Busautour des sauterelles

Butastur rufipennis - Grasshopper Buzzard

Systématique
  • Ordre
    :

    Accipitriformes

  • Famille
    :

    Accipitridés

  • Genre
    :

    Butastur

  • Espèce
    :

    rufipennis

Descripteur

Sundevall, 1850

Biométrie
  • Taille
    : 44 cm
  • Envergure
    : 92 à 106 cm.
  • Poids
    : 300 à 408 g
Distribution

Distribution

Description identification

Bien qu'il soit presque toujours traité comme une espèce de la sous-famille des butéoninés (regroupant toutes les buses), ce rapace de taille moyenne possède un bec faible, une petite tête, des pattes relativement longues mais pourvues de petites griffes. Quand il est perché, ses longues ailes atteignent l'extrémité de la queue. Tous ces caractères, ajoutés à une attitude particulièrement indolente et paresseuse, lui donnent plutôt l'allure d'un milan. A tous les âges, les busautours des sauterelles se reconnaissent par leur silhouette mince et fuselée. Le mâle et la femelle sont identiques, bien que cette dernière soit 7% plus grande et environ 10% plus lourde. Les juvéniles ont un plumage assez proche mais différenciable.
Chez les adultes, le dessus est gris-brun, avec de fines stries sombres et des liserés roux sur le manteau et les épaules. Les parties inférieures varient du chamois au roux avec des stries foncées sur la poitrine. En plus de la tache rouge sur l'aile fermée, les caractères les plus remarquables sont la couleur plus brun sombre de la tête, la gorge plus crême pâle qui est encadrée par une moustache noirâtre et divisée en deux parties égales par une ligne verticale. Le bec et la cire sont majoritairement jaunes. Les iris et les pattes sont jaune pâle
Chez les juvéniles, le plumage est assez semblable mais plus clair. La tête striée est plus pâle et plus rousse, les moustaches sont moins nettes et le bec moins jaune. Les parties supérieures sont plus grises avec des liserés roux plus épais. La queue affiche une couleur uniforme avec une bande terminale sombre. La poitrine est plus unie, avec des stries plus fines et moins visibles. Les iris sont bruns, le bec est jaune nuancé de verdâtre.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Grasshopper Buzzard,
  • Busardo Langostero,
  • Bútio-gafanhoto,
  • Heuschreckenteesa,
  • sáskaölyv,
  • Sprinkhaanbuizerd,
  • Poiana grillaia,
  • Gräshoppsvråk,
  • Gresshoppevåk,
  • saryč africký,
  • jestřábec sarančí,
  • Græshoppevåge,
  • heinäsirkkahaukka,
  • aligot llagoster,
  • myszołap rdzawoskrzydły,
  • Саранчовый канюк,
  • アフリカサシバ,
  • 蝗鵟鹰,
  • 蝗鵟鷹,

Voix chant et cris

En dehors de la période de nidification, les busautours des sauterelles sont généralement assez silencieux. A contrario, dès que commence la saison des nids, ils ont tendance à devenir très bruyants. Leur cri principal est alors un "ki-ki-ki-ki-kee" puissant et bavard dont la dernière note est légèrement plus longue.

Habitat

Le busautour des sauterelles a un habitat très varié : on le trouve dans les buissons épineux de la zone aride et même dans les broussailles semi-désertiques. On peut également l'observer dans les prairies pourvues de buissons et dans les savanes arbustives. Il occupe volontiers les pâtures avec des bouquets d'arbres, les zones cultivées. Parfois, il s'installe à la lisière des forêts et à la bordure des marécages. Toutefois, ce rapace montre une nette préférence pour les zones ouvertes arides, il apprécie particulièrement les habitats ayant subi des incendies ou les zones récemment brûlées. En Afrique Occidentale où il est le plus courant, il entreprend de courtes migrations au début de la saison des pluies lorsque la couverture herbeuse devient trop importante. Le busautour des sauterelles vit du niveau de la mer jusqu'à 1200 mètres d'altitude.

