Rousserolle effarvatte

Acrocephalus scirpaceus - Eurasian Reed Warbler

Rousserolle effarvatte

Rousserolle effarvatte

Acrocephalus scirpaceus

((Hermann, 1804))


Ordre : Passériformes

Famille : Acrocephalidés  ;

Genre : Acrocephalus

Espèce : scirpaceus

Sous-espèces : 3 [+] [-]
Acrocephalus scirpaceus scirpaceus(Europe and nw Africa to c Asia; Arabian Peninsula, ne Africa. includes ssp fuscus, avicenniae.)
Acrocephalus scirpaceus fuscus(Egypt through the Middle East to se European Russia, e Kazakhstan and Iran)
Acrocephalus scirpaceus avicenniae(coasts of the Red Sea)

Biométrie :

Taille : 13 cm
Envergure : 19 cm.
Poids : 10 à 15 g

Longévité : 12 ans

Chant :

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : Hermanse Rietsanger (af), rákosník obecný (cs), Rørsanger (da), Teichrohrsänger (de), Eurasian Reed Warbler (en), Carricero común (es), rytikerttunen (fi), Cserregő nádiposzáta (hu), Cannaiola eurasiatica (it), ヨーロッパヨシキリ (ja), Rørsanger (nb), Kleine Karekiet (nl), trzcinniczek (zwyczajny) (pl), Rouxinol-pequeno-dos-caniços (pt), Тростниковая камышевка (ru), trsteniarik bahenný (sk), Rörsångare (sv), 芦莺 (zh)

Identification :
Rousserolle effarvatte L'effarvatte est la plus commune de nos "fauvettes aquatiques", lesquelles se reconnaissent à leur profil aigu (Acrocephalus), leur queue arrondie à l'extrémité et leurs longues sous-caudales. Elle fréquente la roselière à phragmites en période de reproduction.
Les deux sexes sont identiques.
En plumage frais, l'adulte présente des parties supérieures assez "chaudes", d'un brun soutenu. Une nette nuance rousse est visible sur le bas du dos, le croupion et les sus-caudales. L'avant de la calotte est un peu plus sombre. Les liserés plus pâles des rémiges contrastent avec les centres sombres de celles-ci, rompant ainsi l'uniformité du plumage. La projection primaire est moyenne, environ égale au 2/3 de la longueur des tertiaires. Le Rousserolle effarvatte court sourcil crème roussâtre, net en avant de l'œil, ne se poursuit pas en arrière ou alors de façon indistincte. Il est surligné par l'avant de la calotte un peu plus sombre que le reste et souligné par un trait loral sombre. L'œil est entouré par un cercle oculaire blanc interrompu en avant et en arrière. Les parties inférieures sont claires. Les flancs et les côtés de la poitrine sont fortement infiltrés de chamois. La gorge est blanche, caractère qui apparaît bien lors du chant. Le dessous des ailes, les axillaires et les sous-caudales sont chamois-crème. La mandibule supérieure est gris corne foncé alors que la mandibule inférieure est d'un jaune plus ou moins vif. Les pattes sont brunâtres et apparaissent sombres sur le terrain. La plante des pieds est jaune terne. L'iris est brun clair.
En plumage usé (juin-septembre chez la plupart des oiseaux), les parties supérieures de l'adulte deviennent d'un brun plus gris et les parties inférieures pâlissent.
Le juvénile a un plumage neuf nettement plus Rousserolle effarvatte roux que celui de l'adulte et ses pattes sont plus grises. Il ressemble alors beaucoup aux autres jeunes rousserolles, verderolle en particulier, d'où de possibles confusions.

Chant : Le chant de l'effarvatte est tout à fait typique. Monotone, comparé à celui des autres rousserolles, il consiste en une suite prolongée de syllabes brèves grattées ou sifflées, répétées inlassablement sans grande variation. Certains mâles (plus doués que d'autres ?), improvisent ou introduisent à l'occasion quelques imitations, surtout en situation de sympatrie avec la congénère verderolle, mais le rythme effarvatte réapparait immanquablement.

Habitat : La Rousserolle effarvatte est un habitant de la phragmitaie inondée qui borde les eaux dormantes ou courantes ou qui envahit les zones palustres. Les autres faciès tels que scirpaie ou typhaie sont moins prisés. La roselière sèche peut également être occupée si l'oiseau n'a pas le choix. Les saules sont tolérés mais pas indispensables. Les roseaux forment souvent des massifs denses dans lesquels les grands animaux pénètrent difficilement, ce qui assure aux oiseaux une protection contre de nombreux prédateurs terrestres. Dans certaines régions d'Europe, la Rousserolle effarvatte s'est adaptée aux cultures et y construit son nid, mais cela demeure toutefois rare. Au moment de l'élevage des jeunes, les adultes peuvent aller chercher la nourriture dans les milieux herbacés adjacents, cultivés ou incultes. En migration, les effarvattes peuvent s'observer en milieu arbustif et même arborescent suivant les circonstances et les ressources. Il est fréquent au printemps d'entendre un mâle chantant dans un buisson lors d'une halte migratoire.

