Talégalle de Latham

Alectura lathami - Australian Brushturkey

Systématique
  • Ordre
    :

    Galliformes

  • Famille
    :

    Mégapodiidés

  • Genre
    :

    Alectura

  • Espèce
    :

    lathami

Descripteur

Gray, JE, 1831

Biométrie
  • Taille
    : 70 cm
  • Envergure
    : 85 cm.
  • Poids
    : 1980 à 2950 g
Longévité

25 ans

Distribution

Distribution

Description identification

A l'intérieur de leur aire de distribution, ces talégalles ne peuvent pas être confondus : ils ont des couleurs nues brillamment colorées et un plumage qui est majoritairement noir. Les parties supérieures affichent des écailles blanchâtres. De tous les mégapodes, c'est celui qui a la taille la plus développée. Selon les individus et selon les régions, il y a des différences considérables dans la taille : les spécimens les plus grands sont trouvés dans le sud de leur aire de distribution.
Les couleurs de la tête et du cou peuvent être plus éclatantes pendant la période nuptiale, elles sont généralement plus ternes en dehors lorsque le collier se rétrécit. Les iris sont brun pâle, jaunes ou crème.
Les femelles sont en moyenne légèrement plus petites. Elles ont une poche gulaire plus réduite et une peau nue faciale moins développée. En principe, les juvéniles ne changent pas des femelles, mais ils ont moins de vibrisses sur le cou et sur la tête. Leur surface de peau nue est moins importante.
Chez la race purpureicollis, la poche gulaire varie du rose au violet, les iris ont tendance à être plus clairs.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Alectura lathami purpureicollis (ne Queensland)
  • Alectura lathami lathami (e Australia)

Noms étrangers

  • Australian Brushturkey,
  • Talégalo Cabecirrojo,
  • Peru-do-mato-australiano,
  • Buschhuhn,
  • talegallatyúk,
  • Boskalkoen,
  • Megapodio australiano,
  • Buskhöna,
  • Klaveovnhøne,
  • tabon morkovitý,
  • tabon lesní,
  • Kratkalkun,
  • kekokana,
  • talègol cap-roig,
  • nogal brunatny,
  • Кустарниковый большеног,
  • ヤブツカツクリ,
  • 灌丛塚雉,
  • 叢塚雉,

Voix chant et cris

Seul le mâle produit des cris explosifs, des "oom" ou des "oo-oom" qui sont produits à 5 ou 6 reprises par les individus les plus âgés. Ces cris sont toujours profonds et résonnants, descendants sur la fin et plus fréquents le matin. Quand il est au tertre, le cri explosif est utilisé dans de nombreuses circonstances, mais la plupart du temps pour faire fuir un autre mâle. Les autres cris peuvent être délivrés par les 2 sexes : soit des bruits de succion qui sont utilisés pour faire fuir des prédateurs, soit des hurlements aigus. Pendant la mue, les jeunes émettent des grognements. Apparemment, les jeunes mâles ne savent pas produire des cris explosifs.

Habitat

Les talégalles de Latham vivent principalement le long des côtes, dans les espaces clos de forêts pluviales, à l'intérieur des zones tropicales et tempérées. On peut également les observer dans une grande variété d'autres habitats, tels que les parcelles d'arbres adaptés à la sècheresse, les forêts d'eucalyptus, les boisements marécageux et les mangroves. Leurs lieux de vie préférés semblent être les vastes sous-bois, en particulier ceux qui sont composés de lantanas qui ont été introduits. On les trouve souvent à proximité des ruisseaux asséchés.
Ils ont tendance à construire leurs monticules dans les endroits où la canopée est fermée et la litière de feuilles suffisamment importante. Depuis des années assez récentes, ils s'installent dans des habitats de plus en plus dégradés, y compris dans les banlieues des villes où leurs monticules sont bâtis dans des jardins et dans des parcs. Ils demeurent parfois à proximité des décharges d'ordures ménagères.

