Alouette pispolette

Alaudala rufescens - Lesser Short-toed Lark

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Alaudidés

  • Genre
    :

    Alaudala

  • Espèce
    :

    rufescens

Descripteur

Vieillot, 1819

Biométrie
  • Taille
    : 14 cm
  • Envergure
    : 24 à 32 cm.
  • Poids
    : 17 à 22 g
Distribution

Distribution

Description identification

Cette alouette, similaire à l'alouette candrelle par la taille et par la silhouette, semble plus unie avec une poitrine nettement rayée. Habituellement, elle possède un bec un peu plus court et une tête un peu plus petite et plus arrondie. Pour la différenciation, l'ordonnance générale des tertiaires repliées est primordiale : chez l'alouette pispolette, elles descendent bien sur l'aile fermée, mais en dévoilant davantage le bout des primaires (au moins trois) alors que, chez l'Alouette calandrelle, les tertiaires masquent presque entièrement les primaires, ne laissant apparaître que l'extrémité d'une ou deux d'entre elles. Les couvertures alaires moyennes à centre sombre sont moins visibles que chez l'Alouette calandrelle. Les motifs ornementaux de la tête sont moins marqués : chez l'alouette pispolette, le sourcil est plus terne et diffus, le trait sombre en arrière de l'oeil est absent. Vus de face, les sourcils semblent se rejoindre étroitement au front alors qu'ils sont séparés chez l'Alouette calandrelle. Le capuchon présente une teinte plus uniforme avec le reste du dessus, ce qui atténue l'effet de 'bonnet' assez évident chez l'Alouette calandrelle. Les plumes crâniennes sont parfois hérissées en une sorte de huppe. Les nettes rayures de la poitrine forment une bande pectorale complète qui s'étend parfois aux flancs. En plumage frais, ces rayures sont moins évidentes en raison des larges liserés des plumes, cependant une bande pectorale diffuse demeure. En bien des aspects du plumage, l'alouette pispolette rappelle un Alouette des champs de toute petite taille. Toutefois, en vol, l'aspect général rappelle de façon assez flagrante l'Alouette calandrelle.
Chez l'alouette pispolette, les variations raciales sont tout aussi complexes que chez l'Alouette calandrelle, si bien que la teinte générale est pratiquement sans importance pour l'identification sur le terrain. Elle n'est vraiment utile que dans la péninsule ibérique où l'alouette pispolette est bien plus terne et grise que l'Alouette calandrelle locale. Les variations géographiques sont considérables, tant en ce qui concerne la coloration d'ensemble que l'intensité des marques. Neufs races sont officiellement reconnues dont voici les principales caractéristiques : 1) Race apetzii, vit dans la péninsule ibérique. Elle est grise ou brun-chamois, fortement striée. 2) Race type , uniquement sur Teneriffe, dans les îles Canaries, possède une livrée brun chaud avec de nettes rayures. 3) Race polatzeki, vit dans la Grande Canarie, Lanzarote et Fuerteventura, est sableuse et finement rayée. 4) Race minor, vit dans la plupart de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, jusqu'à l'ouest de l'Irak et le sud de la Turquie. Elle a un plumage sable-chamois, finement rayé. 5) Race nicolli, est restreinte au delta du Nil. Elle est remarquable par son plumage brun grisâtre nettement rayé. 6) Race pseudobaetica, vit à l'est de la Turquie, au nord-est de l'Irak et en Transcaucasie. Petite, plutôt brun grisâtre, elle est fortement striée. 7) Race heinei, vit dans le nord du Caucase et hiverne au Moyen-Orient, elle est brun grisâtre avec des rayures moyennement marquées. 8) Race aharonii, vit dans le centre de la Turquie. Assez grande, avec un bec plutôt fort, elle présente un plumage gris cendré très pâle avec de fines rayures. Peu reconnaissable en plumage frais, elle est plus caractéristique en plumage usé. 9) Race persica, vit dans l'est et le sud-est de l'Irak. Egalement grande à bec fort, elle affiche un plumage très pâle, sable jaunâtre avec de fines rayures.

