Faisan leucomèle

Lophura leucomelanos - Kalij Pheasant

Systématique
  • Ordre
    :

    Galliformes

  • Famille
    :

    Phasianidés

  • Genre
    :

    Lophura

  • Espèce
    :

    leucomelanos

Descripteur

Latham, 1790

Biométrie
  • Taille
    : 50 à 74 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 700 à 1700 g
Distribution

Distribution

Description identification

Sous-espèces (9) : faisan Kalij à huppe blanche (Lophura. l. hamiltoni), faisan leucomèle, race type (Lophura. l. leucomelanos), faisan kalij à dos noir (Lophura. l. melanota), faisan kalij noir (Lophura. l. moffitti), faisan kalij de Horsfield (Lophura l. lathami), faisan kalij de William (L. l. williamsi), faisan kalij de Oates(Lophura l. oatesi), faisan de Reynaud (Lophura l. lineata), faisan kalij de Crawfurd (Lophura. l. lineata ).

Les faisans leucomèles doivent leur nom à la juxtaposition de deux mots grecs : leucos (blanc) et melanos (noir). Les neufs sous-espèces sont caractérisées par un agencement assez différent mais constant de ces deux couleurs. Les variations sont considérables entre les races. Les kalijs de l'Ouest (connus en captivité sous le nom de faisans bleus de l'Himalaya) possèdent un plumage qui a des reflets ou des teintes bleus. Les kalijs de l'Est ( connus également sous le nom de kalijs gris) ont de nombreuses stries et vermiculures qui les font ressembler beaucoup aux faisans argentés à la famille desquels on les rattache parfois. D'ailleurs, le faisan de Crawfurd, le faisan ligné et le Faisan argenté de Lewis sont parfois regroupés comme une seule et même espèce sous le nom de faisan d'Anderson.
La race type du faisan leucomèle, qui habite au centre du Népal, se ditingue du faisan à crête blanche par une huppe légèrement plus courte et plus sombre. Contrairement à ce dernier qui est beaucoup plus sombre, le leucomèle présente des marquages lancéolés à la poitrine et aux parties inférieures, ce qui est un caractère diagnostique absolument indiscutable. A l'inverse, les plumes du bas du dos et du croupion ont une frange blanche bien plus étroite, ce qui a pour effet de donner aux parties supérieures un teinte sombre plus unie ou du moins moins écailleuse.

Indications subspécifiques 9 Sous-espèces

  • Lophura leucomelanos hamiltonii (n Pakistan to w Nepal)
  • Lophura leucomelanos leucomelanos (c Nepal)
  • Lophura leucomelanos melanota (e Nepal to w Bhutan)
  • Lophura leucomelanos moffitti (c Bhutan)
  • Lophura leucomelanos lathami (e Bhutan and s Tibet to n Myanmar)
  • Lophura leucomelanos williamsi (w Myanmar)
  • Lophura leucomelanos oatesi (wc Myanmar)
  • Lophura leucomelanos lineata (ec Myanmar, w Thailand)
  • Lophura leucomelanos crawfurdii (se Myanmar, sw Thailand)

Noms étrangers

  • Kalij Pheasant,
  • Faisán Kálij,
  • Faisão-kalij,
  • Kalifasan,
  • ördögfácán,
  • Nepalfazant,
  • Fagiano kalij,
  • Kalijfasan,
  • Kalifasan,
  • bažant čiernochrbtý,
  • bažant kalij,
  • Kalijfasan,
  • teräsfasaani,
  • faisà de Latham,
  • kiściec nepalski,
  • melnais fazāns, Kali fazāns,
  • Чёрная лофура,
  • ミヤマハッカン,
  • 黑鹇,
  • ไก่ฟ้าหลังเทา,
  • 黑鷴,

Voix chant et cris

Habitat

Les neuf sous-espèces de kalij vivent dans une extrême diversité d'habitats, à des altitudes très différentes pouvant varier du niveau de la mer jusqu' à 3600 mètres, dans des paysages aussi différents que la forêt tropicale et les zones boisées de montagne. On trouve la race type du faisan leucomèle à des altitudes similaires à celles du kalij à crête blanche, soit entre 400 et 3500 mètres, toutefois sa densité la plus importante se situe entre 900 et 2100 mètres. On peut le trouver à des hauteurs plus importantes en été, et très inférieures en hiver. A ces altitudes moyennes, la végétation dominante est constituée par des forêts de pins au dessous de 1800 mètres, et des peuplements de chênes entre 1500 et 2700 mètres. Des deux espèces vivant en basse altitude au Pakistan, et plus particulièrement dans le North Western Frontier Province, le kalij à crête blanche (aussi appelé faisan de Hamilton) est celle qui possède l'aire de distribution la plus méridionale. Elle semble s'adapter aussi bien à la forêt primaire qu'aux forêts secondaires exploitées.

