Calao de Gingi
Ocyceros birostris
Ordre : Bucérotiformes
Famille :
Biométrie :
Taille : 45 cm
Envergure :
Poids : 238-340 gr (M)
Statut de conservation IUCN :

EX EW CR EN VU NT LC NE
Distribution :
Synonymes : Cálao gris indio (es), Bucero grigio indiano (it), Keilschwanztoko (al), Wigstaarttok (nl), Indian Grey-Hornbill (en)
Identification :
Le calao de Gingi affiche des parties supérieures gris brunâtre clair, avec des nuances plus ou moins sombres sur les couvertures alaires. Un large sourcil blanchâtre surmonte l'oeil. Les couvertures auriculaires et les joues ont une teinte gris-noirâtre. Le dessous est gris du menton jusqu'à la poitrine puis il vire au blanc sur l'abdomen. La longue queue graduée présente une bande subterminale sombre et une pointe blanche. Le mâle a un bec noir et une casque étroit qui se termine par une pointe. La partie antérieure du bec et une grande partie de la mandibule inférieure sont jaune pâle. La peau orbitale grise encercle des iris brun-rouge. La femelle est plus petite. Le casque est plus réduit dans l'ensemble et sa pointe est moins proéminente.
Contrairement à son partenaire, elle n'a pas de bordure blanche sur les primaires. Son iris est plus brun. Les juvéniles ont un petit bec jaune pâle sans casque.
Habitat : Le calao de Gingi fréquente les zones boisées constituées d'arbres à feuilles caduques, les parcs et les forêts ouvertes d'épineux. Il apprécie particulièrement les zones agricoles recouvertes de figuiers épars et les jardins. Cet oiseau est présent sur presque tout le sous-continent indien, du nord-est du Pakistan, du sud Népal et du nord-ouest du Bangladesh jusqu'à la pointe méridionale de la péninsule. Néanmoins, il est absent des côtes est et sud-ouest de l'Inde.
Comportements : Le calao de Gingi est habituellement
sédentaire. Il procède pourtant à de petits mouvements locaux lorsqu'il recherche de nouvelles ressources et de nouveaux arbres fruitiers. A ce moment-là, il se regroupe occasionnellement en petites bandes pouvant compter jusqu'à trente oiseaux. En temps normal, le calao de Gingi trouve sa pitance en volant d'arbre en arbre. Parfois, il descend à terre et il sautille sur le plancher. Il lui arrive également de poursuivre les insectes dans les airs. Le calao de Gingi possède un cri rauque. Il se déplace d'un vol ondulant composé d'une alternance de battements d'ailes et de glissades.
Nidification : Peu de renseignements sont disponibles. Le calao de Gingi niche principalement en février ou de mai à juin, à la fin de la saison sèche. La reproduction peut être parfois coopérative avec quelques assistants du sexe masculin. Le nid est placé dans la cavité naturelle d'une arbre indigène ou exotique. Le fond de l'orifice est garni avec des morceaux d'écorce. La femelle obture généralement l'entrée avec ces propres excréments qu'elle mélange avec des pulpes de fruits mais il arrive également que le mâle apporte un peu de boue. La femelle dépose 2 à 5 oeufs de couleur blanc terne après une période d'attente qui dure de 7 à 10 jours. L'incubation dure au moins 21 jours. Pendant qu'elle est recluse dans la cavité, la femelle effectue simultanément la mue de ses rémiges et de ses rectrices. Toutefois, elle émerge du nid en cassant la cloison une semaine avant les jeunes. Ces derniers restent à l' intérieur pendant une période qui dure au minimum 45 jours après l'éclosion.
Régime : Les calaos de Gingi ont un régime majoritairement végétarien. Contrairement aux petits calaos africains du genre tockus auxquels ils sont souvent apparentés, ils consomment surtout des fruits et en particulier des figues. Toutefois, il leur arrive d'ingurgiter de nombreuses sortes d'insectes, des lézards, des souris et des jeunes oisillons. Très rarement, ils se nourrissent de pétales de fleurs. La partie animale de leur menu, qui est absolument essentielle pendant la période de reproduction et d'élevage des jeunes, représente tout de même plus de 40% du total.
Protection / Menaces : Aucune menace ne pèse sur l'espèce. Elle est répandue ou souvent commune dans différents types d'habitats. Elle semble parfaitement s'adapter à la présence et au développement humain. Dans certaines régions, le Calao de gingi entre en compétition avec le perruche à collier (Psittacula Krameri) pour les cavités d'arbres. quand il est dominant, il détruit le nid, jette la garniture hors de la cavité et mange les oisillons.
Autres liens :
Iucn
Birdlife
Fiche créée par : Daniel Le-Dantec
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Mis à jour le 23/07/2008 05:29:59 - © 1996-2008 Oiseaux.net
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