Goéland à ailes blanches

Larus glaucoides - Iceland Gull

Systématique
  • Ordre
    :

    Charadriiformes

  • Famille
    :

    Laridés

  • Genre
    :

    Larus

  • Espèce
    :

    glaucoides

Descripteur

Meyer, B, 1822

Biométrie
  • Taille
    : 64 cm
  • Envergure
    : 125 à 130 cm.
  • Poids
    : 750 à 850 g
Distribution

Distribution

Description identification

Les goélands à ailes blanches ont quasiment la même taille que les goélands argentés. Ils ont un pâle manteau gris-perle qui s'étend au reste du dos et aux couvertures alaires. Le reste du plumage (tête, dessous, queue) est blanc. L'extrémité des ailes porte parfois des marques grises plus ou moins sombres. Le bec jaune affiche une petite tache circulaire rouge sur la mandibule inférieure. Les pattes sont rose chair avec une nuance plomb. Les immatures de première année possèdent un plumage blanc avec des taches mates ou cannelle. Le bec est entièrement sombre.
On connaît deux sous-espèces de goélands à ailes blanches. La forme occidentale appelée aussi goéland de Kumlien porte des marques sombres plus ou moins importantes en bordure des ailes. La race type, située plus à l'est, affiche des bordures quasiment vierges ou alors avec des marques très discrètes. Le goéland à ailes blanches présente également de nombreuses similitudes avec le Goéland de Thayer en raison de sa taille, de son aspect général, et des marques sombres qui bordent ses ailes.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Larus glaucoides kumlieni (ne Canada)
  • Larus glaucoides glaucoides (s and w Greenland, Novaya Zemlya)

Noms étrangers

  • Iceland Gull,
  • Gaviota Groenlandesa,
  • Gaivota-polar,
  • Polarmöwe,
  • Sarki sirály,
  • Kleine Burgemeester,
  • Gabbiano d'Islanda,
  • Vitvingad trut,
  • Grønlandsmåke,
  • čajka bielokrídla,
  • racek polární,
  • Hvidvinget Måge,
  • grönlanninlokki,
  • gavinot polar,
  • Bjartmáfur,
  • mewa polarna,
  • mazā polārkaija,
  • polarni galeb,
  • Полярная чайка,
  • アイスランドカモメ,
  • 冰岛鸥,
  • 冰洲鷗,

Voix chant et cris

Cris similaires à ceux du Goéland argenté, mais un peu plus aigus.

Habitat

Le goéland à ailes blanches niche au sud de la terre de Baffin, au nord-ouest du Québec et dans les îles situées au nord de la baie d'Hudson en ce qui concerne la sous-espèce de Kumlien. La race type fréquente le littoral méridional du Groenland. Il s'installe de préférence sur les côtes rocheuses pourvues en hautes falaises. Pendant la période de migration, il s'installe sur les habitats côtiers, dans les ports près des dépôts d'ordures. A l'intérieur des terres, on l'observe à proximité des pièces d'eau et des collecteurs de déchets.

Comportement traits de caractère

A l'automne et en hiver, le goéland à ailes blanches migre vers le sud. Les espèces qui nichent au Canada et sur la Terre de Baffin migrent en Amérique vers les provinces maritimes du Nouveau-Brunswick, de Nouvelle-Ecosse, Terre-Neuve et aux Etats-Unis jusqu'à New York et le New Jersey. Les espèces nichant au Groenland se dispersent le long des eaux côtières subarctiques, notamment en Islande, aux îles Féroé. En hiver, de plus petits effectifs atteignent, au sud, les îles Britanniques, et même parfois, le littoral atlantique français et certains, à l'est, la Scandinavie.

En hiver, on peut l'observer en train de rechercher des déchets en compagnie d'autres grands goélands. Il fréquente les eaux côtières, cependant il est régulier au sein de dortoirs de goélands à l'intérieur des terres.

Alimentation mode et régime

Le goéland à ailes blanches mange des petits poissons, des crustacés, des baies, des charognes, des détritus, des graines, des oeufs et des oisillons d'autres espèces marines (notamment des guillemots). Il utilise deux stratégies principales : il capture ses proies soit en plongeant dans l'eau alors qu'il vole, soit en marchant et en pataugeant le long du rivage lorsqu'il est à terre.

Reproduction nidification

Le goéland à ailes blanches niche en colonies dans l'extrême nord du Nouveau-Québec et dans l'Arctique. Le retour sur les lieux de nidification ne s'opère pas avant la mi-avril, si bien que la reproduction intervient assez tardivement dans la saison. Les deux ou trois oeufs chamois-olive recouverts d'éclaboussures brun sombre sont déposés dans un nid garni d'herbes, de mousses et d'algues. Ce dernier est installé sur la corniche d'une falaise ou à terre sur un rivage sablonneux. Les deux parents se relaient alternativement pour couver durant une période variant de 23 à 27 jours.

Distribution

Iconographie

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Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 26/01/2005 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net