Tinamou de Darwin

Nothura darwinii - Darwin's Nothura

Systématique
  • Ordre
    :

    Tinamiformes

  • Famille
    :

    Tinamidés

  • Genre
    :

    Nothura

  • Espèce
    :

    darwinii

Descripteur

Gray, GR, 1867

Biométrie
  • Taille
    : 27 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 179 à 255 g
Distribution

Distribution

Description identification

Les tinamous de Darwin mesurent environ 26 centimètres de longueur, c'est à dire qu'ils sont légèrement plus petits que les tinamous boriquera. Ils ont un plumage assez semblable à celui du tinamou tacheté, bien qu'ils soient plus roux et possèdent des stries plus larges sur le dessous. Les parties supérieures sont brunes avec des stries chamois. Les moyennes et les petites couvertures contrastent avec le reste de l'aile et produisent des motifs ornementaux très différents.
Les parties inférieures sont striées de châtain. On peut apercevoir du noir sur la poitrine et les flancs sont barrés. Le capuchon est sombre avec des rayures chamois. La gorge est blanchâtre. Il n'y a pas de différence entre les sexes.
Les juvéniles ont une gorge plus pâle, parfois d'un blanc pur. La poitrine affiche des taches noires, différentes des stries noires des adultes.
Les différentes races se distinguent grâce à leur taille et à la coloration de leur plumage.

Indications subspécifiques 5 Sous-espèces

  • Nothura darwinii peruviana (s Peru)
  • Nothura darwinii agassizii (se Peru, w Bolivia)
  • Nothura darwinii boliviana (w Bolivia)
  • Nothura darwinii salvadorii (w Argentina)
  • Nothura darwinii darwinii (sc Argentina)

Noms étrangers

  • Darwin's Nothura,
  • Tinamú de Darwin,
  • Codorna-de-darwin,
  • Darwinsteißhuhn,
  • Darwins Nothura,
  • Tinamo di Darwin,
  • Darwins tinamo,
  • Darwintinamu,
  • inambu pustatinný,
  • tinama Darwinova,
  • Andesvagteltinamu,
  • darwinintinami,
  • tinamú de Darwin,
  • kusacz Darwina,
  • Нотура Дарвина,
  • ダ-ウィンシギダチョウ,
  • 达尔文拟(共鸟),
  • 達爾文擬(共鳥),

Voix chant et cris

Le chant est une rapide et incessante série de sifflements qui ont une tonalité de flûte. Pour les oiseaux qui vivent dans les savanes arborées ou dans les steppes, il sert probablement à garder le contact entre les différents individus. Cette stratégie est également utilisée par les gallinacés du genre Odontophorus et Colinus

Habitat

Les tinamous de Darwin occupent un habitat qui a une grande amplitude altitudinale, des plaines subtropicales jusqu'à environ 2 600 mètres. Dans certaines regions, on peut même les trouver localement jusqu'à 4 300 mètres. Dans la Puna, qui est une région du sud du Pérou, ils occupent de vastes plaines pourvues d'herbes en grappes. A cet endroit, on les trouve aussi dans les haies et les buissons de tola (lepidophyllum). Dans les vallées semi-arides ou tempérées des Andes, ces oiseaux fréquentent les prairies et les champs cultivés. Dans les régions basses subtropicales, les tinamous marquent aussi un net intérêt pour les savanes clairsemées et pour les steppes composées de broussailles.

Comportement traits de caractère

Chez les tinamous de Darwin, comme chez les nandous mais contrairement à la plupart des autres espèces d'oiseaux, c'est le mâle qui se charge des principales tâches de la nidification. Ils couvent les œufs qui proviennent parfois de plusieurs femelles et ils s'occupent du soin des oisillons et de leur nourrissage jusqu'à ce qu'ils soient capables de se débrouiller seuls.
Du coup, les femelles, libérées des tâches parentales, peuvent s'accoupler avec plusieurs mâles, ce qui procure une plus grande productivité dans les couvées.
Les timanous de Darwin sont considérés comme sédentaires.

Alimentation mode et régime

Les tinamous de Darwin sont moins frugivores que la plupart de leurs congénères. Leur menu est composé principalement de graines et d'insectes. Dans les prairies de montagne, ces oiseaux ont tendance à ingurgiter des graines provenant de plantes herbeuses tels que les Festuca. En plus, ils consomment des insectes.
Dans les vallées tempérées, les tinamous de Darwin fréquentent les champs de céréales, de maïs, d'avoine et de pois, généralement après les récoltes. Ils mangent également de graines d'herbe et de plantes sauvages. De temps à autre, ils ingurgitent des feuilles et des racines vertes. Les fourmis, les coléoptères et d'autres sortes d'invertébrés font également partie de la diète.

Reproduction nidification

Les tinamous de Darwin se reproduisent pendant le printemps et l'été australs. Les nids sont toujours installés sur le sol. Les oiseaux qui nichent dans les savanes arborées et dans les steppes nichent à l'intérieur d'un buisson bien touffu, alors que ceux qui ont un habitat forestier dissimulent plutôt l'édifice entre les racines maîtresses d'un grand arbre. La période de reproduction se déroule en novembre-décembre en Bolivie.
La ponte comprend 4 à 6 œufs de couleur brun-rouge lustré à violet grisâtre. Les poussins sont semblables à ceux du genre Nothoprocta, excepté le fait qu'ils sont moins abondamment tachetés.

Distribution

Les tinamous de Darwin sont originaires du centre-ouest et du sud du continent sud-américain. Leur aire de distribution commence dans l'extrême-sud du Pérou et se poursuit jusqu'au centre de la Patagonie, en Argentine. 5 sous-espèces sont officiellement reconnues :
N. d. peruviana (sud du Pérou, dans la vallée d'Urubamba et la région de Cuzco) - N. d. darwinii (steppes de la Patagonie, dans le sud-centre de l'Argentine) - N. d. agassizii (altiplano du sud-est du Pérou et de l'ouest de la Bolivie) - N. d. boliviana (montagne de l'ouest de la Bolivie, départements de Cochabamba, Chuquisoca, Potosi, Orura et Tanja) - N. d. salvadorii (ouest de l'Argentine).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

D'après le Handbook, cette espèce n'est pas globalement en danger. Elle est relativement répandue ou généralement commune, même dans les régions où la densité humaine est importante.
Actuellement, cet oiseau semble en expansion, sans doute à cause des transformations dans les méthodes de culture, ce qui leur convient parfaitement. La plupart des habitats naturels demeurent intacts, ce qui est un gage de prospérité. Au Pérou l'espèce est cependant plutôt rare.
D'après Birdlife, l'aire de distribution est supérieure à 1 million de kilomètres carrés. La population globale n'est pas quantifiée mais cet oiseau est classé comme de préoccupation mineure.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 03/11/2012 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net