Tétras à queue fine

Tympanuchus phasianellus - Sharp-tailed Grouse

Systématique
  • Ordre
    :

    Galliformes

  • Famille
    :

    Phasianidés

  • Genre
    :

    Tympanuchus

  • Espèce
    :

    phasianellus

Descripteur

Linnaeus, 1758

Biométrie
  • Taille
    : 48 cm
  • Envergure
    : 51 cm.
  • Poids
    : 815 g
Distribution

Distribution

Description identification

Le coq est légèrement plus grand que la femelle. Il a une queue étroite et pointue. En plumage nuptial, il présente une légère crête sur le sommet de la tête et des caroncules jaune-orange au-dessus des iris sombres. Le cou possède deux poches violacées qu'il dilate pendant la parade afin de produire un bruit retentissant. Une ligne noire parcourt la face du bec jusqu'à l'oeil. Le tétras à queue fine affiche un dessus brun moucheté. La poitrine a des plumes blanches avec des bordures brunes qui produisent une impression de flêche à l'extrémité. Les flancs et l'abdomen sont plus claires avec de rares points sombres. Les rectrices centrales pointues ont des bordures noires. Les rectrices externes graduées sont blanches. Les tarses sont emplumés jusqu'aux orteils. La femelle est assez semblable au mâle. Le contraste au niveau de la face est moins net, les motifs de la gorge moins marqués. Malgré ces caractères, la discrimination des 2 sexes est difficilement réalisable.

Indications subspécifiques 7 Sous-espèces

  • Tympanuchus phasianellus caurus (Alaska. USA. , nw Canada)
  • Tympanuchus phasianellus kennicotti (c Northwest Territory. Canada.)
  • Tympanuchus phasianellus phasianellus (c Canada)
  • Tympanuchus phasianellus columbianus (British Columbia. Canada. to w Colorado (USA))
  • Tympanuchus phasianellus hueyi (New Mexico. USA.)
  • Tympanuchus phasianellus jamesi (nc Alberta. Canada. to nc USA)
  • Tympanuchus phasianellus campestris (c Canada to Wisconsin. USA.)

Noms étrangers

  • Sharp-tailed Grouse,
  • Gallo de las Praderas Rabudo,
  • Tetraz-de-rabo-fino,
  • Schweifhuhn,
  • hegyesfarkú fajd,
  • Stekelstaarthoen,
  • Pernice codaguzza,
  • Spetsstjärtad präriehöna,
  • Spisshalejerpe,
  • kupido ostrochvostý,
  • tetřívek ostroocasý,
  • Spidshalet Præriehøne,
  • suippopyrstökana,
  • gall de les praderies cuallarg,
  • preriokur bażanci,
  • smailastes rubenis,
  • Острохвостый тетерев,
  • ホソオライチョウ,
  • 尖尾松鸡,
  • 尖尾榛雞,

Voix chant et cris

Le tétras à queue fine produit une grande variété de cris. Quand la femelle est présente, le mâle émet un son qui ressemble étrangement au bruit d'un bouchon qui saute pour tenter de la séduire. Les mâles avoisinants peuvent produire un aboiement rauque qui peut s'entendre à une très longue distance. Une femelle apeurée émet un cri d'alarme très aigu.

Habitat

Il occupe une grande variété d'habitats qui comprend les steppes, les steppes arbustives, les savanes, les espaces verts peuplés de trembles, les zones boisées pourvues d'arbrisseaux ou de jeunes arbres. Cet habitat change selon les saisons : en été, le tétras à queue fine fréquente plutôt les prairies ouvertes, alors qu'en période hivernale, on le trouve dans les zones plus fermées, avec un couvert plus important. L'importance du couvert peut varier également selon les sous-espèces : Certaines (T. p. colombianus) apprécient particulièrement les paysages semi-désertiques, d'autres (T.p. campestris) accordent leur préférence aux régions qui possèdent une couverture forestière représentant jusqu'à 50% du territoire.
Le tétras à queue fine est endémique du continent nord-américain. Son aire de distribution s'étend du centre de l'Alaska et du Yukon, en direction de l'est jusqu'au Québec Occidental et en direction du sud jusqu'au grandes prairies de l'intérieur des Etats-Unis. Il est absent dans la partie plus luxuriante de la côte pacifique et dans les états de l'est des Etats-Unis.

Comportement traits de caractère

C'est une espèce très largement sédentaire, bien que les précipitations exceptionnelles de neige puissent la forcer à se déplacer en hiver pour rechercher des habitats plus couverts ou plus abrités. Cependant, la plupart du temps, ces oiseaux peuvent rester pendant de longues périodes, dans des terriers creusés dans la neige, preuve de leur adaptation au mauvais temps. Les mâles établissent des 'leks' en septembre-octobre, puis migrent éventuellement si les conditions climatiques deviennent trop défavorables. De retour sur leur territoire en avril-mai, ils s'installent dans des lieux ouverts occupant une situation proéminente. Pendant la parade, les mâles développent toute une série d'attitudes et de postures assez complexes : déploiement de la queue en éventail, exposition des sous-caudales claires, écartement des ailes, hochements de tête de haut en bas à la façon d'un automate, courses synchronisées avec des battements d'ailes bruyants, le tout accompagné par une vocalisation assez remarquable. Les mâles font leur appartion sur le lek 30 à 40 minutes avant le lever du soleil, s'y maintiennent entre 2 et 4 heures, puis s'absentent pour rechercher leur nourriture jusqu'à la moitié de l'après-midi. En fin d'après-midi, ils continuent leur quête ou reviennent sur les lieux de parade. Souvent confiant à l'égard des humains, le tétras à queue fine se montre, d'une façon plus générale, plus circonspect, jaillissant presque sous les pieds avec un battement d'ailes bruyant et prenant le large avec une grande rapidité.

Alimentation mode et régime

Les tétras à queue fine se nourrissent principalement de bourgeons et de chatons de bouleaux, de saules et de peupliers, en hiver, escladant les branches avec une agilité remarquable. Cependant, au printemps et en été, la recherche de nourriture s'effectue typiquement au sol. Le régime est constitué majoritairement d'une grande variété de végétaux, avec un très grand pourcentage de pissenlits et de renoncules des champs (boutons d'or). Quelques insectes, en particulier des sauterelles, sont également consommés. Les tétras à queue fine sont souvent assez remarquablement indifférents aux humains. C'est ainsi qu'ils ont pu s'adapter, au cours du XIXème siècle, à la colonisation des pionniers. Aujourd'hui encore, il n'est pas rare que ces oiseaux pénètrent dans les zones cultivées et dans les villes pour s'approvisionner s'ils sont en manque de ressources.

Reproduction nidification

Le mâle est polygame, formant des 'leks', territoires de parade et de rituels où il rentre en compétition avec des rivaux pour séduire des femelles. Ces dernières établissent leur nid au sol, généralement sous le couvert d'un arbuste ou d'un petit arbre. C'est une cavité grattée, souvent garnie de mousse, de matières végétales et de plumes. La période de nidification intervient d'avril à juin. La femelle dépose de 5 à 17 oeufs, plus couramment de 10 à 13. Ils sont de forme ovale, avec une teinte fauve lavée de rougeâtre ou de brun-chocolat. Ils sont parfois finement mouchetés. L'incubation, qui dure entre 21 et 24 jours, est assurée par la femelle seule.

Distribution

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 23/10/2005 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net