Comportement traits de caractère

Normalement les talégalles arrachent leurs proies dans la litière de feuilles. Ils saisissent les fruits des figuiers de barbarie en vol et ils creusent pour extraire les racines des pins de hoop (Araucaria cunninghami), causant parfois de gros dégâts dans les plantations. Des rapports signalent que ce gros gallinacé creuse aussi dans les termitières et dans les bois vermoulus. Les poussins reçoivent un traitement spécial composé d'abord d'invertébrés puis de graines quand ils progressent en âge. Tous les oiseaux prospectent en solitaire mais ils peuvent se regrouper en grand nombre dans les endroits où la nourriture est abondante. En dehors de la saison de reproduction, les talégalles de tous les âges et de tous les sexes ont des mœurs plus grégaires : durant la pause de la mi-journée, ils se perchent en commun pour se détendre. Pendant la nuit, ils forment des dortoirs communs entre 5 et 15 mètres au-dessus eu sol, dans des endroits qui sont généralement différents de ceux qui sont utilisés à midi. Le poussins sont d'abord solitaires, puis à la dispersion, ils forment des crèches.
A la reproduction, les groupes sont plus actifs et plus agressifs. Les conflits de prédominance sont réglés par des poursuites et des cris explosifs mais rarement par des affrontements physiques. Le sac dilatable du cou est utilisé comme moyen de dissuasion dans les litiges territoriaux.
La plupart des parades s'effectuent directement à proximité du nid. Les mâles adoptent une position très aplatie avec les ailes déployées pour pouvoir s'approcher de sa future partenaire. Pour donner son accord ou solliciter l'accouplement, la femelle agite légèrement les plumes de son corps et laisse choir ses ailes.

Alimentation mode et régime

Le régime alimentaire est très peu connu. Néanmoins, cet oiseau est omnivore, avec une préférence supposée pour les matières végétales. Les talégalles de Latham consomment des graines cultivées, des herbes, des jeunes pousses, des racines des fruits et des baies provenant de multiples catégories de plantes. Dans les matières organiques, on remarque surtout des grenouilles, des escargots, des vers de terre, des insectes et leurs larves. Des charognes sont également consommées dans la mesure de leur disponibilité.

Reproduction nidification

Dans le sud-est du Queensland, la construction du monticule commence en mai-juin, ce qui correspond à la période hivernale. Des monticules abandonnés de la race purpureicollis ont été découverts au mois de février, des poussins ont été trouvé en mars. Les mâles sont polygames, ils ont plusieurs compagnes simultanément. Les femelles sont polyandres. Elles sont fidèles à un partenaire pendant plusieurs semaines puis elles brisent leurs liens pour mener à terme une nouvelle nichée.
Le monticule appelé aussi tertre est constitué avec un compost végétal qui comprend essentiellement des feuilles humides et de la terre. Il est bâti en environ 37 jours par le mâle, il mesure approximativement 85 cm de hauteur et 4 mètres de largeur. Il pèse entre 2 et 4 tonnes. A Kangaroo Isdand, où les normes de décomposition ne sont pas les mêmes, les dimensions sont les suivantes : 120 cm de hauteur, jusqu'à 5 mètres de largeur et 6,6 tonnes de poids. Le monticule est maintenu à une température stable entre 31 et 36 degrés. Certains tertres sont suffisamment volumineux pour maintenir cette chaleur pendant plusieurs semaines. Plusieurs femelles peuvent déposer leur ponte dans le même monticule qui est à la charge d'un seul mâle, ce qui provoque une accumulation de 50 à 60 œufs. Chaque mâle surveille deux monticules au maximum. L'accouplement a toujours lieu avant l'arrivée de la femelle sur le lieu de ponte. Il n'y a jamais de copulation après le dépôt d'une couvée. Par contre, les femelles visitent parfois le nid sans rien déposer.
L'incubation dure une cinquantaine de jours. A leur naissance, les poussins ont un duvet brun et des plumes des ailes déjà bien développées. A l'éclosion, ils pèsent environ 100 grammes. A l'âge de 50 jours, ils pèsent en moyenne 460 grammes. Plus de 80% des œufs éclosent, mais seuls 10% au maximum parviennent à l'âge subadulte.

Distribution

Les talégalles de Latham sont endémiques de l'Australie. Ils ont été introduits avec succès à Kangaroo et à Dunk Island. Par contre, leur tentative d'implantation dans l'île Nord de la Nouvelle-Zélande, s'est soldée par un échec mémorable. 2 sous-espèces sont officiellement reconnues :
A. l. purpureicollis - nord du Queensland.
A. l. lathami J. - centre et sud du Queensland, est des Nouvelles-Galles du Sud.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

D'après le Handbook des oiseaux du Monde, cette espèce n'est pas globalement menacée. La population mondiale semble stable aux alentours de 100 000 individus. Les principaux problèmes rencontrés sont l'éclaircissement des espaces forestiers, en particulier à l'ouest de la cordillère australienne et la chasse qui a provoqué son extinction temporaire dans certaines régions dans les décennies passées.
Les principaux prédateurs sont les renards, les chiens, les dingos et également les ninoxes puissantes (N. strenua).

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 24/02/2015 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net