Râle wéka

Gallirallus australis - Weka

Systématique
  • Ordre
    :

    Gruiformes

  • Famille
    :

    Rallidés

  • Genre
    :

    Gallirallus

  • Espèce
    :

    australis

Descripteur

Sparrman, 1786

Biométrie
  • Taille
    : 46 à 60 cm
  • Envergure
    : 50 à 60 cm.
  • Poids
    : 700 à 1000 g
Longévité

18 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Gros râle (plus gros qu'une foulque) inapte au vol. La couleur d'ensemble est brun plus ou moins clair selon les sous-espèces. Les parties de dessus sont irrégulièrement marquées de brun plus foncé. La plus sombre (australis) habite le sud-ouest et le nord-ouest de l'île du sud, la plus claire (hectori) a été introduite sur Chatham Island. Il y a un vague sourcil clair. Le bec, pointu, de couleur corne à pointe sombre, n'est pas très long par rapport avec la taille de l'oiseau. Les pattes dont d'un brun plus ou moins clair. Les jeunes sont généralement plus unis.

Indications subspécifiques 4 Sous-espèces

  • Gallirallus australis greyi (North I.)
  • Gallirallus australis australis (n and w South I.)
  • Gallirallus australis hectori (e South I., Chatham Is.)
  • Gallirallus australis scotti (Stewart, Solander and Codfish Is.)

Noms étrangers

  • Weka,
  • Rascón Weka,
  • Weka,
  • Wekaralle,
  • weka,
  • Weka,
  • Weka,
  • Wekarall,
  • Wekarikse,
  • chriašteľ veka,
  • chřástal weka,
  • Weka,
  • vekaluhtakana,
  • rascló weka,
  • weka,
  • Пастушок-уэка,
  • ニュージーランドクイナ,
  • 新西兰秧鸡,
  • 紐西蘭秧雞,

Voix chant et cris

Râle wéka
adulte

J'ai entendu un 'couu-iit' montant qui semble être un cri de contact. On connaît aussi un son caverneux utilisé pendant la défense du territoire.

Habitat

Endémique de Nouvelle-Zélande, le râle wéka peuple des milieux très variés. On peut le trouver dans les forêts originelles, mais aussi sur les plages et dans les zones buissonnantes. Il habite aussi certaines zones marécageuses et même parfois des lotissements périurbains !

Comportement traits de caractère

Le râle wéka est à la fois discret et curieux. Pas vraiment facile à observer dans les forêts où il recherche sa nourriture sous la végétation, mais très confiant, même lorsqu'il est accompagné d'un poussin. J'ai ainsi eu plusieurs fois l'occasion de voir ces oiseaux se nourrir à mes pieds, semblant totalement m'ignorer... Incapable de voler, il marche rapidement. Quand il se sent menacé, il hoche la queue par saccades. Les principales périodes d'activité se situent en fin de journée, mais l'espèce est active aussi bien le jour que la nuit. La nuit, il dort de préférence dans un trou, sous des rochers ou dans un terrier, le jour, plutôt dans des buissons. Ce sont des oiseaux monogames qui demeurent unis pour la vie (on connaît un cas de 13 ans !) et qui occupent leur territoire toute l'année. La taille de ce territoire varie de 3 à 15 ha selon la qualité du milieu et le nombre de couples présents. Il arrive cependant qu'un seul mâle vive avec deux femelles et même que deux femelles vivent ensemble. On peut parfois observer des rassemblements lorsqu'une importante source de nourriture est trouvée.
Le vol : Le râle wéka, même s'il a des ailes, ne vole pas.

Alimentation mode et régime

Le râle wéka recherche activement sa nourriture. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de l'observer, tant en forêt que sur les plages. Avec le bec, il retourne les petits galets, les amas d'algues ou de feuilles mortes sous lesquels il recherche de petits invertébrés. Je l'ai aussi vu s'acharner sur une banane oubliée par un promeneur. En quelques vigoureux coups de bec, il a réussi à percer la peau, puis il a mangé la pulpe, en dix minutes il en avait consommé la moitié, le gros jeune qui l'accompagnait en consommant lui aussi. En fait, l'espèce est un omnivore opportuniste. Elle a même une tendance certaine à manger les oeufs d'autres espèces comme le rare manchot du Fiordland (Eudyptes pachyrhynchus). On en arrive ainsi à ce paradoxe que cette espèce menacée ne peut être introduite sur les îles où vivent des espèces comme la Talève takahé. On en est même conduit à déplacer les râles wéka qui avaient été introduits sur certaines de ces îles.

Reproduction nidification

La saison de reproduction s'étend de novembre à février. La date de ponte varie beaucoup selon le climat, la nourriture disponible et même la taille de la population dans un site. Dans les régions où la population est en expansion, il peut y avoir des pontes toute l'année, une femelle pouvant en faire jusqu'à 4. Le nid est une coupe d'herbe. Il semble que seul le mâle construise. Il y a plusieurs sites de nid sur un même territoire, les oiseaux utilisant tantôt l'un tantôt l'autre. La taille des pontes varie de 1 à 6 oeufs (le plus souvent de 2 à 4) couvés pendant environ 4 semaines par la femelle durant la journée et le mâle durant la nuit. Les oeufs sont pondus avec un intervalle de 2 jours ou plus. L'incubation commence souvent dès le premier oeuf ce qui fait que les éclosions sont très étalées. Les poussins sont nidifuges mais ils peuvent être nourris longtemps par les parents (jusqu'à plus de 3 mois). Les jeunes sont chassés du territoire avant la ponte suivante.

Distribution

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Le Râle wéka est classé vulnérable par BirdLife International. La population vivant dans le nord-est de l'île du nord (sous-espèce greyi) a perdu 90 % de ses effectifs depuis le début des années 1980. La sous-espèce hectori a été introduite sur Chatham Island pour éviter son extinction totale. Quant à la sous-espèce scotti, elle a été rélâchée sur plusieurs îles proches de Stewart Island (dont la population s'était éteinte au début des années 1990). Ces populations insulaires s'étant particulièrement bien développées, des oiseaux ont récemment été réintroduits sur Stewart Island. Même les populations de l'île du sud (qui appartiennent à la sous-espèce nomminale) sont en forte diminution. Ainsi donc, on a des populations que nous appellerons 'naturelles' en forte diminution et des populations introduites sur plusieurs dizaines d'îles qui elles sont en expansion. A la fin du 20e siècle les effectifs globaux se situaient entre 100 000 et 150 000 individus. Les causes de la diminution sont nombreuses. Comme pour les autres espèces devenues rares en Nouvelle Zélande, l'introdcution de prédateurs en est une des principales. On peut y ajouter la détériroration des habitats, les morts dues au trafic routier et... un paradoxe de plus, les empoisonnements par les appats destinés aux prédateurs qui menacent cette espèce et d'autres !! Rien n'est simple dans la lutte pour la survie ...

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 12/04/2006 par Georges Olioso © 1996-2017 Oiseaux.net