Cacatoès rosalbin

Eolophus roseicapilla - Galah

Systématique
  • Ordre
    :

    Psittaciformes

  • Famille
    :

    Cacatuidés

  • Genre
    :

    Eolophus

  • Espèce
    :

    roseicapilla

Descripteur

Vieillot, 1817

Biométrie
  • Taille
    : 36 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 270 à 350 g
Longévité

40 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Chez les adultes, le front, la huppe et le capuchon forment un ensemble rose pâle infiltré de blanc qui contraste légèrement avec l'arrière du cou plus sombre. La face, le cou et les parties inférieures sont rose foncé. Le bas des flancs, les cuisses et les couvertures sous-caudales sont gris clair. Les parties supérieures affichent une couleur gris-pigeon qui est légèrement plus pâle sur le croupion et les sus-caudales. Les tertiaires sont gris moyen et les rémiges gris sombre. Le dessus de la queue est gris pâle avec une pointe terminale plus foncée. Le dessous de la queue est uniformément brunâtre. Le bec est couleur corne. L'anneau orbital est rouge grisâtre. Les iris affichent une teinte brun foncé. Les pattes sont grises.
La femelle est semblable à son partenaire, hormis les iris qui sont rouges. Les juvéniles peuvent être distingués des adultes par leurs parties inférieures infiltrées de gris.
En plus de la race nominale, on a répertorié deux autres sous-espèces dont les différences ne sont guère marquées : E.r. albiceps se distingue par son cercle oculaire moins étendu, rose foncé ou pourpre terne. E.r. kuhli présente un plumage plus clair et une crête plus courte. Il est également plus petit.

Indications subspécifiques 3 Sous-espèces

  • Eolophus roseicapilla albiceps (ec and e to Tasmania)
  • Eolophus roseicapilla kuhli (n)
  • Eolophus roseicapilla roseicapilla (w and wc)

Noms étrangers

  • Galah,
  • Cacatúa Galah,
  • Cacatua-galah,
  • Rosakakadu,
  • rózsás kakadu,
  • Roze Kaketoe,
  • Galah,
  • Rosenkakadua,
  • Rosenkakadu,
  • kakadu ružový,
  • kakadu růžový,
  • Rosakakadu,
  • ruusukakadu,
  • cacatua galah,
  • kakadu różowa,
  • Розовый какаду,
  • モモイロインコ,
  • 粉红凤头鹦鹉,
  • 粉紅鳳頭鸚鵡,

Voix chant et cris

Le cacatoès rosalbin émet des cris très caractéristiques. Lorsqu'il est en vol ou perché au sommet d'un arbre, il lance un cri aigu et grinçant qui se prolonge et se termine par une brusque inflexion montante, un peu comme le bruit d'un bouchon de liège que l'on visse dans le goulot d'une bouteille. Quand il se restaure, le cacatoès rosalbin produit des faibles grognements. Son cri de contact est un "chill-chill" strident. Alarmé, il délivre des notes rudes et tranchantes.

Habitat

Dans le nord de son aire de distribution, le cacatoès rosalbin fréquente les forêts de montagne alors que, plus on va vers le sud, plus il a tendance à vivre dans les forêts tempérées de plaine. Pendant la saison estivale, il est plus répandu dans les zones boisées d'altitude, séjournant en priorité dans les petits ravins frais et ombragés, toujours à proximité d'un cours d'eau. En hiver, il s'installe volontiers dans des zones boisées plus arides à des altitudes plus modérées. A cette période de l'année, il visite également les parcs des zones urbaines et les jardins. Le cacatoès rosalbin est un oiseau des zones ouvertes, évitant presque toujours les forêts denses.

Comportement traits de caractère

Pendant la saison de nidification, les cacatoès rosalbins vivent en couples ou en petits groupes familiaux, mais le reste de l'année, ils se regroupent en bandes qui peuvent être assez nombreuses dans les lieux où les ressources alimentaires sont importantes. On peut ainsi parfois rencontrer des rassemblements de près de 1000 oiseaux dans certaines pâtures où ils recherchent leur nourriture. Ces groupes sont plurispécifiques et peuvent également contenir des Cacatoès corellas, laboureurs, de Baudin, des cacatoès de Leadbeatter, à huppe jaune ainsi que des perruches de Barnard. Ils possèdent des systèmes de sentinelles chargées de donner l'alarme en cas de danger. Les lieux de nourrissage sont distants de nombreux kilomètres des lieux de repos. Au crépuscule, les cacatoès se désaltèrent et accomplissent des vols acrobatiques avant de rejoindre le dortoir. Occasionnellement, ils peuvent être actifs et bruyants pendant la nuit.
Le vol : Le vol du cacatoès rosalbin ressemble à celui d'un hibou avec des battements d'ailes lents et puissants. C'est un voilier endurant, mais il préfère procéder par courtes étapes d'arbres en arbres quand il se déplace. Il parcourt parfois de longues distances et son atterrissage est précédé de longues spirales descendantes qui le rendent bien visible.

