deux premières heures qui suivent le lever du soleil et pendant les nuits de pleine lune. Ces oiseaux se reposent dans les buissons, sur des branches situées à 2-3 mètres au-dessus du sol ou bien à terre dans des plate-formes composées de brins d'herbes, de feuilles sèches ou d'autres matériaux grossiers. Au Pantanal et dans le Mato Grosso, ils sont actifs, toute la journées, même à midi par les températures avoisinant 35°c.
Les râles de Cayenne sont des oiseaux prudents, discrets et méfiants, ils s'aventurent rarement en dehors du couvert et, quand ils le font, ils restent toujours à faible distance d'un endroit où il peuvent trouver un abri sûr. Quand ils sont obligés de prendre la fuite, ils volent rarement, ils préfèrent marcher rapidement et ils trouvent refuge sur une branche basse. Quand ils se déplacent, ils marchent furtivement, en adoptant une posture rigide, avec la tête positionnée en avant et la queue formant un angle.
Ces grands échassier aiment les bains de soleil, ils exposent leur dos aux rayons et ils déploient largement leurs ailes.
En Colombie, Les râles de Cayenne se rassemblent parfois en nombre dans les llanos à la saison sèche. Au Venezuela, on peut souvent les apercevoir en bandes de 10 à 12 individus. Au Brésil, dans les petits îlots proches de la côte de Sao Paulo, les groupes comprennent habituellement 4 à 6 oiseaux.

Alimentation mode et régime

Dans les mangroves, les râles de Cayenne se nourrissent principalement de crabes. Ailleurs, ils consomment des mollusques, des arthropodes (diplopodes, charançons et locustes) et des grenouilles. Ils apprécient aussi les matières végétales telles que les graines, les baies et les fruits des palmiers. Exceptionnellement, ils peuvent ingérer des serpents d'eau d'assez grande taille. Ils ingurgitent aussi du riz, du maïs et des bananes. Il frappent les gros escargots avec leur bec pour les extraire de leur coquille. Ils bondissent à une assez grande hauteur pour casser l'enveloppe de certaines baies.

Reproduction nidification

Les râles de Cayenne sont en état de se reproduire à des époques diverses selon les régions : janvier et mai au Mexique, avril-septembre au Costa Rica, avril au Panama, mars-juin en Colombie, juillet-septembre au Venezuela, mai-août à Trinidad, et mars-juin au Surinam. On ne possède aucune date pour le sud du continent, notamment l'Argentine et l'Uruguay.
Les râles de Cayenne sont monogames, les couples établissent des liens conjugaux pour toute la vie. Le nid est une boule profonde construite avec des brindilles, des brins d'herbes sèchés et d'autres matériaux végétaux semblables. Il a aussi parfois l'aspect d'un amoncellement de feuilles sèches avec une large dépression centrale. Il est placé entre 1 et 7 mètres au-dessus du sol dans un buisson ou un enchevêtrement de plantes grimpantes, dans un arbuste ou un souche d'arbre, souvent près d'un point d'eau, parfois à même le sol. Son diamètre externe mesure entre 30 et 35 centimètres.
La ponte comprend de 3 à 7 œufs qui sont couvés pendant une vingtaine de jours ou plus par les 2 parents (en captivité, le mâle couve de jour et la femelle de nuit). A la naissance les poussins ont un duvet noir, avec un tête brunâtre et une peau nue rouge terne autour des yeux sombres. Leur bec est noir avec une base couleur chair. Les petits sont nidifuges et précoces, un ou deux jours après l'éclosion ils sont capables de quitter le nid. Cependant, ils continuent à être nourris par les adultes et ils restent à proximité de leur lieu de naissance jusqu'à ce qu'ils aient atteint l'âge de 40 jours.

Distribution

Les râles de Cayenne sont originaires de l'Amérique Centrale et d'une très grande partie de l'Amérique du Sud. Leur aire de distribution s'étend du sud du Mexique jusqu'au Nord de l'Argentine. Sur le continent sudaméricain, ils évitent les zones Andines et la Patagonie. Il y a officiellement 8 sous-espèces qui sont les suivantes du nord au sud : A. c. mexicanus (sud du Mexique). - A. c. albiventris (du Yucatán au Belize et au nord du Guatemala). - A. c. vanrossemi (du sud du Mexique (Oaxaca) jusqu'au sud du Guatemala et au Salvador). - A. c. pacificus (versant caribéen du Honduras et du Nicaragua). - A. c. plumbeicollis (nord-est du Costa Rica). - A. c. latens (San Miguel et Viveros (Pearl Island, Panama)). - A. c. morrisoni (San José et Pedro González (Pearl Island, Panama)). - A. c. cajanea (du Costa Rica à la Colombie, vers l'est jusqu'au Brésil en passant par le Venezuela et Trinidad, vers le sud jusqu'au nord de l'Argentine et l'Uruguay).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

D'après le Handbook des oiseaux du Monde, cette espèce n'est pas globalement menacée. Elle subsiste en assez grand nombre et elle est considérée comme assez commune sur toute l'étendue de son vaste territoire. En 1970, la race latens ne comprenait plus que 4 spécimens, de nos jours elle est peut-être éteinte et son statut est inconnu. Le râle de Cayenne est capable de s'adapter aux habitats fortement modifiés : au Costa Rica, on le trouve ainsi dans des parcelles résiduelles le long de cours d'eau, dans des pâtures boisées et sur des terres agricoles.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Râle de CayenneFiche créée le 23/02/2014 par Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net