Macreuse de Sibérie

Melanitta stejnegeri - Stejneger's Scoter

Macreuse de Sibérie
adulte plum. nuptial
Systématique
  • Ordre
    :

    Ansériformes

  • Famille
    :

    Anatidés

  • Genre
    :

    Melanitta

  • Espèce
    :

    stejnegeri

Descripteur

Ridgway, 1887

Biométrie
  • Taille
    : cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : -
Distribution

Distribution

Description de la famille

Les Anatidés sont des oiseaux de taille moyenne à grande, occupant tous les continents, excepté l'Antarctique. La famille est forte de quelque 165 espèces. Ils sont très liés à l'eau, majoritairement aux eaux douces. Leurs pattes courtes sont palmées, ce qui constitue une adaptation à la n... lire la suite

Description identification

Macreuse de Sibérie
adulte plum. nuptial

La Macreuse de Sibérie est un grand canard plongeur de l'est du continent eurasiatique. L'ancien taxon "Macreuse brune" a récemment été scindé en 3 nouvelles espèces, la Macreuse brune d'Eurasie (ou plus simplement Macreuse brune), la Macreuse de Sibérie, qui nous intéresse ici, et qui occupe l'est du continent et la Macreuse à ailes blanches qui occupe le nord du continent nord-américain. La Macreuse de Sibérie est de ce fait devenue monotypique.
La Macreuse de Sibérie est très proche à tous points de vue de la Macreuse brune, à tel point que le taxon n'est pas encore reconnu par tous. Il l'est par l'IOC*, d'où sa prise en compte par oiseaux.net.
Je n'évoquerai que ce qui la différencie de la brune. Le mâle adulte nuptial a un bec encore plus "exotique". La mandibule supérieure est bicolore, rouge sur le culmen et les 3/4 du dessus, jaune-orange sur le quart restant. Une ligne noire, plus ou moins importante, marque la limite inférieure. L'onglet est orange foncé. Mais surtout, à la base du bec, le gonflement noir est nettement plus développé et surplombe les narines, comme une caroncule. On voit le jour par les narines jointives.
La femelle est très semblable à la Macreuse brune femelle. Même plumage brun sombre, mêmes zones pâles sur les côtés de la tête. Chez certaines, un léger gonflement est visible en amont des narines, qui autorise une identification.
Le juvénile est de type femelle mais plus pâle, avec les taches de la tête plus grandes et plus pâles.
*Voir biblio

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Stejneger's Scoter,
  • Negrón siberiano,
  • Kamtschatkasamtente,
  • Aziatische Grote Zee-eend,
  • Orco marino di Stejneger,
  • sibirisk knölsvärta,
  • turpan bielokrídly,
  • Asiatisk Fløjlsand,
  • uhla azjatycka,
  • Āzijas pīle,
  • 斑脸海番鸭,

Voix chant et cris

Probablement proche de celle de la Macreuse brune.

Habitat

La Macreuse de Sibérie se reproduit autour des petits plans d'eau douce de la forêt boréale et de la partie méridionale de la toundra arctique, au bord des eaux continentales bien à l'intérieur des terres.
La petite population isolée du Kazakhstan se reproduit au bord de plans d'eau d'altitude jusqu'à plus de 2 000 m.
Elle hiverne principalement en mer, généralement dans les eaux moins profondes et riches en faune des littoraux. Un petit nombre d'oiseaux hivernent occasionnellement sur les plans d'eau douce favorables. Les jeunes oiseaux resteront en mer à la fin de l'hiver et y passeront toute leur 2e année.

Vol

Macreuse de Sibérie
adulte plum. nuptial

La seule photo de vol disponible pour le moment nous montre un mâle adulte, avec la plage blanche bien visible à l'arrière de l'aile.

Alimentationmode et régime

La Macreuse de Sibérie se nourrit de la même façon que la brune, par plongée à l'aide des pattes palmées et des ailes. Elle capture ses proies du bec entre deux eaux mais surtout sur le fond ou même dans le substrat meuble. À la belle saison, elle échantillonne surtout parmi les insectes, les crustacés et les mollusques d'eau douce. En hiver, ce sont les mollusques marins qui jouent un grand rôle dans son alimentation, bivalves et gastéropodes. Sur les côtes du Japon, elle se nourrit principalement de crabes à des profondeurs de 30-40 m, ce qui en dit long sur ses performances de plongeuse.

Reproduction nidification

La saison de reproduction commence généralement fin mai ou en juin et les oiseaux quitteront les sites d'août à octobre. La monogamie est la règle ainsi que la ponte unique. Les couples défendent un petit territoire autour du nid, ce qui est un avantage quand les territoires sont contigus dans les endroits favorables. Cela autorise une bonne densité en couples nicheurs en bordure des plans d'eau. Ils sont souvent proches de colonies de laridés. Le nid est une dépression peu profonde garnie sommairement de matière végétale récupérée aux environs et cachée par la végétation. La ponte est de 6 à 9 œufs blanc roussâtre, pondus au rythme d'un toutes les 36 heures. La femelle les couve seule pendant une durée probablement proche de celle de la brune. Les poussins sont couverts d'un duvet brun foncé dessus, blanc dessous jusqu'au bas du cou. Les juvéniles volent à 50-55 jours.

Distribution

La Macreuse de Sibérie se reproduit dans le nord de la Russie, du bassin du Khatanga à la péninsule du Kamtchatka, au sud jusqu'à la Mongolie et localement dans le nord-est du Kazakhstan. Elle niche également sur l'île de Sakhaline.
Elle passe l'hiver en mer le long des côtes pacifiques du continent, Kamtchatka, sud de la Mer d'Okhotsk, péninsule coréenne et côte chinoise, et de ses îles, Îles du Commandeur, Îles Kouriles et archipel japonais.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Pour le moment, l'espèce n'est pas classée menacée, mais elle a été signalée en déclin dans plusieurs régions sans que ce soit précisément quantifié. Espèce à surveiller donc, mais les comptages en mer ne sont pas faciles à réaliser et à reproduire régulièrement.

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Macreuse de SibérieFiche créée le 24/12/2020 par
publiée le - modifiée le 29-12-2020
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