Messager sagittaire

Sagittarius serpentarius - Secretarybird

Messager sagittaire

Messager sagittaire

Sagittarius serpentarius

((Miller, JF, 1779))


Ordre : Accipitriformes

Famille : Sagittariidés  ;

  • Seule fiche de cette famille
  • Version française

Genre : Sagittarius

Espèce : serpentarius

Espèce monotypique

Biométrie :

Taille : 150 cm
Envergure : 191 à 215 cm.
Poids : 2300 à 4270 g

Longévité : 18 ans

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : Sekretarisvoël (af), hadilov písař (cs), Sekretærfugl (da), Sekretär (de), Secretarybird (en), Secretario (es), sihteeri (fi), kígyászkeselyű (hu), Segretario (it), ヘビクイワシ (ja), Sekretærfugl (nb), Secretarisvogel (nl), sekretarz (pl), Secretário (pt), Птица-секретарь (ru), hadožrút nohatý (sk), Sekreterarfågel (sv), 蛇鷲 (zh)

Identification :
Messager sagittaire Le messager sagittaire est un rapace diurne de grande taille qui vit dans les zones arides de l'Afrique sub-saharienne. Endémique du continent africain, c'est une espèce monotypique, seul membre de la famille des sagittaridés. Du fait de son corps de rapace et de ses longues pattes d'échassier, on ne peut le confondre avec d'autres oiseaux de proie. En effet, aucun autre membre de l'ordre des accipitriformes ne lui ressemble. Son comportement, essentiellement terrestre, est également unique pour un rapace africain. De par sa silhouette, sa couleur grise et son comportement, il peut être confondu avec certaines grues ou outardes.
La tête, au sommet d'un cou assez allongé, est relativement petite. Le bec gris clair est fort et crochu. Un masque Messager sagittaire facial rouge orangé, dépourvu de plume, entoure les yeux. À l'arrière de la tête, il a une crête constituée de grandes plumes noires légèrement spatulées.
Sa queue grise, étroite, filiforme et rayée par deux bandes noires, arbore une paire de plumes centrales plus longues. Les primaires ainsi que les plumes de la partie haute de ses pattes sont noires.
Les longs tarses (de 27,8 à 34,2 cm), rosâtres et sans plumes, sont recouverts d'épaisses écailles qui le protègent des morsures des serpents, une de ses proies. Les serres, puissantes, sont bien adaptées à son mode de prédation.
Les yeux brun foncé chez l'adulte, gris Messager sagittaire chez les juvéniles, sont bordés de grands cils noirs. Chez les jeunes, le masque facial est jaune.
Le dimorphisme sexuel est très peu marqué. Une petite différence de taille en faveur du mâle, ainsi qu'une queue et une crête légèrement plus longue, permettent éventuellement de différencier les deux sexes.

Chant : Le messager sagittaire est globalement silencieux. Au dortoir, il peut émettre un son proche du miaulement. Pendant la parade nuptiale (en vol ou au sol), il répète un son guttural, proche d'un croassement rauque, "korrrr-orr". Une version moins puissante de cette sorte de grognement enroué peut être entendue pendant le nourrissage des jeunes. Ces derniers sollicitent la nourriture avec une sorte de crissement évoluant vers un son fort et puissant du type "chok-a-chok-a-chok-a-chok".

Habitat : Le messager sagittaire est présent du niveau de la mer jusqu'à 3 000 mètres d'altitude. Messager sagittaire Les savanes, les steppes, les pâturages et les semi-déserts sont ses biotopes de prédilection. Il affectionne les zones ouvertes légèrement boisées où les herbes ne dépassent pas un mètre de hauteur (très certainement afin de conserver une bonne vision du sol et des alentours). Il est également présent dans les régions agricoles, car elles offrent de bonnes opportunités alimentaires.

Distribution : L'aire de répartition du messager sagittaire couvre toute l'Afrique sub-saharienne exceptés les déserts extrêmes du Namib (sud-ouest de la Namibie) et les zones forestières autour de l'équateur en Afrique Occidentale (d'une façon plus générale, il est absent des zones de forêts denses).

