Tyran quiquivi

Pitangus sulphuratus - Great Kiskadee

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Tyrannidés

  • Genre
    :

    Pitangus

  • Espèce
    :

    sulphuratus

Descripteur

Linnaeus, 1766

Biométrie
  • Taille
    : 24 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 52 à 68 g
Distribution

Distribution

Description identification

Les tyrans quiquivi ont un capuchon noir et une tache jaune semi-dissimulée sur le sommet du crâne. Les côtés de la tête sont noirs, formant une sorte de masque. Le long et large sourcil blanchâtre s'étend du front jusqu'à la nuque où il rejoint presque le blanc du cou. Les parties supérieures sont d'un brun-olive variable. Les couvertures sus-caudales sont infusées et bordées de roux-cannelle. Les ailes sont brunes avec plus ou moins d'olive et de gris. Les rémiges et les couvertures alaires ont des bases et des liserés roux-cannelle. Les rémiges ont également des pointes sombres. La queue varie du gris-brun au sombre avec des bordures cannelle plus ou moins évidentes sur les vexilles internes et externes.
Le menton, la gorge et les joues sont d'un blanc immaculé. Les parties inférieures sont jaune éclatant. Les iris sont foncés, le lourd et long bec est noir avec un peu de brun sur le bas de la mandibule inférieure. Les pattes sont noirâtres.
Les différentes races se distinguent entre elles par la taille et la variation des nuances dans le plumage. La race nominale est intermédiaire entre les races du nord et celles du sud, en ayant du brun légèrement plus sombre et un bec légèrement moins épais. La race texanus, vivant dans le sud des Etats-Unis, est de grande taille, elle a un plumage brun sombre et des liserés nettement roux sur les plumes des ailes. La race méridionale argentinus a une grande envergure, un bec puissant, un plumage brun pâle et des fines bordures rousses sur les primaires. Elle est assez semblable à la race bolivianus.

Indications subspécifiques 10 Sous-espèces

  • Pitangus sulphuratus texanus (s Texas. sc USA. to e Mexico)
  • Pitangus sulphuratus derbianus (w Mexico)
  • Pitangus sulphuratus guatimalensis (se Mexico to c Panama)
  • Pitangus sulphuratus rufipennis (n Colombia and n Venezuela)
  • Pitangus sulphuratus caucensis (w and s Colombia)
  • Pitangus sulphuratus trinitatis (e Colombia, s and e Venezuela and nw Brazil, Trinidad)
  • Pitangus sulphuratus sulphuratus (the Guianas and n, w, c Amazonian Brazil, se Colombia and e Ecuador to se Peru)
  • Pitangus sulphuratus maximiliani (n, e Bolivia and w, c Paraguay to e and s Brazil)
  • Pitangus sulphuratus bolivianus (c Bolivia)
  • Pitangus sulphuratus argentinus (e Paraguay, se Brazil and Uruguay to c Argentina)

Noms étrangers

  • Great Kiskadee,
  • Bienteveo Común,
  • Bem-te-vi,
  • Bentevi,
  • bentévi,
  • Grote Kiskadie,
  • Kiskadì maggiore,
  • Större kiskadi,
  • Storkiskadi,
  • postriežkar bentevi,
  • tyran bentevi,
  • Kiskadie,
  • naamioväijy,
  • tirà reial gros,
  • bentewi wielki,
  • lielais kiskadī,
  • Большая питанга,
  • キバラオオタイランチョウ,
  • 大食蝇霸鹟,
  • 大食蠅霸鶲,

Voix chant et cris

Tyran quiquivi
adulte

Les tyrans quiquivi sont très vocaux. Lorsqu'ils s'expriment, ils sont habituellement très bruyants. Le cri le plus courant est un "kis-ka-dee" avec une variation très importante dans le nombre de "dee" émis à la fin de la série. On peut aussi entendre un "k-reah" ou un "kih-kerr" puissant. A l'aube, ces oiseaux délivrent des suites rauques "kyah-k yeah zzk zzik ky ar" ou "beeeew-biew-prrrrr-beeeeew" qui sont répétés à de nombreuses reprises. A proximité du sud, les tyrans quiquivi émettent des notes plus douces et plus articulées. Pour dissuader et faire fuire les prédateurs, ils poussent des "eeeek" stridents.

Habitat

Les tyrans quiquivi fréquentent une grande variété d'habitats comprenant des quartiers où sont menées des activités industrielles et même des zones résidentielles. On les trouve aussi dans des zones cultivées semi-ouvertes, dans des prairies clairsemées et dans des pâtures où il y a des arbres et des buissons épars.
Les tyrans quiquivi ne dédaignent pas les parcelles secondaires et les lisières des forêts sèches. Ils visitent également les bordures des galeries d'arbres et les grandes clairières situées à l'intérieur de forêt inviolées. Ils aiment la proximité des points d'eau.
On les aperçoit principalement en-dessous de 1 600 mètres, mais ils peuvent grimper plus haut.

