Coq de Sonnerat

Gallus sonneratii - Grey Junglefowl

Systématique
  • Ordre
    :

    Galliformes

  • Famille
    :

    Phasianidés

  • Genre
    :

    Gallus

  • Espèce
    :

    sonneratii

Descripteur

Temminck, 1813

Biométrie
  • Taille
    : 80 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 705 à 1136 g
Distribution

Distribution

Description identification

Le coq de Sonnerat est surtout connu pour la structure de son plumage qui diffère nettement de celle des autres gallinacés. En plumage nuptial, le rachis des plumes du camail (ainsi qu'une partie du dos et des couvertures des ailes) est aplati et brillant. Il s'élargit à mi-longueur et à son extrémité, formant des plaques brillantes qui ressemblent à des paillettes dont le plumage serait constellé. Il n'y a pas de lancettes sur les reins. Il existe une phase d'éclipse très nette durant laquelle le camail est composé de courtes plumes noires et les faucilles absentes. La crête est simple et rouge, les dentelures nombreuses mais très courtes. Les joues sont nues et rouges comme les oreillons et les deux barbillons. Les plumes de la poitrine sont noires avec rachis blanc et fine bordure claire. C'est l'inverse chez la poule : plumes de poitrine blanches avec bordure foncée.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Grey Junglefowl,
  • Gallo Gris,
  • Galo-cinzento,
  • Sonnerathuhn,
  • szürke dzsungeltyúk,
  • Sonnerathoen,
  • Gallo grigio,
  • Grå bankivahöna,
  • Brokadehane,
  • kura čiarkovaná,
  • kur Sonneratův,
  • Grå Junglehøne,
  • harmaaviidakkokana,
  • gall gris,
  • kur siwy,
  • Серая джунглевая курица,
  • ハイイロヤケイ,
  • 灰原鸡,
  • 灰原雞,

Voix chant et cris

Habitat

Endémique du sud et de l'ouest de l'Inde, la coq de Sonnerat semble s'adapter à une multiplicité d'environnements, des forêts secondaires sèches d'arbres à feuilles caduques jusqu'aux peuplements humides d'arbres à feuilles persistantes. Toutefois, il est surtout commun dans les jungles mixtes de bambous, à la lisière des villages, à proximité des champs cultivés, dans les friches abandonnées et les plantations négligées. Cette espèce fréquente les paysages de collines basses interrompues mais également les zones montagneuses jusqu'à 2 400 mètres d'altitude. Au sud de l'Inde, on peut le trouver à proximité du littoral . Au nord, son aire jouxte directement celle du Coq bankiva qui partage sensiblement le même habitat, avec la réserve toutefois que celui de Sonnerat est plus ouvert et légèrement plus rocheux. Le plumage plus gris des mâles semble d'ailleurs en parfaite harmonie avec l'arrière-plan rocailleux. Quand ils sont dans la végétation, les coqs de Sonnerat semblent préférer les zones couvertes de broussailles, de petits arbres et d'euphorbias disséminés dans des clairières herbeuses.

Comportement traits de caractère

Comme de nombreux faisans des régions tropicales, le coq de Sonnerat recherche sa nourriture uniquement le matin et le soir. Aux heures les plus chaudes, il se repose à l'intérieur des forêts. Cependant, au cours des journées nuageuses, il peut déployer son activité durant tout le jour. Cet oiseau n'est pas très grégaire, il se nourrit seul, en couple ou en petites unités familiales ne dépassant pas les cinq individus. Il se perche également en solitaire, bien qu'on puisse trouver d'autres oiseaux à vue, sur les branches avoisinantes. Les coqs de Sonnerat fréquentent des aires analogues à certains granivores comme les francolins, les outardes et les cailles mais ce ne sont pas de réels compétiteurs. Ils cohabitent également avec des akalats (famille des timaliidés) et la collaboration qui s'établit est profitable aux deux espèces. Les akalats consomment les insectes dérangés par les coqs alors que ces derniers profitent de la présence sur le terrain des akalats qui leur servent de sentinelles en cas de danger. Les coqs de Sonnerats doivent en effet être vigilants contre les attaques de l'Aigle montagnard (Spizaetus nipalensis) qui est son principal prédateur.

