Crécerelle des rochers

Falco rupicolus - Rock Kestrel

Systématique
  • Ordre
    :

    Falconiformes

  • Famille
    :

    Falconidés

  • Genre
    :

    Falco

  • Espèce
    :

    rupicolus

Descripteur

Daudin, 1800

Biométrie
  • Taille
    : 33 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 136 à 314 g
Distribution

Distribution

Description de la famille

Les Falconidés sont une famille de rapaces diurnes de taille petite à moyenne, comportant les caracaras et les faucons. Falco vient du latin "falx" qui désigne la faux. Il fait référence aux ailes falciformes des faucons, longues, étroites et pointues. Les Falconiformes ont été séparés sys... lire la suite

Description identification

Les crécerelles des rochers ont une apparence assez semblable à celle des crécerelles communs d'Europe. Ils paraissent cependant plus sombres et leur plumage présente une teinte plus rousse avec des marques moins nombreuses. En vol, ils présentent des ailes courtes aux bouts arrondis et une queue relativement allongée. Le mâle possède une tête grise légèrement striée de noir. Ses couvertures alaires et son dos sont roux éclatant contrastant avec le croupion gris pâle. La gorge est entièrement crème, la région malaire porte des stries sombres. Les parties inférieures sont blanches ou chamoisées avec des marques noires plus abondantes sur les flancs mais le ventre est uni. Le dessous des ailes est plus clair. Les primaires sont brun sombre dessus, blanches dessous avec des barres gris foncé sur les bordures internes. Les secondaires sont rousses avec d'étroites barres sombres. La queue est grise avec une large bande subterminale noire et une légère pointe blanche. En Afrique du Sud, cette dernière ne porte pas de barres ou alors elle est simplement marquée par d'imperceptibles traits noirs sur les rectrices externes.

Chez les crécerelles des rochers, le dimorphisme sexuel est très faiblement marqué. Toutefois, à bien y regarder, les femelles sont plus brunes, affichent plus de stries ou de barres sur le dessus. Elles n'ont pas une tête "bleuâtre" comme les mâles. La leur est résolument brune avec des stries noires ou grises. Leurs parties inférieures sont visiblement plus tachées. Leur queue grise porte de nombreuses bandes régulières sombres.

Ce rapace de petite taille montre des formes d'évolution dans son plumage. En premier lieu, les mâles n'obtiennent leur livrée adulte qu'entre 2 et 3 ans. Les marques qui la recouvrent varient considérablement en fonction de l'âge. Les vieilles femelles perdent leurs barres sur la queue et les parties supérieures et peuvent ainsi être confondues avec leur partenaire. Les jeunes oiseaux ont un capuchon roux et un dos fortement barré comme les femelles.

Bien qu'assez facilement identifiable, le crécerelle des rochers peut être parfois confondu avec le faucon crécerelette (Falcon naumanni) et surtout le crécerelle aux yeux blancs (Falco rupicoloides).

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Rock Kestrel,
  • Cernícalo Africano,
  • Peneireiro-vulgar,
  • *Turmfalke,
  • Torenvalk,
  • Gheppio minore africano,
  • Klippfalk,
  • sokol savanový,
  • pustułka skalna,
  • 岩隼,
  • 岩隼,

Voix chant et cris

Crécerelle des rochers
♂ adulte

Le crécerelle des rochers n'est pas une espèce très communicative. Son cri d'alarme est un "Kir-r-r-re". Par ailleurs on peut également entendre un "klee-klee" plaintif et un "kekking" strident. Ces cris ne sont guère différents de ceux de crécerelles communs ou même des crécerellettes (Falco naumanni).

Habitat

Les crécerelles des rochers peuvent être présents dans une grande variété d'habitats, excepté les forêts denses et les étendues planes sans arbres. On peut les observer dans toutes sortes de paysages arides à semi-humides diversement touchés par les précipitations. Néanmoins, en période de nidification, ils préfèrent les régions vallonnées, les collines et les montagnes car ils ont besoin de falaises ou d'endroits rocheux pour se reproduire. Pour des raisons assez similaires, ils pénètrent parfois dans les zones urbaines où ils trouvent des sites favorables pour leur activité. Le reste de l'année, les crécerelles des rochers fréquentent différents lieux ouverts avec une végétation courte et clairsemée qui est propice à leur mode de prédation.