Indications subspécifiques 9 Sous-espèces

  • Alaudala rufescens rufescens (Tenerife I.. wc Canary Is..)
  • Alaudala rufescens polatzeki (e Canary Is.)
  • Alaudala rufescens apetzii (e, s Iberian Pen.)
  • Alaudala rufescens minor (Morocco to nw Egypt, s Turkey to the Sinai Pen.and e Iraq)
  • Alaudala rufescens nicolli (Nile Delta. n Egypt.)
  • Alaudala rufescens pseudobaetica (e Turkey, Transcaucasia and n Iran)
  • Alaudala rufescens heinei (Ukraine to e Kazakhstan)
  • Alaudala rufescens aharonii (c Turkey)
  • Alaudala rufescens persica (e and s Iraq to s and sw Afghanistan)

Noms étrangers

  • Lesser Short-toed Lark,
  • Terrera Marismeña,
  • Calhandrinha-das-marismas,
  • Stummellerche,
  • csíkos szikipacsirta,
  • Kleine Kortteenleeuwerik,
  • Calandrina,
  • Dvärglärka,
  • Flekkdverglerke,
  • škovránka malá,
  • skřivánek menší,
  • Dværglærke,
  • pikkukiuru,
  • terrerola rogenca,
  • Stúflævirki,
  • skowrończyk mały,
  • mazais cīrulis,
  • mali škrjanček,
  • Серый жаворонок,
  • コヒバリ,
  • 小短趾百灵,
  • 小短趾百靈,

Voix chant et cris

Habitat

Localement commune, cette alouette niche dans les plaines dégagées et sur les pentes des collines arides ou semi-arides. Elle fréquente aussi les steppes sèches, les prairies salines, les semi-déserts pierreux et rocheux avec de larges oueds pourvus de végétation et les cultures sèches. Elle semble subsister dans des habitats plus pauvres, plus arides, plus salins, plus argileux ou plus graveleux que l'Alouette calandrelle avec qui elle partage une grande partie de son aire de distribution. En dehors de la saison de nidification, elle est moins dépendante des cultures que l'Alouette calandrelle.

Comportement traits de caractère

Elle est aussi grégaire que l'Alouette calandrelle. Au printemps, elle niche en colonies lâches et, en dehors de la saison de nidification, elle forme de grandes bandes. Toutefois, ses cris, son chant et son vol nuptial, moins élevé, sont différents, bien que les deux espèces puissent pousser des cris troublants par leur variété et leur originalité. En vol au cours duquel elle décrit de larges cercles sans les ondulations de l'Alouette calandrelle, l'alouette pispolette, pousse un 'tchirrip' ou un 'prrrit' moins sec, parfois redoublé. Son chant est composé de phrases plus longues, plus mélodieuses et variées, avec des pauses plus brèves, entrecoupées de cris et d'imitations.
Les populations d'Espagne, d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d'Asie Mineure et de Transcaucasie sont sédentaires ou sujettes à des mouvements de faible amplitude. Seule la race heinei, qui niche au nord du Caucase, de la mer d'Azov jusqu'au nord de la Caspienne, est réellement migratrice. Elle se dirige vers le sud et prend ses quartiers d'hiver au Moyen-Orient.

Alimentation mode et régime

L'alouette pispolette possède un régime mixte qui varie selon les saisons. En été, il est surtout composé d'insectes, alors qu'au printemps et automne il est complété par une grande variété de graines. En hiver, le menu est probablement assez largement végétarien.

Reproduction nidification

La saison de nidification est assez variable. Elle intervient de mars à avril aux îles Canaries, d'avril à juillet en Algérie et en Tunisie, en avril en Espagne et en août en Arabie Saoudite. Le nid est placé sur le sol, bien à l'abri sous une touffe d'herbe ou dans une cavité peu profonde. Il est garni de végétaux et sa construction en incombe à la femelle seule. Cette dernière y dépose deux oeufs de forme subélliptique, lisses et légèrement brillants, d'une couleur variable, soit blanchâtre, soit jaunâtre soit chamois, plus ou moins pointillé et taché de brun rougeâtre. La femelle couve seule.

Distribution

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 11/10/2006 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net