Solitaire kamao

Myadestes myadestinus - Kamao

Solitaire kamao

Myadestes myadestinus

((Stejneger, 1887))


Ordre : Passériformes

Famille : Turdidés  ;

Genre : Myadestes

Espèce : myadestinus

Espèce monotypique

Biométrie :

Taille : 20 cm
Envergure : -
Poids : -

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : lesňák hnědopláštíkový (cs), Kamao (da), Kauaiklarino (de), Kamao (en), Solitario Kamao (es), kauainisorastuli (fi), kauai klarinétmadár (hu), Kamao (it), カワイヒトリツグミ (ja), Kamao (nb), Grote Kauai-lijster (nl), klarnetnik krótkodzioby (pl), Камао (ru), drozdovec kamao (sk), Kamao (sv), 考岛孤鸫 (zh)

Identification :
Solitaire kamao Les sexes sont identiques.
Chez les adultes, le dessus de la tête, la nuque et le haut du manteau sont brun terne, or avec des terminaisons grisâtres ou couleur olive en cas de plumage usé. Le reste du manteau, le dos, les scapulaires, le croupion et les couvertures sus-caudales varient de l'olive au brun-olive. La queue est brune mais les rectrices centrales et la base des rectrices extérieures sont plus claires. Certaines plumes extérieures sont chamois-brun et les plus externes ont des pointes blanches. Les couvertures moyennes sont semblables aux scapulaires. Les grandes couvertures sont liserées de chamois-brun clair ou de brun-olive sur les vexilles internes. L'alula est brun foncé. Les couvertures primaires sont également brun sombre mais avec de fines bordures brun-olive sur les filets extérieurs. Les rémiges sont brunes avec des fines bordures sableuses qui forment une barre alaire sur le bord de l'aile. Le dessous des ailes est blanc argenté avec une légère teinte chamois au niveau des rémiges.
Les lores, les joues et les couvertures auriculaires affichent une couleur olive avec des fines stries ou taches chamois. Le menton, la gorge et les côtés du cou ainsi que la poitrine et le haut du ventre sont gris-perle clair avec de légers centres blancs. Le bas du ventre, le bas des flancs, la zone anale et les sous-caudales sont plus blanchâtres.
Le bec, court et trapu, est noir. Les pattes et les pieds sont noirs ou brun noirâtre.
Chez les juvéniles, le plumage est assez semblable à celui des adultes, mais le centre des plumes est très fortement tacheté de chamois clair sur le front, le capuchon et la nuque. Des taches brun noirâtre plus évidentes ornent le manteau, le centre du dos, le croupion et les sus-caudales. L'ensemble des couvertures alaires et des rémiges ont des taches et des pointes plus ou moins claires. La face est mouchetée de blanc ou de beige et porte un soupçon de moustache. Le menton, la gorge et les côtés du cou sont chamois jaunâtre avec de fines mouchetures plus sombres. La poitrine, le ventre et les flancs sont abondamment écaillés de chamois-jaune clair. Ils ont des bordures foncées qui sont moins évidentes sur la zone anale. Les couvertures sous-caudales sont crème jaunâtre uni.

Chant : Le cri, aigu et véhément, ressemble à un sifflet de police. En cas d'alarme, on peut entendre un miaulement grinçant assez identique mais plus élevé que celui du solitaire d'Hawaii (Myadestes obscurus). Un sifflement bref fait également partie du répertoire des cris. Le chant consiste en une longue série de phrases musicales qui ont une structure complexe et qui sont composées d'un mélange de sifflements flûtés, de trilles et de gazouillements musicaux qui rappellent plus ou moins le chant des grives, mais avec un accent moins marqué. Les solitaires kamao chantent à partir de perchoirs situés à des hauteurs tres variables. Pour cet exercice, ils apprécient les branches mortes situées au sommet des arbres. Pendant le chant, ils font trembler leurs ailes et ils tournent la tête d'un côté à l'autre. Ils s'expriment aussi quand ils sont en vol, s'élevant dans les airs puis descendant soudainement dans les buissons ou dans les broussailles. La plupart des chants sont délivrés à l'aube ou assez tard dans l'après-midi.