Comportements : Le messager sagittaire est actif environ deux heures après le lever du soleil (après évaporation de la rosée) jusqu'à la fin de l'après-midi.
Excellent Messager sagittaire marcheur, il peut parcourir entre 20 et 30 km par jour à la recherche de sa pitance. Il chasse le plus souvent seul ou en couple, à petite distance l'un de l'autre (parfois aussi en petit groupe, par exemple sur les zones récemment brûlées qui, de ce fait, sont riches en proies faciles).
À la différence de la plupart des autres rapaces, il chasse exclusivement au sol, passant ainsi la plupart de son temps à terre. C'est un chasseur habile, qui parcourt son territoire d'une démarche altière, quasi martiale, faite de grandes enjambées (en moyenne à la vitesse de 3km/heure). Régulièrement, il s'arrête et frappe le sol en vue de débusquer une proie potentielle. Lorsqu'elle Messager sagittaire est découverte, il court rapidement vers elle, souvent les ailes ouvertes, et tente de l'attraper.
Il a alors recourt à deux méthodes ; pour les captures de grande taille, entre autres les serpents, il les frappe puissamment avec ses pattes, de façon répétée. Celles de plus petite taille, sont tuées à coups de bec ou d'un seul coup de patte. Voir une vidéo sur le site Arkive
Une fois assommées ou mortes, il les avale directement. Lorsque la taille des proies ne le permet pas il les maintient au sol à l'aide de ses serres et les déchiquette à la manière des aigles. Il avale très souvent ses proies entièrement et élimine les éléments non digérés grâce à des pelotes de réjection.
Avant la nuit, il rejoint son nid, ce, même après l'envol des jeunes.
Il est sédentaire (en Afrique Australe) mais dans certaines régions il se montre un peu plus erratique, se déplaçant en fonction des pluies, des incendies, et des disponibilités des ressources alimentaires.
Dérangé ou mis en présence d'une menace, il préférera souvent s'éloigner en courant plutôt que de s'envoler.

Vol : Pour Messager sagittaire décoller, le messager sagittaire est contraint de courir quelques pas, ailes déployées, afin de prendre de l'élan. Une fois en l'air, il est beaucoup plus à l'aise et s'avère être un très bon planeur. Il optimise les ascendances thermiques de façon comparable aux cigognes. Il est ainsi capable d'atteindre des hauteurs considérables. En vol, les deux bandes noires qui barrent la queue sont très nettes. Les deux plumes centrales de la queue dépassent largement les pattes.

Nidification : Le messager sagittaire est un oiseau monogame qui peut se reproduire toute l'année. Un pic est tout de même constaté entre août et mars sur toute la zone au sud de la Zambie. Le couple fréquente généralement le même nid pendant plusieurs années. Il est construit, par les deux partenaires, en général à Messager sagittaire une hauteur variant de 3 m à 7,5 m au sommet d'un acacia ou d'un arbre épineux (en Afrique du Sud, les pins isolés sont également utilisés). Large de 1,5 m à 2,5 m, il a une profondeur approximative de 30 à 50 cm. Il est constitué de branches et de brindilles, et est tapissé d'herbes et de poils de mammifères. Cette dernière couche sera renouvelée à chaque nidification. Lorsque le poids de la construction devient trop important et menace la solidité du support, il sera abandonné.
Pendant la période nuptiale, le couple effectue des vols de parade assez semblables aux autres rapaces. Ainsi ils peuvent faire des cercles à différentes altitudes. Le mâle vole aussi de façon acrobatique et ondulée ; il peut monter à une altitude élevée pour plonger brusquement vers la femelle qui se retourne et lui présente ses serres. Au sol, les parades sont très semblables Messager sagittaire à celles des grues ; les deux oiseaux paradent ailes déployées, vers le haut et en arrière, en une attitude qui rappelle celle adoptée lors de la chasse. L'accouplement se passe généralement au sol, mais a quelque fois lieu sur un acacia.
La couvaison dure de 42 à 46 jours. Elle est partagée par le mâle et la femelle, cette dernière assurant plus fréquemment cette tâche. Pendant cette période le mâle lui apporte la nourriture au nid.
Celle-ci pond de un à trois œufs (souvent 2), blanc crayeux avec des marbrures marron rougeâtre. Les pontes sont espacées de deux à trois jours. Le troisième œuf, lorsqu'il existe, est rarement fécondé.
S'il parvient à éclosion, la probabilité que le poussin meure d'inanition est très importante. En effet, il ne peut rivaliser avec le reste de la couvée qui est plus âgé.
Les poussins sont couverts de duvet blanc et ont une tête qui semble Messager sagittaire disproportionnée par rapport au reste du corps. À l'âge de deux semaines, ils deviennent gris et vers trois semaines la crête commence à apparaître. Les deux parents les nourrissent par régurgitation et leur apportent un soin constant durant les 40 premiers jours. À ce stade, ils sont à même de se nourrir seul. Les adultes se font alors moins présents, ne se rendant au nid que pour leur apporter à manger. Après six semaines, ils arrêtent de régurgiter la nourriture et apportent des proies entières qu'ils donnent directement aux poussins. Vers 60 jours, l'oisillon commence à battre des ailes, et abandonnera le nid peu après. Il acquiert le plumage adulte à un âge très variable (de 64 à 106 jours).
Les juvéniles quittent alors le nid mais restent à proximité. Ils suivent les parents dans leurs recherches de nourriture et sont ainsi initiés aux techniques de chasse. Une fois autonomes, ils quittent le territoire des parents. Il arrive cependant qu'ils y soient tolérés jusqu'à ce Messager sagittaire que les adultes les chassent en vue d'une autre nidification.
Lorsque les conditions sont favorables, le messager sagittaire peut avoir une couvée tous les dix mois.
C'est lorsqu'ils sont au nid que les jeunes sont les plus vulnérables et exposés aux prédations.
Celles-ci sont souvent perpétrées par des corbeaux, des oiseaux de proies (par exemple grand-duc de verreaux, milan) ou des calaos (bucorve du sud). (Steyn, 1983)
En Afrique Australe, région la plus propice à l'espèce, le territoire d'un couple varie beaucoup ; il va de 20 à 230 km², avec Messager sagittaire une proximité entre les nids qui est de 4 à 15 km. Plus rares sur le reste du continent, le territoire des messagers sagittaires, couvre une surface d'environ 500 km².