Comportement traits de caractère

On assiste à une variation importante dans les formes de groupement selon les saisons : après la période de nidification, des groupes de 4 à 6 individus forment généralement une unité sociale type, composée probablement du couple et de sa progéniture. D'octobre à décembre, les groupes s'étoffent et gonflent et il semble qu' à cette période, 10 à 12 individus constituent la norme. Cependant, à partir de janvier, les couples isolés ou les associations formées d'un mâle et de deux ou trois femelles redeviennent les groupes sociaux les plus courants. Ces oiseaux sont réputés sédentaires, cependant les espèces les plus nordiques peuvent être sujettes à de courts déplacements, notamment en raison des conditions climatiques assez rigoureuses. Dans la journée, en particulier en fin d'après-midi, les kalijs effectuent un vol de quelques kilomètres pour se rendre aux points d'eau. Leur activité est très matinale, les groupes commençant la quête de nourriture vers 4 heures et s'installent dans les sous-bois, à proximité des routes et des sentiers, dans des endroits peu éloignés des sources qu'ils peuvent ainsi visiter régulièrement. Pendant la chaleur du jour, les faisans se reposent à couvert, généralement à même le sol. Pendant, la nuit, ils dorment dans de grands arbres, entre 6 et 12 mètres au dessus du sol. S'ils ne sont sont dérangés, ils conservent les mêmes arbres nuit après nuit.

Alimentation mode et régime

Les faisans kalijs sont étonnamment omnivores. Ils consomment à peu près tout, depuis les graines de bambou jusqu'aux petits serpents et aux lézards. Cependant, ils montrent une certaine préférence pour les termites, les figues, les graines de bambou, les ignames forestiers et les racines de gingembre. On peut ajouter à leur menu une grande varièté de végétaux tels que les graines, les baies, toutes sortes d'herbes et de racines ainsi qu'une importante diversité d'insectes, de vers de terre et de larves. La recherche de nourriture s'effectue en groupes restreints, le plus souvent en couples ou en petites unités familiales, qui utilisent les techniques de grattage ou de picotage communes à la plupart des faisans. Comme les coqs sauvages, ils ont une morphologie particulièrement bien adaptée au grattage, et ils peuvent également creuser la croûte superficielle avec leur bec pour rechercher des tubercules ou des racines.

Reproduction nidification

Chez les scientifiques, il y a une divergence considérable en ce qui concerne le mode de reproduction du faisan kalij. Certains affirment avoir observé le mâle en compagnie de plusieurs femelles, d'autres prétendent avec autant de vigueur qu'il est monogame et régulièrement observé en compagnie de sa femelle et de sa couvée. Il semble plus probable que le mâle kalij soit facultativement polygame, et qu'il puisse adopter les deux comportements.Cela dépend du succès qu'il obtient dans sa cour. Dans le premier cas, il quitte la femelle lorsqu'elle commence l'incubation, et il retourne avec son unique partenaire après que la couvée soit éclose. Dans le cas où sa cour a été prometteuse, il mène de front plusieurs paternités successives, quitte la femelle lorsqu'elle commence à couver, mais reste avec la dernière pour l'éducation et le nourrissage des poussins. On n'a guère d'informations sur le territoire des faisans kalij. On sait simplement que les mâles le défendent par un cri puissant qui s'apparente à un croassement. Ces cris sont les plus fréquents entre mars et mai, ce qui correspond vraissemblablement au paroxysme dans l'activité de nidification. Le nid est une cavité peu profonde installée habituellement dans une zone de sous-bois assez dense sous une couverture d'épais feuillus, de jungle de bambous ou d'arbres clairsemés. Il peut être également placé sous une roche en surplomb, un buisson ou une motte d'herbes. La ponte comprend en moyenne 6 à 9 oeufs, bien que ce nombre soit variable. La durée de l'incubation varie également selon le climat, 20 jours dans les zones les plus chaudes de l'aire de distribution, 22 jours dans les régions où l'altitude influence les températures. La couvaison est assurée exclusivement par la femelle, cependant le mâle rejoint la couvée et participe à son éducation aussitôt après l'éclosion. Les poussins croissent rapidement et sont capables de voler après quelques jours. La femelle ne pond qu'une fois par an, sauf si la couvée est détruite. Dans ce cas, elle est capable d'éffectuer une ponte de remplacement.

Distribution

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 24/06/2005 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net