Troglodyte de Caroline

Thryothorus ludovicianus - Carolina Wren

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Troglodytidés

  • Genre
    :

    Thryothorus

  • Espèce
    :

    ludovicianus

Descripteur

Latham, 1790

Biométrie
  • Taille
    : 14 cm
  • Envergure
    : 29 cm.
  • Poids
    : 18 à 22 g
Longévité

6 ans

Distribution

Distribution

Description de la famille

A une exception près, celle de notre Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes, les Troglodytidés sont endémiques du continent américain. Ce sont des passereaux insectivores de petite taille. Leur plumage, dans des tons de gris et de brun, est discret. Ils possèdent un bec long et fin, et souve... lire la suite

Description identification

Chez les adultes, le capuchon et le dos sont brun éclatant devenant plus châtain sur le croupion et les sus-caudales. Les épaules et les grandes couvertures sont également brunes avec une série de petites taches blanches qui tapissent les couvertures primaires. Les secondaires portent des barres sombres sur l'ensemble des filets. Les primaires ne sont barrées que sur les filets extérieurs mais ces marques sont plus sombres et plus visibles. Les rectrices sont brunes, moins châtain que le croupion. Elles sont recouvertes par une vingtaine de barres transversales sombres qui s'étalent à espace régulier sur l'ensemble de la queue. L'œil est surmonté par un évident sourcil blanchâtre qui se poursuit jusqu'aux épaules. Ce trait oculaire est bordé de noir au-dessus et en dessous. Les oreillons sont mouchetés de gris. Le menton et la gorge sont gris sans tache, virant au chamois sur la poitrine et au chamois éclatant sur les flancs et le bas du ventre. Le dessous des ailes est chamois grisâtre. L'iris est brun-rouge. La mandibule supérieure est couleur citron avec une tache claire à la base. La mandibule inférieure est citron pâle. Les pattes sont couleur chair.

Les juvéniles sont semblables aux adultes quoique légèrement plus pâles. Les couvertures alaires ont des terminaisons chamois. Les plumes de la zone anale sont ébouriffées. L'ensemble du plumage ne porte généralement pas de barres.

Indications subspécifiques 10 Sous-espèces

  • Thryothorus ludovicianus ludovicianus (se Canada and e USA)
  • Thryothorus ludovicianus miamensis (Florida. se USA.)
  • Thryothorus ludovicianus nesophilus (Dog I.. off nw Florida.)
  • Thryothorus ludovicianus burleighi (islands off the Mississippi coast. sc USA.)
  • Thryothorus ludovicianus lomitensis (Texas. sc USA. and n Tamaulipas (ne Mexico))
  • Thryothorus ludovicianus oberholseri (sw Texas. sc USA. and n Mexico)
  • Thryothorus ludovicianus berlandieri (e Coahuila, Nuevo León and sw Tamaulipas. nc and ne Mexico.)
  • Thryothorus ludovicianus tropicalis (e San Luis Potosí and s Tamaulipas. ec Mexico)
  • Thryothorus ludovicianus albinucha (se Mexico, n Belize and n Guatemala)
  • Thryothorus ludovicianus subfulvus (Guatemala and Nicaragua)

Noms étrangers

  • Carolina Wren,
  • Cucarachero de Carolina,
  • Corruíra-da-carolina,
  • Carolinazaunkönig,
  • karolinai ökörszem,
  • Carolinawinterkoning,
  • Scricciolo della Carolina,
  • Karolinagärdsmyg,
  • Karolinasmett,
  • oriešok karolínsky,
  • střízlík karolinský,
  • Carolinasmutte,
  • matkijapeukaloinen,
  • cargolet de la Carolina,
  • strzyżyk karoliński,
  • Karolīnas ceplītis,
  • Каролинский кустарниковый крапивник,
  • チャバラマユミソサザイ,
  • 卡罗苇鹪鹩,
  • 皇葦鷦鷯,

Voix chant et cris

Le chant est une série de sifflements puissants portant à longue distance et que les anglophones retranscrivent de la façon suivante : "tea-ketlle, tea-kettle". Contrairement aux autres membres du genre Thryothorus, chez les troglodytes de Caroline, les chants sont émis presque exclusivement par les mâles. Néanmoins, le couple effectue parfois quelques duos au cours desquels la participation de la femelle se résume à un simple trille bourdonnant qu'elle rajoute à la fin de la première phrase du chant du mâle. Le chant comprend parfois quelques imitations d'autres espèces, ce qui justifie son surnom local de "troglodyte moqueur" en Pennsylvanie. Il existe de nombreux cris monosyllabiques ou dissyllabiques : "Cheer", "chirt", "dit" ou "pi-zeet".

Habitat

C'est un généraliste qui s'adapte parfaitement bien à une grande variété d'habitats, y compris ceux qui sont considérablement modifiés par les activités humaines. Sur la plus grande partie de son aire de distribution, il fréquente les banlieues des villes. Toutefois, son habitat naturel est composé surtout de zones boisées : parcelles de chênes, zones mixtes de chênes et de de pins,de frênes et d'ormes, peuplements de noyers d'Amérique et étendues de peupliers. Le troglodyte de Caroline semble préférer les zones boisées humides de fond de vallée plutôt que les forêts sèches situées sur les hauteurs. Il est abondant à la lisière des fermes bien boisées, dans les banlieues des villes et dans les parcs. Les races burleighi et nesophilus fréquentent un habitat plus spécifique. On les trouve dans les parcelles de pins d'Elliott et dans les palmettos.

