Goéland cendré
Larus canus
Ordre : Charadriiformes
Famille :
Biométrie :
Taille : 38 à 44 cm
Envergure : 106 à 125 cm
Poids : 300 à 500 g
Longévité : 24 ans
Statut de conservation IUCN :

EX EW CR EN VU NT LC NE
Distribution :
Synonymes : Sizaya Chayka (ru), Fiskmås (sv), Gaviota cana (es), Gavina (it), Sturmmöwe (al), Stormmeeuw (nl), Common Gull (en)
Identification :
De la famille des laridés, les goélands sont des oiseaux d'eau à longues ailes. Sexes semblables. Grégaire. Son plumage rappelle beaucoup celui d'un goéland argenté mais il est d'une taille bien plus modeste, environ équivalente à celle d'une mouette rieuse. L'adulte nuptial est majoritairement blanc (dessous, tête) avec un dos et un dessus des ailes gris cendré, plus foncé que celui des races nord-occidentales du goéland argenté. Les primaires noires assez longues portent des taches et miroirs blancs nets. Le bec et les pattes sont jaunes, ces dernières pouvant varier du jaune verdâtre au jaune presque orangé. En plumage d'hiver, cet oiseau subit peu de transformations : la couleur du corps reste identique, simplement, la tête et
plus particulièrement la nuque se couvrent de légères stries grises, le bec devient grisâtre avec une bande subterminale foncée. Les pattes deviennent grises, vert bleuâtre ou jaune verdâtre terne.
Chant :
Son extrait des CD 'Tous les Oiseaux d'Europe' de Jean C. Roché avec l'aimable autorisation de Sittelle et CEBA.
Le Goéland cendré pleure, raille. Son cri de contact est rauque et strident. Son cri d'alarme est constitué du même cri, mais répété et plus sonore. Lorsqu'il est inquiet il émet un 'gag-ag-ag' typique. Son cri de parade bien connu est sonore
et perçant.
Habitat : Au printemps, pour la reproduction, le goéland cendré s'installe sur les côtes rocheuses ou les rivages sableux. Certains font leur nid à l'intérieur des terres, sur les landes et prairies, jusqu'à 1400 mètres d'altitude dans les régions montagneuses. Après la reproduction, les goélands se rassemblent pour se nourrir sur les estuaires, les plages, les pâtures et les cultures. Dans les terres, ils fréquentent les lacs et les réservoirs où ils peuvent dormir en toute sécurité. De nombreux goélands cendrés effectuent de longues migrations
à l'approche de l'hiver, en direction du sud. Les espèces sibériennes gagnent le sud de la Chine alors que ceux de l'Alaska hivernent en Californie.
Comportements : Le goéland cendré est un des moins communs. Au printemps, l'espèce est surtout présente sur les côtes du Nord et du Pas-de-Calais, ainsi que, dans une moindre proportion, en Lorraine, en Alsace, Auvergne et Centre-Ouest. Cependant, la population française n'excède pas, à cette période, plus de trente couples. D'août à avril, les oiseaux scandinaves, baltes et hollandais viennent hiverner en France. Durant cette époque, le goéland cendré est surtout abondant sur le littoral occidental, de Dunkerque jusqu'au bassin d'Arcachon, mais aussi le long des
fleuves importants (Seine, Loire, Rhin, Rhône) et sur les rives méditerranéennes.
Nidification : Le goéland cendré peut nicher presque partout, des îlots rocheux, plages de galets et dunes côtières, aux îles fluviales, arbres riverains, bords des lacs, marais et landes à l'intérieur des terres. La femelle construit son nid au sol, ou parfois sur un bâtiment. Certains couples nichent isolément, mais les sites favorables peuvent accueillir plusieurs milliers d'oiseaux. Entre mai et juillet, la femelle construit
une petite cuvette d'algues ou d'autres végétaux et pond en général trois oeufs. Durant 25 à 28 jours, mâle et femelle se relaient toutes les deux ou trois heures pour couver les oeufs. Les deux adultes apportent à manger aux jeunes fraîchement éclos, mais c'est la femelle qui assure l'essentiel du nourrissage. Au début, l'adulte dépose directement la nourriture dans le bec du poussin mais, au bout de
quelques jours, il la régurgite simplement au sol et les jeunes la picorent. Les adultes assistent ainsi les poussins jusqu'à ce qu'ils soient en âge de voler.
Régime : Le goéland cendré est un prédateur, mais aussi un charognard. Sur les côtes, il mange des coquillages, des crevettes, des étoiles de mer et des petits poissons. Il joue également les pirates, poursuivant parfois les macareux et les mouettes pour leur voler leur nourriture. En eau douce, il consomme des insectes
et leurs larves : phryganes, libellules et perles notamment. Il capture ses proies aquatiques à proximité de la surface de l'eau, soit en plongeant des airs, soit en nageant et en picorant juste sous l'eau. A l'intérieur des terres, le goéland cendré se nourrit aussi dans les prairies, les cultures et même les parcs urbains,
où il mange des vers de terre, des mouches et des coléoptères. En groupe, les oiseaux se déplacent en volant sans cesse les uns au-devant des autres. Pendant les labours, le goéland stationne souvent en petites bandes derrière les charrues en action, profitant de l'aubaine pour manger les invertébrés découverts par la terre retournée. Il mange également les petits oiseaux nichant au sol, les campagnols et les mulots. Comme beaucoup de laridés, il exploite les dépôts d'ordures et toutes sortes de déchets dans les villes et dans les ports.
Autres liens :
Iucn
Birdlife
Fiche créée par Didier Collin avec la participation de Daniel Le-Dantec
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Mis à jour le 04/05/2008 05:28:56 - © 1996-2008 Oiseaux.net
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