Touraco à huppe splendide

Tauraco porphyreolophus - Purple-crested Turaco

Systématique
  • Ordre
    :

    Musophagiformes

  • Famille
    :

    Musophagidés

  • Genre
    :

    Tauraco

  • Espèce
    :

    porphyreolophus

Descripteur

Vigors, 1831

Biométrie
  • Taille
    : 46 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 218 à 328 g
Distribution

Distribution

Description identification

Chez les adultes, le front, le sourcil, les joues et les couvertures auriculaires sont vert-émeraude brillant. Le capuchon arrondi, la huppe et la nuque sont bleu-violet foncé et irrisé. Le bas des joues, le menton, la gorge et le cou affichent une simple couleur verte. Le haut du dos et la poitrine son également verts mais avec une nuance rosâtre. Le bas du dos et les couvertures alaires (excepté les petites couvertures) présentent une couleur bleu grisâtre. Le croupion est bleu-noir terne. Les couvertures sus-caudales, la queue et les vexilles internes des secondaires sont bleu-violet irisé avec un lavis verdâtre. Les rémiges primaires et les filets externes des secondaires forment une bande cramoisie avec des extrémités brun sombre.
Le ventre et les cuisses sont bleu ardoise pâle. Les iris bruns sont entourés d'une peau nue orbitale écarlate. Le bec est noir, les pattes et les pieds sont noirâtres. Les juvéniles sont semblables à leurs parents mais le rouge cramoisi des ailes est plus terne et moins développé. Chez la race chlorochlamys, le rose du dos et de la poitrine est absent, le rouge écarlate des orbites s'étend plus en avant. Le ventre et les cuisses sont gris verdâtre. Les secondaires et la queue ont des nuances moins verdâtres.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Tauraco porphyreolophus chlorochlamys (se Kenya to n Mozambigue and Malawi)
  • Tauraco porphyreolophus porphyreolophus (Zimbabwe and Mozambique to ne South Africa)

Noms étrangers

  • Purple-crested Turaco,
  • Turaco Crestimorado,
  • Turaco-de-crista-violeta,
  • Glanzhaubenturako,
  • lilasapkás turákó,
  • Purperkuiftoerako,
  • Turaco crestaviola,
  • Stålgrå turako,
  • Purpurkroneturako,
  • turako lesklohlavý,
  • turako lesklohlavý,
  • Violettoppet Turako,
  • violettiharjaturako,
  • Bloukuifloerie,
  • turac de cresta porpra,
  • turak rdzawy,
  • Фиолетовочубый турако,
  • ズグロエボシドリ,
  • 紫冠蕉鹃,
  • 紫冠蕉鵑,

Voix chant et cris

Les touracos à huppe splendide émettent des séries de 10 à 15 sons croassants "ko-ko-ko-ko" qui montent en hauteur et en puissance. Ceux-ci se transforment en séries d'une vingtaine de notes plus basses et plus grognantes "krr-krr-krr-krr". Les voisins se joignent aux cris et chantent parfois de concert.

Habitat

Les touracos à huppe splendide vivent généralement dans les forêts humides, dans les fourrés composés de plantes à feuilles permanentes et dans la végétation qui borde les cours d'eau. On les trouve également dans les forêts qui longent le littoral et dans les boisements de miombos (brachystegia). On peut aussi les observer dans les parcs à la périphérie des villes, dans les jardins et dans les plantations exotiques. Ces oiseaux vivent du niveau de la mer jusqu'à 1 850 mètres d'altitude.

Comportement traits de caractère

Les touracos à huppe splendide vivent en couple ou en petits groupes qui rassemblent 4 ou 5 oiseaux. Ils sont surtout arboricoles et se restaurent dans la canopée des arbres, ce qui ne les empêche pas de descendre à terre quand ils ont besoin de se baigner ou de se désaltérer. Ces oiseaux sont monogames et entretiennent les lieux conjugaux pendant toute l'année. Ils sont fortement territoriaux pendant la saison de nidification. La saison des pluies marque le début des parades, la plus importante de toutes consistant à déployer leurs ailes pour en dévoiler la belle bande rouge.
Les touracos à huppe splendide effectuent des déplacements très limités. La plupart du temps, ils consistent en des mouvements d'arbres en arbres pour trouver des nouvelles ressources. Il peut y avoir des mouvements de plus grande envergure à la saison des pluies, ces oiseaux s'éloignant alors des cours d'eau pour se rapprocher des zones boisées et des buissons épineux.

Alimentation mode et régime

Les touracos à huppe splendide sont frugivores. Leur menu favori est constitué de toutes sortes de figues, de fruits des syzygium, des jujubiers et d'une grande variété de petits arbres ou de fourrés. Ils semblent apprécier aussi les bourgeons des câpriers. En Afrique du Sud, ils viennent volontiers se restaurer aux mangeoires artificielles, pourvu qu'elles soient fournies en papayes, en goyaves, en mûres et en graines de maïs. Ces oiseaux consomment plus de 100 grammes de matières végétales par jour.

Reproduction nidification

Les touracos à huppe splendide nichent en janvier-mars en Tanzanie, en janvier au Malawi, en décembre en Zambie. Le dépôt des œufs a lieu d'octobre à janvier au Zimbabwe et de novembre à décembre en Afrique du Sud. Le nid est une sorte de plate-forme désordonnée construite avec des brindilles entremêlées entre 3 et 9 mètres au-dessus du sol. Il est bien dissimulé dans un arbre, enfoui au milieu de plantes grimpantes ou de plantes parasites telles que le houx. Il est souvent placé dans un fourré isolé ou à la lisière de la forêt.
La ponte contient 2 ou 3 œufs de forme arrondie et de couleur blanc brillant. Ceux-ci sont déposés à 1 ou 2 jours d'intervalle et couvés par les 2 parents pendant 22 ou 23 jours. A leur naissance, les poussins sont recouverts d'un épais duvet brun-gris. Ils sont couverts et réchauffés presque continuellement pendant la première semaine. Passé ce cap, le soin parental est moins attentif. Les deux parents nourrissent les oisillons en régurgitant, ils évacuent les matière fécales dès qu'elle apparaissent.
Les juvéniles deviennent actifs au bout de trois semaines, ils grimpent aux branches situées à proximité du nid et ils effectuent des tentatives maladroites pour prendre l'air. Leur envol définitif s'effectue quand ils atteignent l'âge de 38 jours.

Distribution

Les touracos à huppe splendide son originaires de l'Afrique Orientale au sud de la ligne de l'équateur, du sud du Kenya jusqu'au nord de l'Afrique du Sud . On reconnaît officiellement 2 sous-espèces : T. p. chlorochlamys (du sud-est du Kenya jusqu'au nord du Mozambique en passant par la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda, la Zambie et le Malawi) - T. p. porphyreolophus, la race nominale (Zimbabwe, Mozambique, sud et est du Transvaal, Natal).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

D'après le Handbbok des oiseaux du monde, cette espèce n'est pas globalement menacée. Bien qu'il soit local, cet oiseau sédentaire est très commun dans de nombreuses régions de son aire sud-africaine. Compte-tenu de la sévère dégradation de son habitat et d'un braconnage irraisonné en Tanzanie, la race chloroclamys est devenue presque menacée. En Afrique Orientale, elle ne subsiste plus qu'en populations isolées. Selon Birdlife, la superficie du territoire est supérieure à 2 millions de kilomètres carrés et l'espèce est classée comme de préoccupation mineure (LC).

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 21/09/2013 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net