Distribution : C'est la rousserolle la plus Rousserolle effarvatte répandue en Europe. Elle a une vaste aire de distribution qui s'étend de l'Atlantique à l'ouest aux confins de la Chine à l'est, et du sud de la Scandinavie au nord à l'Iran au sud, et qui effleure l'Afrique du Nord. Malgré cela, on ne compte que deux sous-espèces, "scirpaceus" à laquelle appartient la population européenne, et "fuscus", au plumage un peu plus "froid", de la Turquie au Kazakhstan.

Comportements : Les couples de Rousserolle effarvatte sont territoriaux. Malgré cela, la densité est souvent telle en phragmitaie que l'espèce se répartit de façon presque semi-coloniale. Le mâle chante perché en vue dans la partie supérieure d'un roseau sec tandis que la femelle vaque aux occupations liées à la nidification. Les oiseaux se déplacent de tige en tige, s'agrippant à elles latéralement comme le font tous les passereaux paludicoles, ou alors effectuent de courts vols d'un massif à l'autre. Elle monte et descend avec agilité le long des tiges, passant de l'une à l'autre à la recherche de nourriture. Ce sont des insectivores qui chassent à vue les insectes posés dans la végétation palustre ou alors dans les milieux adjacents, cultures ou friches. La période de chant passée, les seuls indices de leur présence sont des cris rêches typiques du genre Acrocephalus.
Au passage, elle est moins liée à l'eau et on peut l'observer dans différents milieux, y compris arbustifs où elle trahit sa présence par des "tec" d'inquiétude, et parfois par des strophes de chant.
La Rousserolle effarvatte est un grand migrateur Rousserolle effarvatte qui va passer l'hiver boréal sur le continent africain au sud du Sahara. Elle entame sa migration à la fin août ou au début de septembre. A cette époque, les jeunes volent bien et ont eu le temps de prendre du poids de façon à être capables d'effectuer le grand voyage qui les attend. Nos oiseaux survolent la Méditerranée, puis les régions arides d'Afrique du Nord et atteignent finalement les zones humides de l'Afrique sub-saharienne où ils renouvellent leur plumage usé et trouvent des insectes en abondance. Ce voyage leur aura pris environ deux mois. Deux mois plus tard, il leur faudra déjà songer au trajet inverse qui les ramènera en Europe dès la mi-avril. Les adultes regagnent chaque année le même site de nidification tandis que les jeunes sont moins fidèles et assurent un brassage génétique de la population.

Vol : Vol bas et plutôt court.

Nidification : La nidification commence dès l'arrivée de la femelle sur le territoire du mâle, à fin avril ou en mai. La construction du nid incombe à la femelle. Le mâle se contente de la suivre tout en défendant le territoire contre ses rivaux, de la voix ou par des poursuites. Le nid est une construction soignée faite d'herbes sèches, accrochée par des liens végétaux à quelques tiges lisses et verticales de phragmites secs. Le nid achevé est une coupe cylindrique à bord assez relevé, garnie de crin végétal et de radicelles. La femelle y pond en moyenne 4 à 5 œufs bleutés et tachetés. Mâle et femelle couvent les œufs, mais seule la femelle possède une plaque incubatrice. L'éclosion se produit après onze ou douze jours d'incubation. Nourris d'insectes par les deux parents, ils grandissent rapidement et sont complètement emplumés et prêts à l'envol une dizaine de jours plus tard. Dans les régions de plaine ou méridionales plus favorables, la femelle peut effectuer deux pontes par saison, ce qui n'est pas le cas dans le nord ou en altitude.
La Rousserolle effarvatte est fréquemment parasitée par le Coucou gris. Lorsque c'est le cas, la nichée d'effarvatte est perdue au profit du jeune coucou nourri par ses parents "adoptifs".

Régime : La Rousserolle effarvatte se nourrit d'arthropodes, en premier lieu d'insectes qu'elle trouve parmi les roseaux. Les insectes à larves aquatiques vivant près de l'eau, éphémères, phryganes, perles et sialis, sont des proies communes pour la Rousserolle effarvatte. Elle prélève aussi des diptères de toutes sortes, des araignées. Par ailleurs, les phragmites sont fréquemment sujets à pullulation de pucerons, et quand c'est le cas, les effarvattes reportent leur prédation sur eux et se nourrissent abondamment de ces insectes, malgré leur petite taille.
Occasionnellement, en migration, elle peut consommer des baies. En fin d'été, avant de partir pour l'Afrique, la Rousserolle effarvatte fait des réserves de graisse pour supporter le long voyage migratoire. Le signal du départ en migration est donné par une "horloge interne", elle-même influencée par la durée du jour.

Protection / Menaces : L'effarvatte n'est pas menacée à moyen terme. Localement, les pratiques piscicoles intensives (curage d'étang, brûlis de roselière, faucardage extensif) peuvent lui porter préjudice en limitant son habitat de reproduction, la phragmitaie. Le batillage peut aussi dégrader les roselières riveraines qu'elle habite.

Sources :

 

Autres liens : Rousserolle effarvatte sur Pouyo et les oiseaux.
D'après Buffon : La Rousserolle
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive


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Fiche créée le 07/11/2002 par Didier COLLIN avec la participation de Daniel LE-DANTEC
partiellement réécrite le 24/06/2014 par Jean FRANCOIS


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Mis à jour le 06/12/2016 04:29:08 - © 1996-2016 Oiseaux.net

Identifier les oiseaux : Comment éviter les confusions

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