Comportement traits de caractère

Les busautours vivent en couples pendant la période de reproduction. Le reste de l'année, ils sont assez grégaires, à la fois pendant la migration et durant la saison sèche. Ils vivent alors en rassemblements lâches pouvant compter de 50 à 100 individus. Ils sont même plus nombreux à proximité des feux de broussailles. Au cours des parades aériennes, ces oiseaux planent et effectuent des vols circulaires tout en produisant des cris bruyants. Ils accomplissent de nombreuses acrobaties , parmi lesquelles des plongeons vertigineux et spectaculaires, des glissades latérales et des culbutes. La qualité de ces manifestations est encore rehaussée par le fait que, parfois, les ailes rousses lancent quelques éclats. Les parades des busautours ne sont pas bien connues, de plus amples informations sont requises.
Les busautours ont un allure indolente, ils passent une grande partie de leur temps sur un de leurs 2 ou 3 perchoirs favoris. Ils apprécient particulièrement les branches nues et les poteaux de télégraphe sur lesquels ils adoptent soit une posture rectiligne soit une attitude accroupie et presque aplatie.
Les busautours des sauterelles sont des migrateurs intratropicaux subsahariens. Ils effectuent des courts déplacements liés à la saison sèche et à la chute des précipitations. Excepté en Afrique Orientale, ils restent bien au-dessus de l'équateur. Après la nidification qui a lieu pendant la saison des pluies, ces oiseaux errent en direction du sud. En Afrique Occidentale et Centrale, leur nouvelle aire forme une bande assez étroite, mais en Afrique Orientale, ils descendent plus au sud jusqu'en Ouganda et au nord de la Tanzanie. La distance des déplacements varie généralement de 500 à 750 kilomètres. Les migrations ont lieu pendant la période qui va d'octobre à février.

Alimentation mode et régime

Ce busautour africain consomme principalemant des insectes . Il ingurgite aussi des araignées et de mille-pattes. Dans certaines régions, il se nourrit de crabes, de quelques petits oiseaux, de mammifères et de reptiles, certains d'entre eux ayant été tués ou blessés dans des incendies ou des feux de broussailles. Dans la catégorie des arthropodes, il apprécie particulièrement les sauterelles, les locustes et les mantes religieuses, mais il capture également des termites ailés et des fourmis, des coléoptères ainsi que des phasmes. Le busautour des sauterelles capture la plupart de ses proies à terre. Généralement, il chasse à l'affût à partir d'un perchoir élevé de 3 à 8 mètres d'où il se laisse tomber sur le sol. Néanmoins, il chasse également en marchant, spécialement après les feux d'herbes ou quand les essaims terrestres sont très abondants. Occasionnellement, il chasse en poursuivant ses proies dans les airs. Il accompagne les bandes de hérons garde-bœufs (Bubulcus ibis) ou les troupeaux de grands mammifères herbivores, espérant attraper les insectes qui les fuient.

Reproduction nidification

On possède vraiment peu de renseignements. La saison de nidification semble se dérouler de mars à août. Le nid est une structure robuste et profonde construite principalement avec des morceaux de bois. Il a environ 35 centimètres de diamètre et 40 cm d'épaisseur. Contrairement au nid du Milan noir qui est assez similaire, l'intérieur est souvent garni avec des feuilles vertes. Il est parfois placé entre 10 et 12 mètres au-dessus du sol, mais la plupart du temps, on le trouve à une hauteur bien plus modeste dans un petit arbre. Le ponte comprend 1 ou 3 œufs dont la durée d'incubation est inconnue.

Distribution

Les busautours des sauterelles sont originaires d'Afrique Tropicale au sud du Sahara. Leur aire de nidification couvre une bande de 650 kilomètres de largeur partant de la Senégambie et de la Guinée jusqu'au nord de l'Ethiopie et le nord-ouest de la Somalie. D'ouest en est, les différents pays occupés sont les suivants : le sud du Mali, le Burkina Faso, le nord du Nigéria et le sud du Niger, le nord du Cameroun, le Tchad ainsi que le centre du Soudan.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

On ne possède aucun chiffre précis sur les densités. Cet oiseau est encore assez commun mais il est à présent bien moins courant au Kenya et dans le nord de la Tanzanie en dehors de la période de nidification, ce qui laisse à penser qu'il subit un déclin assez significatif dans l'est de son aire de nidification, c'est à dire au Soudan et en Ethiopie. En Afrique Occidentale, il est encore assez abondant et il est considéré comme le rapace le plus commun après le Milan noir. Au Sahel, il est sans doute très sensible au phénomène du surpâturage et à la sècheresse, cependant son comportement nomadique lui permet de tirer profit des changements locaux dans la disponibilité en proies. D'après Birdlife, la superficie de son territoire est proche des 8 millions de kilomètres carrés et l'espèce est considérée comme "de préoccupation mineure".

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 12/08/2011 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net