Talève takahé

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Talève takahé

Talève takahé

Porphyrio mantelli

Ordre : Gruiformes

Famille : Rallidés  ;

Biométrie :

Taille : 63 cm
Envergure :
Poids : 3000

Longévité : 20 ans

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :

Distribution

Synonymes : Takahe (en), Takahe (it), Calamon Takahe (es), Takahe (al), Takahe (nl)

Talève takahé Identification :
Très grosse talève, massive avec un énorme bec rouge surmonté d'une plaque frontale de même couleur. Les pattes sont également rouges. La tête, le cou et tout le dessous sont d'un bleu-pourpre. Le dos et les rémiges sont vert-olive. Les sous-caudales sont blanches. La talève takahé est incapable de voler et possède des pattes très robustes. Les doigts sont terminés par des ongles acérés, mes genoux en savent quelque chose ! Les deux sexes sont similaires. Les jeunes ont d'abord un plumage brun-gris, puis ressemblent aux adultes, mais en plus ternes. Leur bec, aussi massif que celui des adultes est de couleur corne et la plaque frontale n'est pas développée.

Chant : La talève takahé n'a pas un vocabulaire très riche. Quand les Talève takahé membres d'un couple sont séparés ils lancent des cris de contact répétés que l'on peut retranscrire en 'cloup' légèrement montant. Le cri d'alarme est un 'boum' caverneux et portant loin.

Habitat : Endémique de Nouvelle-Zélande cette espèce est très menacée. L'habitat originel est constitué de forêts mais les seuls individus vraiment sauvages sont maintenant confinés dans les pelouses alpines et les zones buissonnantes subalpines, généralement au-dessus de 1000 m, même de 1500 m. Des restes subfossiles ont été trouvés à toutes les altitudes aussi bien dans l'île du nord que dans celle du sud. A l'heure actuelle, une petite population naturelle subsiste dans les montagnes du Fiordland (sud-ouest de l'île du sud). Elle ne comporte que quelques dizaines d'individus. D'autres oiseaux ont été relâchés sur quatre petites îles débarrassées des prédateurs terrestres qui s'y trouvaient (surtout des rats). Ils y fréquentent des pelouses ou des zones forestières plus ou moins dégradées pour ceux que Talève takahé nous avons observés sur Tiritiri Matangi.

Comportements : Les talèves takahé de Tiritiri Matangi sont très peu farouches, même pas assez pour certaines d'entre elles. Ainsi, un soir tard, alors que nous étions assis sur un banc, espérant entendre les cris d'un kiwi, l'une de ces énormes bêtes nous a sauté sur les genoux, laissant ses ongles traverser le pantalon et ce qui se trouvait dessous ! Les oiseaux vraiment sauvages, Talève takahé sont plus discrets et difficiles à observer. Quand un rapace est détecté, la talève takahé se met rapidement à couvert. Inquiétée par un prédateur terrestre, elle tend son corps à l'horizontale, bat des ailes et court très rapidement avant de se mettre à l'abri. Les talèves takahé vivent en couple et, si elles supportent les voisins en dehors de la saison de reproduction, elles défendent vivement leur territoire pendant. Toute talève takahé étrangère est immédiatement prise en chasse, ailes levées, plumes du cou ébouriffées. Talève takahé Les couples sont fidèles entre eux et à leur territoire.

Vol : Espèce incapable de voler.

Nidification : La saison de reproduction s'étend de début octobre à la fin de décembre. Le nid est une coupe épaisse et profonde faite de tiges d'herbes. Les deux sexes peuvent participer à la construction, mais seule la femelle le termine. La ponte varie de 1 à 3 oeufs (moyenne 1,7 pour 48 pontes) couvés pendant un mois par les deux parents. Il arrive même qu'un oiseau de l'année précédente participe à l'incubation et à l'élevage des jeunes. Ceux-ci sont nidifuges. Les parents les couvrent la nuit et lors des périodes de mauvais temps. La période de dépendance est très longue, environ 4 mois.

Régime : L'alimentation Talève takahé est essentiellement végétale. La base du régime est constituée des feuilles que l'on trouve à la base de certaines plantes du tussock comme les cypéracées (scirpes). En hiver les takahé consomment les rhizomes de certaines fougères. Elles peuvent aussi manger quelques insectes et même de petits vertébrés.

Protection / Menaces : La population sauvage ne compte guère plus de 150 individus et les effectifs sont très fluctuant, probablement à cause des conditions météorologiques très défavorables certains hivers. La Talève takahé est classée 'en danger' par BirdLife International. Quelques dizaines (environ 60) adultes vivent sur les quatre îles où ils ont été introduits mais ces populations ne se développent pas rapidement probablement car le milieu ne convient Talève takahé pas vraiment. Au milieu du 20e siècle, il y avait encore 300 individus dans le Fiordland, mais l'introduction du cerf d'Europe (Cervus elaphus) qui entre en concurrence avec la Takahé pour la nourriture, et celle de l'hermine qui s'attaque au poussin ont entraîné la perte de 50 % des effectifs en 60 ans. Des efforts importants sont faits pour augmenter la productivité des couples insulaires. Les oeufs infertiles sont enlevés pour provoquer des pontes de remplacement et ainsi augmenter le nombre de jeunes. Des échanges inter îles sont réalisés pour diminuer la consanguinité et de la nourriture supplémentaire et de meilleure qualité est distribuée. Ces efforts ont permis d'augmenter le taux de survie à 1 an qui est passé de 60 à 90 %. C'est à cet âge qu'ils sont relâchés pour renforcer la population sauvage.  

Autres liens :
Iucn
Birdlife


Fiche créée par : Georges Olioso


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