Circaète à poitrine noire

Circaetus pectoralis - Black-chested Snake Eagle

Systématique
  • Ordre
    :

    Accipitriformes

  • Famille
    :

    Accipitridés

  • Genre
    :

    Circaetus

  • Espèce
    :

    pectoralis

Descripteur

Smith, A, 1829

Biométrie
  • Taille
    : 71 cm
  • Envergure
    : 160 à 185 cm.
  • Poids
    : 1178 à 2260 g
Distribution

Distribution

Description identification

Le Circaète à poitrine noire adulte est remarquable et difficilement confondable. Les parties supérieures sont d'un brun très sombre, qui paraît presque noir à distance. Vu de près, on peut noter des liserés légèrement plus clairs aux tectrices qui rompent l'uniformité. Chez certains individus, l'aspect écailleux des couvertures est évident. La tête et la poitrine, de même couleur, contrastent fortement avec le reste des parties inférieures d'un blanc pur sans taches, y compris les couvertures sous-alaires. La gorge est souvent pâle. L'adulte en vol montre des rémiges et des rectrices barrées de façon évidente. L'iris est jaune-citron. Comme chez d'autres circaètes adultes, la cire et les pattes sont grises, gris bleuté pour la première, plutôt verdâtres pour les secondes. Les sexes sont identiques. La femelle est simplement un peu plus grande que le mâle.
L'adulte pourrait à la rigueur être confondu de loin avec un Aigle martial adulte qui, comme lui, présente une tête et une poitrine sombres contrastant avec les parties inférieures blanches. Mais ce dernier est plus grand et plus massif et a une allure différente. De plus, il a le dessous du corps blanc nettement tacheté de sombre et le dessous de ses ailes est entièrement sombre. Enfin ses tarses sont emplumés.
Le Circaète à poitrine noire juvénile est nettement différent de l'adulte au point qu'on peut avoir l'impression d'avoir à faire à une autre espèce. Son identification peut donc être problématique. Il est globalement beaucoup plus clair, en particulier au niveau de la tête. Le dessus du corps et les couvertures sus-alaires sont brun moyen et d'aspect écailleux tandis que les rémiges et les grandes couvertures sont brun sombre. La tête est roussâtre. Les parties inférieures, corps et sous-alaires, sont nettement roux-cannelle. Cette teinte peut apparaître uniforme ou alors se présenter sous forme de taches ou plages, en particulier sur la poitrine et les ailes. Le patron de la poitrine peut rappeler celui de l'adulte, mais en roux. La cire et les pattes sont fades, grisâtres ou gris verdâtre suivant la lumière ou l'individu. Il peut être confondu avec d'autres jeunes circaètes, mais c'est le seul dans l'aire occupée, à être aussi nettement roux. Le jeune Circaète brun est plus sombre et ne montre pas cette teinte chaude des parties inférieures. Le jeune Circaète de Beaudoin pourrait être une source de confusion, mais leurs aires de répartition ne se chevauchent pratiquement pas. Quant aux jeunes des deux circaètes "cendrés", cinerascens et fasciolatus, ils ont la tête et les parties inférieures blanchâtres. Et surtout, critères infaillibles, ils ont la cire et les pattes jaunes, comme les adultes.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Black-chested Snake Eagle,
  • Culebrera Pechinegra,
  • Águia-cobreira-de-peito-preto,
  • Schwarzbrustschlangenadler,
  • feketemellű kígyászölyv,
  • Zwartborstslangenarend,
  • Biancone pettonero,
  • Svartbröstad ormörn,
  • Svartbrystslangeørn,
  • hadiar bielobruchý,
  • orlík tmavoprsý,
  • Hvidbuget Slangeørn,
  • savannikäärmekotka,
  • Swartborsslangarend,
  • àguila serpera pitnegra,
  • gadożer białobrzuchy,
  • Черногрудый змееяд,
  • ムナグロチュウヒワシ,
  • 黑胸短趾雕,
  • 黑胸短趾鵰,

Voix chant et cris

Le Circaète à poitrine noire est un oiseau assez silencieux. Il ne communique que très rarement. Toutefois, On entend parfois un "kwo kwo kwo kweeeo". Il produit également un sifflement puissant de tonalité élevée quand il plane.

