Mouette de Saunders

Chroicocephalus saundersi - Saunders's Gull

Systématique
  • Ordre
    :

    Charadriiformes

  • Famille
    :

    Laridés

  • Genre
    :

    Chroicocephalus

  • Espèce
    :

    saundersi

Descripteur

Swinhoe, 1871

Biométrie
  • Taille
    : 32 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : -
Distribution

Distribution

Description identification

Chez les oiseaux adultes, la tête et la nuque sont noires,excepté un petit croissant blanc qui entoure le dessus et le dessous de l'arrière de l'œil. Le dos et les couvertures supérieures sont bleu-gris, les primaires externes sont blanches avec des terminaisons noires. Les primaires internes sont majoritairement noires, formant une tache très caractéristique sur le dessous de l'aile, juste au-dessous du poignet. Les secondaires ont une dominante blanche. Le bec est noir. Les pattes et les pieds sont rougeâtres. Les iris sont brun sombre.
En plumage non nuptial, les adultes ont une tête blanche avec des marques grises sur le cou ainsi qu'une tache noire devant et derrière l'œil. La mouette de Saunders est approximativement semblable à la mouette naine (L. minutus) bien qu'elle soit plus grande, avec des ornements différents sur le dessus et le dessous des ailes. Les décorations des ailes sont identiques à celles de la Mouette rieuse (L. ridibundus). Toutefois, le bec est plus court, plus trapu et plus noir. Elle est pratiquement identique à la Mouette mélanocéphale (L. philadelphia) mais la mouette de Saunders présente un bec nettement plus costaud.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Saunders's Gull,
  • Gaviota de Saunders,
  • Gaivota-de-saunder,
  • Saundersmöwe,
  • Saunders-sirály,
  • Chinese Kokmeeuw,
  • Gabbiano di Saunders,
  • Mingmås,
  • Gulehavsmåke,
  • čajka krátkozobá,
  • racek čínský,
  • Kinesisk Dværgmåge,
  • kiinannaurulokki,
  • gavina de Saunders,
  • mewa chińska,
  • Saundersa kaija,
  • Китайская чайка,
  • ズグロカモメ,
  • 黑嘴鸥,
  • 黑嘴鷗,

Voix chant et cris

D'après le Handbook des oiseaux du Monde, le répertoire des cris et la vocalisation sont quasiment inconnus.

Habitat

Les mouettes de Saunders vivent presque exclusivement le long des côtes et des cordons littoraux. Occasionnellement, on peut les observer dans des étendues d'eau douce, non éloignés de l'océan. Ces oiseaux nichent dans le terres humides proches des côtes, préférant ce genre de site de nidification aux habitats situés à l'intérieur des terres. A l'origine, les mouettes de Saunders étaient réputées pour nidifier le long des lacs ou des mares à l'intérieur du continent.
Les mouettes de Saunders nichent le long du littoral le long de la côte à l'est de la Chine, du Liaoning jusqu'au Jiangsu en passant par le Hebei et le Shandong, c'est à dire sur les contours de la mer Jaune. Sporadiquement, elle se reproduisent également à l'ouest de la côte de la Corée. Elles hivernent en Corée du Sud, au sud du Japon (Kyushu, sud de l'île principale de Honshu). Elles migrent de la Corée jusqu'à l'île de Haïnan et le nord du Viêt Nam.
Cette espèce est monotypique, c'est à dire qu'elle n'est pas divisée en sous-espèces.

Comportement traits de caractère

On possède des renseignements peu précis sur les mouvements des mouettes de Saunders. En hiver, ces oiseaux sont repérés en Corée du Sud et au sud du Japon, en Chine Orientale, à Taïwan, Hong Kong, Hainan et au Tonkin, c'est à dire à l'est et au sud de leur aire de nidification.
Les principaux quartiers d'hiver sont situés au Japon à Hong Kong et au Nord Viêt Nam. Plus de 200 couples ont été repérés dans le delta du Mékong, non loin d'Hanoï. 30 couples hivernent dans l'île de Taïwan.

Alimentation mode et régime

Les mouettes de Saunders se nourrissent généralement dans les vasières côtières. Elles ingurgitent des petits organismes qui se déplacent au gré du courant des marées. Le menu dans son détail n'est pas décrit par le Handbook, il est composé vraisemblablement de crevettes. D'après Wikipedia, ces palmipèdes de taille moyenne pêchent et attrapent leurs proies en volant à faible hauteur au-dessus de la mer soit environ 10 mètres puis ils plongent rapidement. Selon la même source, ils capturent des gobis, des crabes, des poissons et des vers. Ils pratiquent également le kleptoparasitisme, c'est à dire qu'ils obligent certains oiseaux prédateurs à régurgiter leurs victimes pour les chaparder. Les mouettes de Saunders sont de faibles nageurs, c'est pourquoi ils restent souvent sur la plage, attendant que les marées leur apportent la nourriture.

Reproduction nidification

La nidification de cet oiseau n'a pas été virtuellement étudiée. Quelques renseignements sont toutefois disponibles.
Les mouettes de Saunders se reproduisent en colonies, toujours dans les marais salants proches des côtes. Les couvées contiennent en moyenne 3 œufs (de 1 à 6). Lorsque l'on trouve des nichées de 5 à 6 œufs, cela semble signifier que 2 femelles s'associent pour prendre en charge les responsabilités parentales au sein d'un seul et même nid. La formation de couples unisexués est sans doute une conséquence de la contamination des sites par des agents chimiques.
Les autres aspects de la reproduction ne sont pas communiqués par le Handbook. Le durée d'incubation, la longueur du séjour au nid et la date de l'envol des oisillons sont inconnues.
Dans les circonstances régulières, ces mouettes pondent 2 ou 3 œufs qui, selon Wikipedia, sont couvés pendant 22 jours.

Distribution

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Actuellement, les Mouettes de Saunders sont classées comme des oiseaux VULNERABLES. Peu de temps avant, elles étaient listées comme EN DANGER. La population globale est estimée en dessous de 5 000 individus et plus probablement proches de 3 000 oiseaux. Pendant la période de nidification, les mouettes de Saunders sont réparties dans 7 colonies situées uniquement dans les provinces chinoises : Liaoning (400-700 couples) - Hebei (23 couples) - Shandong (200 couples, 2 colonies) - Jiangsu (300 à 750 couples dans 2 colonies).
Les activités industrielles détruisent les habitats, notamment l'exploitation du pétrole. Les paysans recueillent les œufs et détruisent les couvées. Les nichées qui sont retardées rendent les oisillons vulnérables aux typhons de la fin du printemps. Les colonies proches des villages subissent des perturbations qui entraînent l'abandon des sites.
L'extinction de l'espèce est prévue dans les années 2010 si des mesures de protection ne sont pas prises dans un délai très bref.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 26/12/2014 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net