Gobemouche drongo

Melaenornis edolioides - Northern Black Flycatcher

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Muscicapidés

  • Genre
    :

    Melaenornis

  • Espèce
    :

    edolioides

Descripteur

Swainson, 1837

Biométrie
  • Taille
    : 20 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 28 à 36 g
Distribution

Distribution

Description identification

Le Gobemouche drongo fait partie des plus grands gobemouches. Comme tous les représentants du genre, il possède une longue queue qui va de pair avec des ailes courtes. De loin, on dirait un petit merle car il paraît entièrement noir. Il est en fait gris-ardoise, avec une nette nuance bleutée à bonne lumière sur l'ensemble du corps, chez le mâle de la sous-espèce type. Les lores et les parotiques sont noirâtres. Les ailes et la queue sont plus sombres également, mais plutôt brun noirâtre, avec des liserés gris bleuté et d'aspect légèrement barré. L'iris est marron à brun sombre. Le bec noir est fort, entouré de vibrisses et avec la mandibule supérieure légèrement débordante. Les pattes sont noires.
La femelle est plus terne que le mâle avec les parties supérieures gris noirâtre, les parties inférieures d'un gris plus pâle. Les juvéniles sont entièrement noir moucheté et striés d'ocre rouillé à l'exception des pennes. Le bec et les pattes sont bruns. L'immature ressemble à la femelle mais les ailes et la queue sont plus brunes.
Melaenornis edolioides lugubris est légèrement plus terne.
Melaenornis edolioides schistaceus est plus gris.
L'aspect de la queue, arrondie à son extrémité, et la taille du bec permettent de distinguer cette espèce de deux autres espèces d'insectivores noirs à longue queue, le Drongo brillant et le Drongo de Ludwig, qui affectionnent les mêmes biotopes.

Indications subspécifiques 3 Sous-espèces

  • Melaenornis edolioides edolioides (s Mauritania, Senegal and Gambia to w Cameroon)
  • Melaenornis edolioides lugubris (e Cameroon to Eritrea, w Ethiopia, w Kenya and n Tanzania)
  • Melaenornis edolioides schistaceus (n and e Ethiopia, n Kenya)

Noms étrangers

  • Northern Black Flycatcher,
  • Papamoscas drongo,
  • Papa-moscas-preto,
  • Senegaldrongoschäpper,
  • Senegalese Drongovliegenvanger,
  • Pigliamosche nero settentrionale,
  • Svart flugsnappare,
  • Svartfluesnapper,
  • muchár sadzový,
  • lejsek černý,
  • Sort Fluesnapper,
  • mustasieppo,
  • papamosques negre septentrional,
  • mucharka czarna,
  • Северная чёрная мухоловка,
  • クロヒタキ,
  • 黑鹟,
  • 北方黑鶲,

Voix chant et cris

Peu bavard en temps ordinaire, le Gobemouche drongo s'exprime par des cris qui peuvent être traduits ainsi. Le cri de contact est un long "tseeeeu" ou un court "tsik". Le cri d'alarme est un "kchchew" profond et sec. Il devient plus vocal en période de reproduction. Son chant, plutôt mélodieux, est fait de phrases courtes entrecoupées de petites pauses "tsee-u-weet", "tuwee-teewiteewi", "yewee-teedudit", "ptee-yay", "tsee-ew", longuement répétées. Mâle et femelle peuvent chanter en duo.

Habitat

Le Gobemouche drongo vit dans les forêt humides, les forêts riveraines et forêts galeries, la savane à acacias, la savane arbustive, les plantations et autres zones cultivées avec arbres. On peut aussi le rencontrer dans les zones plus arides, comme au Kenya autour du lac Turkana, et il peut monter jusqu'à 1 800 mètres d'altitude.

Comportement traits de caractère

Le Gobemouche drongo vit seul ou en couple. De tempérament pourtant assez solitaire, il chasse souvent en petits groupes mono ou pluri-spécifiques, ce qui facilite la découverte de sources de nourriture. Il recherche ses proies au sol, soit directement, soit depuis une branche basse. Il peut aussi les attraper en vol, ou alors sur les branches et les feuilles.

Alimentation mode et régime

Le Gobemouche drongo est principalement insectivore. Termites, coléoptères, orthoptères font partie de son régime alimentaire, tout comme araignées, myriapodes, vers, etc.

Reproduction nidification

La saison de reproduction chez le Gobemouche drongo correspond aux saisons des pluies locales. Monogame, l'espèce est aussi très territoriale. Le nid, en général caché dans une fourche d'arbre mort et placé entre deux et six mètres de hauteur, est une coupe grossière et peu profonde composée de brindilles, d'herbes sèches et d'écorces d'arbre. Une fine couche de radicelles et de fibres vient tapisser la coupe. Un enchevêtrement de grappes de bananes ou de feuilles de palmiers peut, le cas échéant, servir de point d'ancrage au nid. Le couple peut aussi utiliser de vieux nids d'autres espèces. La femelle pond deux à trois œufs, elle est seule à incuber pendant 13 à 16 jours. Les deux sexes nourrissent ensuite les oisillons qui quittent le nid 15 à 20 jours après l'éclosion.

Distribution

Le Gobemouche drongo est résident en Afrique tropicale. Il vit du Sénégal au Soudan et à l'Éthiopie le long d'une bande continue qui atteint le golfe de Guinée au Ghana. La limite méridionale va du Cameroun à l'extrême nord de la Tanzanie à l'est du lac Victoria, seul endroit de l'aire qui soit au sud de l'équateur. Il n'existe pas ou peu de déplacements chez cette espèce. Les seuls mouvements qu'on lui connaisse seraient liés au régime des pluies au Kenya.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Le Gobemouche drongo est rare à fréquent suivant les localités. Il n'est globalement pas menacé. Aucune information n'est pour le moment disponible quant à l'évolution de sa population ni aux menaces potentielles qui pèsent sur lui, mais il semble que ses effectifs soient stables.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 04/02/2017 par Nathalie Santa Maria © 1996-2017 Oiseaux.net