Habitat

Le Circaète à poitrine noire vit dans les contrées ouvertes, les savanes arborées, les étendues recouvertes de petits arbustes rabougris, ainsi que les semi-déserts. Ce rapace évite les zones montagneuses et les forêts épaisses. En Afrique du Sud, de toutes les variétés d'habitats qui parsèment son territoire, le Circaète à poitrine noire marque une certaine préférence pour les parcelles de miombos (Brachystegia) et pour celles de mopanes qui sont connues pour être riches en chenilles. Les zones les moins fréquentées sont les semi-déserts connus sous le nom de karoo. Entre ces deux extrêmes, le circaète accepte et occupe volontiers toute une variété d'habitats semi-boisés qui lui sont utiles et nécessaires pour la chasse et la nidification.

Comportement traits de caractère

Le Circaète à poitrine noire est généralement solitaire. Mais il arrive en dehors de la période de reproduction que des individus se regroupent pour la nuit en dortoirs pouvant rassembler jusqu'à 200 oiseaux qui se dispersent le jour pour chasser individuellement. Ce phénomène n'est pas habituel chez le genre Circaetus. Il s'associe aussi volontiers avec le Circaète brun et les deux espèces peuvent percher ensemble sur le même pylône ou sur des pylônes voisins. Le Circaète à poitrine noire est facilement observable car il se tient souvent bien en évidence sur un perchoir élevé comme un arbre sec ou un poteau électrique, même en bord de route. On peut aussi l'apercevoir cerclant tranquillement au dessus de la savane.

Le Circaète à poitrine noire pratique l'affût depuis un perchoir ou alors repère ses proies en vol à faible hauteur. Il pratique aussi le vol stationnaire, ce qui est une stratégie fréquente dans ce genre.

Le Circaète à poitrine noire est un migrateur partiel. Au Transvaal, il n'est présent sur le highveld que pendant la saison hivernale. Au Zimbabwe, il afflue dans les dortoirs communs durant la saison sèche. Les circaètes ne sont pas très fidèles à leurs sites de nidification. Ils nichent à certains endroits une année et souvent ils n'y reviennent pas l'année suivante. Ces mouvements sont complètement inexplicables et imprévisibles.

Alimentation mode et régime

Bien que son régime soit composé principalement, comme pour tous les autres circaètes, de serpents et de lézards, il montre un plus grand éclectisme que ses congénères quant à son spectre alimentaire, consommant également de petits mammifères (en particulier des rongeurs), des amphibiens et toutes sortes d'arthropodes. Il lui arrive même de chasser des chauves-souris et des oiseaux.

Reproduction nidification

Le nid est une petite structure constituée de branchages. Il est généralement bien dissimulé, souvent dans une touffe de plantes épiphytes sur un arbre de petite taille. La ponte ne comprend habituellement qu'un seul œuf blanc et sans tache. La femelle couve seule et son partenaire la ravitaille en proies pendant toute cette période. La durée d'incubation est de 52 jours. Les jeunes ne prennent leur envol qu'à l'âge de 3 mois. En Zambie, la saison de nidification s'étale de février à septembre. Sur 38 nids découverts, 23 (soit 60%) étaient actifs pendant la période avril-juin. Au Zimbabwe, la ponte a lieu de juin à septembre. En Afrique du Sud, la reproduction se déroule pratiquement tous les mois de l'année, mais l'activité la plus intense intervient pendant la saison sèche, c'est à dire à partir du mois d'août et jusqu'en novembre. Très au nord, en Somalie, on a découvert un nid en décembre.

Distribution

L'aire de distribution du Circaète à poitrine noire couvre l'est et le sud de l'Afrique. On le trouve à l'est dans tous les pays qui bordent l'océan Indien, à l'ouest sur la façade atlantique au sud du Congo et au centre du continent à partir du sud de la République démocratique du Congo. Malgré l'étendue de son territoire, l'espèce est monotypique. Elle est très erratique en dehors de la période de reproduction et n'apparaît dans le sud de l'Afrique du Sud qu'à ce moment. Elle peut par ailleurs être considérée comme migratrice intra-africaine.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Le Circaète à poitrine noire n'est pas en danger car il possède un très vaste territoire. Sa répartition est très inégale mais il n'est commun nulle part. Dans certaines régions, il est pris à parti par les agriculteurs et les éleveurs car il est confondu avec l'Aigle martial qui, lui, a une mauvaise réputation justifiée.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 09/07/2010 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net