Habitat : Le cri , aigü et véhément, ressemble à un sifflet de police . En cas d'alarme, on peut entendre un miaulement grinçant assez identique mais plus élevé que celui du solitaire d'Hawai (Myadestes obscurus). Un sifflement bref fait également partie du répertoire des cris. Le chant consiste en une longue série de phrases musicales qui ont une structure complexe et qui sont composées d'un mélange de sifflements flûtés, de trilles et de gazouillements musicaux qui rappellent plus ou moins le chant des grives, mais avec un accent moins marqué. Les solitaires kamao chantent à partir de perchoirs situés à des hauteurs tres variables. Pour cet exercice , ils apprécient les branches mortes situées au sommet des arbres. Pendant le chant, ils font trembler leurs ailes et ils tournent la tête d'un côté à l'autre . Ils s'expriment aussi quand ils sont en vol, s'élevant dans les airs puis descendant soudainement dans les buissons ou dans les broussailles. La plupart des chants sont délivrées à l'aube ou assez tard dans l'après-midi.

Distribution : Les solitaires Kamao sont endémiques des îles Hawaii, et plus particulièrement, de Kauai qui est une des îles les plus occidentales de l'archipel. Cette espèce est monotypique, c'est à dire qu'elle n'est pas divisée en sous-espèces.

Comportements : Les solitaires kamao sont des oiseaux familiers et ils se laissent assez facilement approcher même lorsqu'ils émettent leurs vocalises. Lorsqu'ils sont perchés, ils adoptent une stature raide ou assez rectiligne et ils agitent leurs ailes et leur queue d'une manière assez nerveuse. Il leur arrive également de rester immobiles pendant une assez longue période.
Ces solitaires recherchent leur nourriture dans les arbres et dans les buissons. Comme de nombreuses espèces insulaires et tropicales, ils sont strictement sédentaires.

Nidification : Ce secteur de son activité est absolument inconnu.

Régime : Les solitaires kamao ont un régime principalement frugivore. Ils consomment les fruits des plantes indigènes telles que celles des ohia ha (Syzygium sandwicensis) des kanawao (Broussaisia arguta), des ohelo (Vaccinium reticulatum) et des mamakis (Pipturus albidus) de la famille des urticacées, la liste n'étant pas exhaustive. Ces oiseaux ingurgitent aussi les fleurs charnues des ieie (Freycinetia arborea) ou d'autres plantes grimpantes ainsi que les baies "dé à coudre" (Rubus parviflorus) que l'on trouve dans certaines ronces. Les solitaires kamao capturent également des invertébrés, spécialement des chenilles, mais aussi des araignées, des charançons, des libellules,des coléoptères et leurs larves.

Protection / Menaces : Comme de nombreux turdidés endémiques des îles Hawaii, cette espèce était vraiment très répandue depuis la fin du XIXème siècle jusqu'aux années 30. Son déclin vertigineux a commencé à partir du milieu des années 40, mais elle semblait encore assez regulière jusqu'en 1960. Un premier recensement dans les années 1968-73, évaluant la population globale à quelques 200 individus, a commencé à tirer la sonnette d'alarme. En 1981, les effectifs étaient estimés à en viron 20 individus adultes. La dernière apparition reconnue de cet oiseau date de 1996. D'après Reynolds et Snetsinger, les solitaires kamao n'ont pas passé le cap du XXIème siècle et l'espèce est probablement considérée comme éteinte depuis l'an 2000.
Les raisons de sa disparition sont incertaines, mais le développement de la malaria aviaire transportée par les moustiques constitue une piste plus que probable.

Sources :

 

Autres liens :
Iucn
Birdlife
Avibase
Hbw Alive


Fiche créée le 25/11/2012 par Daniel LE-DANTEC


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Mis à jour le 30/10/2014 04:37:41 - © 1996-2014 Oiseaux.net

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