Régime : Carnivore, le messager sagittaire est un prédateur opportuniste au régime alimentaire varié. Il est composé d'arthropodes (sauterelles, scarabées, araignées, scorpions, guêpes, etc...) et de petits mammifères (souris, rats, hérissons, lièvres, mangoustes, etc...).
Les petits et les jeunes oiseaux, les œufs, les amphibiens, les crabes d'eau douce, les lézards, les petites tortues, les caméléons et les serpents font également partie de ses ressources alimentaires. Il est connu pour ses prédations sur les serpents (cf. ancienne dénomination française de "serpentaire") mais n'en mangerait pas autant qu'on le pense généralement. Les serpents prédatés sont souvent des espèces venimeuses, telles les vipères, les cobras... Son opportunisme le pousse souvent à chasser sur les zones récemment brûlées. (Ferguson-Lees Christie, 2001 ; Hosking, Hosking, Flegg, 1988 ; Mackworth-Praed Grant, 1980 ; Steyn, 1983)

Protection / Menaces : La tendance démographique semble diminuer, Messager sagittaire mais en l'absence de véritable danger immédiat pour l'espèce, la liste rouge de l'IUCN lui attribue un statut de "Préoccupation mineure" (LC).
L'espèce est officiellement protégée depuis 1968, par un statut Classe A de la Convention Africaine sur la Conservation de Nature et de Ressources minérales (African Convention of Nature and Natural Resources). Elle est inscrite à l'Annexe II de CITES, signifiant que son commerce est contrôlé.
L'anthropisation des milieux est la principale cause du déclin des populations. Mais le commerce international n'est pas en reste ; en effet, 294 oiseaux vivants ont été exportés entre 2000 et 2009 principalement par la Tanzanie et le Soudan, vers l'Autriche, les Pays-Bas et la Grande Bretagne (CITES 07/2010). Le prix moyen est de 2 000$... Lire l'article de Wildlife Extra
Correctement adapté dans les régions cultivées, il y bénéficie d'une image plutôt favorable dans la mesure où il s'attaque aux populations d'insectes, de rongeurs et de serpents.
L'espèce est bien représentée dans les régions protégées. Sur l'ensemble de son aire de répartition il a le statut de rare à localement commun.

Sources :

 

Autres liens :
Iucn
Birdlife
Avibase
Hbw Alive


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Fiche créée le 15/01/2011 par Yvonnik LHOMER


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