Comportement traits de caractère

On l'entend souvent plus qu'on ne le voit. Le troglodyte de Caroline recherche surtout sa nourriture à terre ou à une faible hauteur au-dessus du sol dans une accumulation de verdure ou un enchevêtrement de plantes grimpantes. Il peut également grimper à la base des troncs pour fouiller sous l'écorce. Il picore la litière et il retourne les feuilles pour dénicher les proies. Les plus grosses d'entre elles, telles que les orthoptères, sont démembrées grâce à une pression énergique du bec et consommées petit à petit. Le troglodyte de Caroline vole généralement bas et sur une courte distance. Sans même qu'il soit dérangé, cet oiseau peut disparaître du champ de vision d'un observateur et se réfugier rapidement sous le couvert épais. Le troglodyte de Caroline se repose dans toutes sortes de cavités qu'elles soient naturelles ou pas : boîtes de conserve, fissures dans les immeubles, nids abandonnés de frelons ou anciens nids d'écureuil etc....De nombreux oiseaux se reposent en commun. Le mâle qui fait sa cour à une femelle tourne autour d'elle en sautillant, en déployant sa queue et en chantant puissamment. Il peut également lui faire des offrandes rituelles de nourriture.

Alimentation mode et régime

Le troglodyte de Caroline se nourrit principalement d'invertébrés. Les insectes (coléoptères, hémiptères, sauterelles, orthoptères, araignées, fourmis, abeilles et guêpes) constituent le gros de son menu. Il consomme également des petits vertébrés tels que les lézards, les grenouilles arboricoles et parfois de petits serpents ; les matières végétales (pulpe de fruit, divers graines) constituent une infime minorité. Dans le nord de son aire de distribution, le troglodyte de Caroline s'approprie les mangeoires où il est particulièrement friant de graisses mais aussi de graines et de cacahuètes. Parfois, il cale des graines qui possèdent une enveloppe épaisse dans une fissure et il les martèle pour les ouvrir, un peu à la manière d'une sittelle.

Reproduction nidification

Le nid est une structure volumineuse en forme de dôme avec une entrée latérale. Il est construit avec de la végétation sèche, des herbes, des lanières d'écorce, du crin de cheval, divers types de débris qui sont disponibles, de la laine et de la peau provenant de la mue de serpents. Le mâle accomplit le plus gros du travail mais la femelle aide parfois à agencer les matériaux qu'il rapporte. Le nid est placé dans une cavité partielle ou complète, telle qu'un nichoir, un trou à l'entrée d'un bâtiment, une cavité naturelle d'arbre mais aussi des endroits aussi insolites qu'une boîte de conserve, une boîte à lettre ou la poche d'un vêtement qui pend dans une cabane. On le trouve également dans une cavité de berge en pente ou directement sur le sol. Il est habituellement installé entre 1 et 3 mètres au-dessus du sol, parfois plus haut, mais rarement au-delà de 10 mètres. Certains nids sont coiffés d'un toit de taille réduite. A chaque nouvelle nichée, le troglodyte de Caroline construit un nouveau nid. Toutefois, dans le cas de troisième nichée dans la saison, il se contente parfois de réaménager le premier nid en changeant simplement la garniture intérieure. Pendant la saison de reproduction, des nids "de substitution" sont parfois bâtis mais ils sont très rarement utilisés. La femelle pond normalement 3 à 6 oeufs (5 dans le Tennessee, 4 en Alabama). Ils sont de couleur blanche ou crème avec de petits points bruns ou brun rougeâte sur la partie la plus large. La femelle couve seule pendant 12 à 16 jours. Pendant tout le temps de l'incubation, elle est ravitaillée au nid par le mâle. Les jeunes sont nourris uniquement d'invertébrés par les 2 parents. L'envol s'effectue au bout de 12 à 14 jours. Près de 25% des nids sont affectés par le parasitisme des vachers à tête brune. Dans le sud des Etats-Unis, il y a 2 et parfois 3 couvées par saison. Au Tennessee, la nidification commence fin mars-début avril et s'achève approximativement au début d'août.

Distribution

Le troglodyte de Caroline est endémique de l'est des Etats-Unis et de l'extrême nord-est du Mexique. Son aire de distribution s'étend du sud de l'Ontario, du sud de l'état de New York, du Massachusetts à travers tout l'est de l'Amérique du Nord jusqu'en Floride. Sa limite occidentale se situe du sud de l'Iowa, de l'est du Nebraska de l'Oklahoma et de l'est du Texas jusqu'au nord du Mexique. 7 sous-espèces se répartissent sur ce territoire : T.L. ludovicianus, la race type (de l'Ontario, du Wisconsin et du Massachusetts en direction du sud là ou les autres races sont absentes) - T.L. berlandieri (nord-est du Mexique, Couhuila, Nuevo Leon) - T.L. lomitensis (sud du Texas et nord Tamaulipas) - T.L. miamensis (Floride) - T.L. burleighi (Cat Island, Ship Island et Horn Island, au sud des côtes du Mississippi) - T.L. nesophilus (Dog Island, au nord-ouest de la Floride) - T.L. tropicalis (nord-est du Mexique, Sud Tamaulipas, et Est San Luis Potosi).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Le troglodyte de Caroline possède un multitude de prédateurs aussi bien aériens (geais, rapaces et corbeaux) que terrestres (ratons laveurs, serpents, écureuils gris et renards ) qui s'en prennent aux oeufs et aux jeunes oisillons. De plus, le nid du troglodyte de Caroline est parfois parasité par le Vacher à tête brune. Cependant, en dépit de toutes ces menaces qui planent sur elle, cette espèce est prospère et largement répandue, et même dans certaines régions, son habitat se développe.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 10/03/2006 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net