Comportement traits de caractère

Les tyrans quiquivi vivent généralement en solitaire ou en couples, on les trouve parfois en petits groupes familiaux. ils se perchent régulièrement sur des branches bien exposées, souvent à l'étage inférieur dans des endroits ouverts. Leur tactique la plus courante consiste à poursuivre des insectes dans les airs après être restés à l'affût sur un perchoir évident. Ils plongent également à terre. Les fruits sont recueillis après une séance de vol stationnaire devant le feuillage. Les poissons sont capturés après un plongeon, tout à fait à la manière des martins-pêcheurs.
Les mouvements ne sont pas bien connus, mais il semble que cet oiseau soit sédentaire dans une grande majorité de son aire de distribution. Néanmoins, pendant l'hiver austral dans le sud du Brésil, il y a des mouvements altitudinaux au cours desquels il quitte les régions les plus fraîches et les plus élevées pour trouver refuge dans des régions basses plus clémentes. Ces déplacements sont encore plus évidents en Argentine et, dans ce dernier pays, ils entraînent souvent des migrations de plusieurs centaines de kilomètres.

Alimentation mode et régime

Le régime est extrêmement variable. Il est composé d'insectes et de fruits, mais également de petits vertébrés. En effet, le menu comporte des petits oisillons, des poissons, des lézards, des serpents, des grenouilles, des têtards et parfois même des souris, de même que des vers de terre et des araignées.

Reproduction nidification

Au Mexique, la saison se déroule de février à juin et occasionnellement en octobre. En Colombie, dans la région de Santa Marta, les petits sont visibles en février et en avril-mai. La reproduction a lieu de mars à septembre au Venezuela. A Trinidad, les nids sont visibles à tous les mois de l'année excepté septembre. La saison bat son plein de février à mai En Argentine, le pays le plus méridional, le cycle de reproduction s'étend d'octobre à février. Il peut y avoir jusqu'à 3 nichées par saison.
Les partenaires paradent en dressant la crête, en agitant les ailes et en échangeant des vocalises. Le nid est bâti par les 2 parents. C'est une grosse structure volumineuse surmontée d'un dôme et équipée d'une entrée latérale. Elle est construite avec une grande variété de matériaux, des herbes qui sont différemment calibrées, des tiges, de la paille et des fines brindilles. D'autres ingrédients composites y sont intégrés comme de la mousse et du lichen, de la ficelle, des cordes, des bouts de plastique, du coton et du papier. Quelquefois, des nids entiers de petits oiseaux sont aussi incorporés. De longues bandes de végétation forment une sorte de rideau pendentif devant l'entrée.
En Argentine, la hauteur moyenne du nid est de 28 cm, le diamètre de l'entrée est environ 8 centimètres. Le nid est placé de façon évidente à une hauteur variable (de 1 à 15 mètres) dans de multiples types de sites tels que des branches d'arbre, des buissons, des cactus ou une structure artificielle (poteau téléphonique, toit d'un moulin à vent). Occasionnellement, il est installé dans une cavité ou parfois à proximité d'un nid d'hyménoptères (guêpe, abeille ou fourmi). Les tyrans quiquivi sont complètement tolérants des autres epèces qui nichent à proximité, ils acceptent volontiers le voisinage des tyrans du genre Myiozetetes. Mais ils sont très agressifs vis à vis de ceux qu'ils considèrent comme d'éventuels prédateurs.
La ponte comprend 3 ou 4 œufs (parfois 5 dans le sud de l'aire de distribution). Ceux-ci sont couvés par la femelle seule. L'incubation commence parfois avant même que le dôme ne soit achevé. Les jeunes restent au nid pendant 17 ou 18 jours, parfois 21. Le nid est parasité par le vacher luisant (Molothrus bonariensis).

Distribution

Les tyrans quiquivi sont originaires du continent américain, du sud des Etats-Unis jusqu'en Argentine. Ils occupent toute l'Amérique du Sud, excepté les Andes et la Patagonie. il ya officiellement 10 sous-espèces réparties de la façon suivante du nord au sud : P. s. texanus (extrême sud des Etats-Unis, sur le cours inférieur du Rio Grande et est du Mexique jusqu'à Vera Cruz) - P. s. derbianus (ouest du Mexique jusqu'à l'isthme de Téhuantépec) - P. s. guatimalis (sud-est du Mexique, Guatemala, Belize, El Salvador jusqu'au centre du Panama) - P. s. rufipennis (nord de la Colombie, nord et centre du Venezuela) - P. s. caucanensis (ouest et sud de la Colombie) - P. s. trinitatis (est de la Colombie, sud et est du Venezuela, nord-ouest du Brésil, Trinidad) - P. s. sulphuratus, la race nominale, (les Guyanes, le nord du Brésil jusqu'à l'Equateur et le sud-est du Pérou) - P. s. maximilani (est et sud du Brésil, nord de la Bolivie et Paraguay) - P. s. bolivianus (est de la Bolivie) -P. s. argentinus (Argentine jusqu'à Rio Negro et Uruguay).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

D'après le Handbook, cette espèce n'estpas globalement menacée. Elle est même commune à très commune, avec une population mondiale proche de 20 millions d'individus. Les tyrans quiquivi se sont apparemment développés à la fois en effectifs et en superficie du territoire.
Ils ont largement bénéficié de l'éclaircissement des forêts car les habitats ouverts leur conviennent mieux que les parcelles denses, ils ont également profité de l'irrigation des terres et des activités agricoles humaines. Leur absence des zones montagneuses andines reste un mystère.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 08/01/2014 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net