Alimentation mode et régime

Le régime du coq de Sonnerat est assez diversifié et comprend des graines cultivées, des jeunes pousses d'herbe et de moisson, des tubercules, des baies, des figues que le vent a fait tomber à terre, des graines de bambous et des strobilantes, ces dernières plantes étant particulièrement appréciées par les oiseaux. La partie animale du menu comprend des insectes, plus particulièrement des sauterelles et des termites, ainsi que des petits reptiles. Après que les champs aient été brûlés, la plupart des coqs apprécient particulièrement les tendres et juteuses repousses d'herbes qui grandissent. Lorsqu'ils recherchent leur nourriture, les coqs de Sonnerat s'aventurent souvent assez loin du couvert, mais, à la première indication de danger, ils se précipitent en courant sous d'épaisses broussailles. Toutefois, s'ils sont surpris en paysage découvert, ils prennent leur envol plutôt que de courir, ce qui est le moyen le plus efficace pour rejoindre rapidement un abri. Les coqs fréquentent les mêmes aires de nourrissage et la durée qu'ils y consacrent chaque jour est sensiblement toujours la même.

Reproduction nidification

Dès qu'il a atteint la maturité sexuelle, au bout de la deuxième année, le jeune mâle se met généralement en ménage avec une poule pour la saison entière. Il peut cependant arriver que, dans certaines circonstances, il féconde plus d'une poule dans l'année. Comme la plupart des coqs sauvages, le Sonnerat adopte un comportement territorial. La saison des chants paraît être plus longue que la véritable période de reproduction, d'octobre ou de novembre jusqu'à mai. Les oiseaux se perchent dans les arbres et émettent leurs manifestations vocales bruyantes au petit matin, mais également pendant la nuit lorsqu'il y a des périodes de lune. La superficie des territoires n'a pas été déterminée pour cette espèce.
La saison de reproduction est particulièrement longue et coïncide avec la période au cours de laquelle le coq affiche son plumage nuptial. La période de très grande activité se déroule pendant les mois de février à mai, mais, compte tenu de la grande superficie de l'aire de nidification, on peut assister à des variations saisonnières assez importantes. La nidification peut commencer en octobre dans certaines régions et s'achever en juillet, voire en août à Travancore, dans le Kérala, à l'extrême sud de l'Inde. Les nids sont installés dans de petites dépressions à l'ombre d'un buisson, d'un massif de bambou, assez rarement en hauteur dans un arbre mort ou une souche. La femelle pond entre 3 et 5 œufs. Exceptionnellement, certains nids peuvent contenir jusqu'à 7 œufs, on suppose que ce résultat correspond à la conjugaison des efforts de deux poules. Les femelles couvent seules pendant 20 ou 21 jours. Mais dès que les œufs ont éclos, le mâle effectue son retour auprès de la nichée et prend une part active dans le nourrissage des jeunes. Ce comportement ne fait que renforcer l'argumentation de ceux qui pensent qu'il développe un mode de reproduction basé sur la monogamie.
Les poussins sont très précoces et capables de voler peu de temps après l'éclosion. Mais avant de parvenir à ce stade, ils poursuivent leur apprentissage en escaladant les buissons, en bondissant et battant des ailes sur de courtes distance avant de tomber sur le sol. Pendant cette période, le comportement de la poule et de ses petits n'est pas très éloigné de celui des volailles domestiques Les jeunes restent avec leur parents jusqu'à ce qu'ils aient atteint leur plumage adulte et parfois plus. Les coqs de première année sont infertiles. Ils n'acquièrent la totalité de leur plumage adulte qu'au bout de la deuxième année.

Distribution

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 04/09/2005 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net