Alimentation mode et régime

Les cacatoès rosalbins sont omnivores. Néanmoins, ils consomment une grande variété de végétaux telles que les graines d'avoine ou de froment ou celles des nombreuses plantes herbeuses. En plus de cela, ils ingurgitent également des insectes et leurs larves, des baies, des bourgeons, des fleurs et des graines d'eucalyptus. Les cacatoès rosalbins se nourrissent presque exclusivement à terre. Ils possèdent de nombreuses façons de se désaltérer : soit ils avalent une grosse goulée en se tenant dans la boue qui borde la pièce d'eau, soit ils gobent l'eau en vol à la manière des hirondelles. Ils peuvent également choisir d'atterrir au beau milieu de la mare pour plonger leur bec dans l'eau.

Reproduction nidification

Dans le nord, la reproduction se déroule entre février et juin. Ailleurs, elle a lieu entre juillet et février, bien qu'elle ait tendance à être concentrée entre août et octobre. Pendant la parade, le mâle se pavane devant sa partenaire, effectue des révérences, agite la tête, dresse sa crête, produit de faibles notes et fait claquer son bec. Il peut également réaliser quelques prouesses acrobatiques. La plupart du temps, le nid est une cavité naturelle dans un eucalyptus, située entre 2 et 20 mètres au-dessus du sol. Le cacatoès rosalbin arrache l'écorce du tronc tout autour de l'orifice qui constitue l'entrée du nid. Cette pratique est parfois si excessive qu'elle provoquer la mort de l'arbre. Des façades de falaises peuvent également être utilisées comme site de nidification. En général, de nombreux couples nichent à proximité les uns des autres. Ces colonies peuvent émettre de fortes mauvaises odeurs. Les deux partenaires participent à l'élaboration du nid. Ils garnissent le fond de la cavité de brindilles qu'ils machouillent et jonchent le pied de l'arbre de détritus. Les couples s'apparient généralement pour la vie et sont fidèles aux mêmes sites de nidification pendant plusieurs années consécutives.

La ponte comprend 2 à 6 oeufs. La femelle dépose un œuf tous les un ou deux jours et l'incubation dure environ 25 jours. Les deux parents couvent à tour de rôle et apportent leur assistance aux oisillons. Ils alimentent leur progéniture toutes les 3 heures, entrechoquant leur bec pour régurgiter la nourriture. Les jeunes qui sont pourvus d'un duvet rosâtre séjournent au nid pendant 7 ou 8 semaines. Bien qu'il soient capables de voler vite dès leur départ du nid, leur taux de survie est peu important. Les premiers jours qui suivent l'envol, ils reviennent au nid pour y passer la nuit. Peu de temps après, ils forment de larges crèches au sein desquels les parents cherchent leurs propres rejetons pour les nourrir. Cette assistance alimentaire dure encore environ 7 semaines avant que les parents ne s'en aillent pour accomplir leur mue. A l'occasion, les cacatoès rosalbins déposent une seconde ponte dans la saison.

Distribution

Le cacatoès rosalbin est endémique d'Australie où il occupe la totalité du continent. Son bastion est constitué par le sud-est des Nouvelles-Galles du sud et l'est de l'état de Victoria. Ailleurs, il est moins abondant. Trois sous-espèces sont officiellement reconnues : E.r. roseicapilla, la race nominale (Australie Occidentale, au sud du Grand Désert de sable, et probablement dans le désert de Simpson, dans la partie méridionale du Territoire du Nord) - E.r. albiceps (Tasmanie ainsi que l'est et le sud-est de l'Australie, en direction du nord jusqu'au 20ème degré de latitude sud) - E.r. kuhli (nord de l'Australie, du district de Kimberley jusqu'à la péninsule du Cap York, dans le Queensland).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Bien qu'il ait une action bénéfique pour stopper la propagation de certaines mauvais herbes, le cacatoès rosalbin possède un potentiel de destruction encore plus considérable et il est considéré comme un parasite dans la majeure partie de l'Australie. Les cultures, en particulier les céréales, subissent de grosses pertes chaque année. Les cacatoès provoquent souvent la destruction des arbres dans lesquels ils nichent ou établissent leurs dortoirs. La population mondiale est estimée à plus de 5 millions d'individus et les effectifs sont en constante augmentation. Cette espèce remarquable n'est pas protégée dans toutes les régions et elle peut être abattue si elle provoque des pertes agricoles trop importantes.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 30/07/2009 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net