Comportement traits de caractère

Les crécerelles des rochers vivent principalement en couples. Ils sont très facilement observables car, en dehors de la période de reproduction, ils se tiennent souvent immobiles, bien en évidence sur des poteaux, des fils téléphoniques ou tout autre point culminant qui leur permet de chasser des proies. Pendant la nidification, ils sont plus discrets car ils restent à proximité du nid. En général, ce sont d'ailleurs des oiseaux locaux qui ne s'aventurent jamais très loin de leur repaire. Les crécerelles des rochers développent différentes méthodes de chasse : soit ils se tiennent à l'affût sur un perchoir et ils plongent à terre dès qu'ils ont repéré une victime, soit ils pratiquent le vol stationnaire scrutant avec attention le sol avant de se laisser tomber en parachute. Ces rapaces sont de loin ceux qui pratiquent le plus souvent le vol du saint esprit. Seuls les élanions blancs (Elanus caerulus) sont capables de rivaliser dans ce domaine.

Comme cela a déjà été dit, les crécerelles des rochers bougent peu. Dans certaines régions, ils paraissent plus nombreux pendant la période hivernale. Cela s'explique vraisemblablement par le fait qu'à cette époque de l'année, leurs activités sont plus visibles alors qu'elles sont sous-évaluées au printemps à cause de leur grande discrétion. Néanmoins, en Afrique du Sud, on assiste à quelques mouvements : la reproduction est concentrée principalement dans la partie sud-ouest de l'aire. Tout de suite après, on assiste à une courte migration vers le nord et le nord-est sans doute pour aller chercher les pluies et profiter des effets bénéfiques qu'elles ont sur le développement des ressources alimentaires.

Alimentation mode et régime

Le crécerelle des rochers se nourrit principalement d'insectes. Il capture également un grand nombre d'oiseaux de petite taille, de rongeurs et de reptiles, y compris des serpents. Dans certaines régions d'Afrique du Sud, cet oiseau attrape occasionnellement des chauves-souris après une courte poursuite dans les airs.

Reproduction nidification

Les crécerelles de rochers nichent en priorité sur des corniches de falaises dans des régions montagneuses. Occasionnellement, ils occupent également d'anciens nids de corbeaux, de buses ou d'ombrettes qui sont situés dans les arbres. Ils pénètrent souvent à l'intérieur des zones urbaines où ils s'accommodent très bien des immeubles et des habitations pour installer leur nid. En Zambie, ils nichent même dans des hangars à tabac. En Afrique du Sud, la saison s'étale de septembre à janvier, avec une pointe dans l'activité entre les mois d'octobre à décembre. La ponte comprend habituellement 4 œufs de couleur terre avec des taches brun-rouge foncé sur la totalité de la coquille. Ces derniers sont d'assez petite taille et mesurent en moyenne 40 millimètres sur 33. La femelle couve seule. Le mâle la ravitaille régulièrement pendant les 31 jours que dure la période d'incubation. Il continue à assister sa compagne pendant le séjour des jeunes au nid jusqu'à leur envol qui intervient environ au bout de 34 jours après l'éclosion.

Distribution

Le crécerelle des rochers est originaire de l'Afrique Australe et Méridionale. Son aire de distribution commence à partir de l'Angola, du sud du Zaïre, du sud de la Tanzanie et se poursuit jusqu'au cap de Bonne-Espérance. Il occupe, bien que de façon très inégale, de nombreux pays tels que l'Angola, la Zambie, le Malawi, le Zimbabwe, le Botswana, le Mozambique, la Namibie et l'Afrique du Sud. En dépit du fait que son territoire soit assez étendu, l'espèce est considérée comme monotypique.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Le statut de cette espèce n'est pas vraiment évalué car il y vraiment peu de temps qu'elle est séparée du Faucon crécerelle en tant qu'espèce à part entière. Toutefois, elle semble très courante dans un grand nombre de pays, notamment dans l'ouest de la Namibie, l'ouest de l'Afrique du Sud et le Lesotho. Elle est encore assez répandue au Transvaal (plus de 1000 couples nicheurs) et dans l'ouest du Swaziland. Au Zimbabwe, elle est confinée dans les zones montagneuses. Ailleurs, au Natal, dans le Kalahari et la vallée du Limpopo, elle est assez restreinte. On ne connaît pas les menaces qui pèsent sur cette espèce, en tout cas, elle n'est pas persécutée par les chasseurs.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 22/05/2010 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net