Oriole des vergers

Icterus spurius - Orchard Oriole

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Ictéridés

  • Genre
    :

    Icterus

  • Espèce
    :

    spurius

Descripteur

Linnaeus, 1766

Biométrie
  • Taille
    : 17 cm
  • Envergure
    : 25 cm.
  • Poids
    : 16 à 28 g
Longévité

9 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Les orioles des vergers sont les plus petits orioles d'Amérique du Nord. Les mâles sont légèrement plus grands que les femelles. Tous deux possèdent une queue brève carrée à son extrémité et un bec fin. Les pattes et les pieds sont gris-bleu, l'iris brun foncé. En plumage nuptial, les mâles présentent une tête, un cou, un haut de poitrine, une nuque, un dos et des scapulaires de couleur noire. Le croupion, les sus-caudales et les parties inférieures sont châtain brillant. Les ailes sont majoritairement noires, exceptées les épaulettes qui sont châtain, la barre alaire et les pointes qui sont blanches. La queue est noire avec de fines pointes extérieures blanc brunâtre. En plumage non-nuptial, le plumage des mâles subit de légères transformations : des terminaisons olive ou châtain clair viennent obscurcir la coloration noire des plumes du dos. Les plumes du croupion, des sus-caudales et des parties inférieures peuvent afficher des pointes jaunâtres. Les terminaisons blanc brunâtre de la queue peuvent être plus développées.

Les femelles ont un plumage assez constant pendant toute l'année. Cependant, pendant la période nuptiale, elles ont un dessous plus brillant, des parties supérieures qui ont une apparence plus mouchetée et un lustre jaune sur le dessous de la queue. Les femelles non-nuptiales ont un dessus entièrement olive brunâtre, du front jusqu'aux sus-caudales. Le front est plus brillant, le croupion et les sus-caudales plus jaunâtres. Les flancs virent à la couleur olive. Le dos est olive sombre et les ailes gris foncé hormis 2 bandes alaires blanches très visibles. La queue est olive dessus, jaunâtre dessous.
Les mâles de seconde année ressemblent aux femelles adultes. Ils n'acquièrent pas tous leur dessus noir adulte à la même vitesse et il y a des différences considérables entre les individus. Les juvéniles mâles de première année ressemblent aux femelles nuptiales, avec des nuances verdâtres, brunâtres ou jaunâtres sur le dessus et une teinte jaune plus éclatante sur le dessous. Les immatures femelles ressemblent aux femelles non nuptiales, mais elles présentent un dessous plus brun et des parties supérieures qui paraissent moins mouchetées.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Orchard Oriole,
  • Bolsero Castaño,
  • Gartentrupial,
  • kerti trupiál,
  • Tuintroepiaal,
  • Oriolo dei frutteti,
  • Trädgårdstrupial,
  • Hagetrupial,
  • trupiál sadový,
  • trupiál zahradní,
  • Rusttrupial,
  • tarhaturpiaali,
  • turpial castany,
  • kacyk kasztanowaty,
  • dārzu vālodze,
  • Садовый цветной трупиал,
  • アカクロムクドリモドキ,
  • 圃拟鹂,
  • 果園擬黃鸝,

Voix chant et cris

Oriole des vergers
♂ juvénile

Le chant du mâle est un gazouillement de notes variées et fortement individualisées, aucun mâle ne chantant exactement de la même façon. Il existe deux types de chants : un chant long et un chant court. Le chant long dure de 3 à 5 secondes. Il rappelle le chant du merle américain (Turdus migratorius). Il est composé de notes sifflantes et il se termine habituellement par une note descendante à peine articulée. Le chant court est plus rapide et plus moelleux, il rappelle celui du roselin familier (Carpodacus mexicanus). Ses notes sont moins sifflantes et plus rudes et il ne dure en moyenne que 2 secondes. La femelle chante occasionnellement. Le cri le plus courant de l'oriole des vergers est un "chuck" dur. Comme tous les orioles, il émet une sorte de bavardage qui lui sert de cri d'alarme. En plus de ces cris, on peut également entendre un sifflement simple qui est utilisé par les parents pour communiquer avec les jeunes.

Habitat

En été, Les orioles des vergers préfèrent les zones boisées ouvertes, les savanes arborées, les boisements en cours de régénération situés en bordure des cours d'eau, les plantations de pacaniers, les vergers, les parcours de golf et les zones en bordure des terres agricoles. Ils préfèrent nicher près d'un point d'eau, que ce soit une rivière ou la rive d'un lac. Bien qu'ils aient une nette préférence pour les forêts ouvertes, ils choisissent l'emplacement du nid dans des endroits ou les arbres forment une couverture assez dense. Sur le littoral du golfe du Mexique, ces oiseaux sont connus pour former des colonies dans des marais recouverts de roseaux. Pendant la migration, on peut les trouver presque n'importe où. Toutefois, les orioles des vergers semblent éviter les forêts qui ont une canopée dense et les peuplements de conifères. Pendant cette période, les broussailles et les boisements en cours de régénération constituent les endroits favoris. Au passage,au printemps, il n'est pas rare de les apercevoir, recherchant leur nourriture sur les pelouses. Sur leurs lieux d'hivernage, les orioles des vergers fréquentent une grande variété d'habitats, des forêts arides de feuillus jusqu'aux forêts humides. Néanmoins, en Amérique Centrale, on ne le trouve que dans des zones de basse altitude. Les endroits les plus fréquemment utilisés sont les forêts éparses, les fourrés, les broussailles, les périphéries des villes, les forêts tropicales humides et les plantations d'arbres fruitiers où ils causent parfois de graves dommages.

Comportement traits de caractère

Les orioles sont assez grégaires. Ils forment des troupes aussi bien avec leurs congénères qu'avec d'autres espèces.Pendant la reproduction, ils nichent en colonies lâches au sein desquelles les individus communiquent pour s'avertir mutuellement d'un danger. Ils nichent également à proximité d'autres espèces, notamment des tyrans de l'Ouest (Tyranus verticalis). Cette stratégie est assez efficace pour combattre le parasitisme des vachers à tête brune. En hiver, les orioles des vergers se perchent en grandes bandes de plus de 100 individus regroupant d'autres orioles des vergers, des orioles de Baltimore et d'autres espèces de fringillidés.

Les orioles des vergers ont une activité diurne hormis pendant les migrations. Ils commencent à rechercher leur nourriture à l'aube et et ils ne ralentissent progressivement leur prospection qu'aux alentours de midi. Pendant l'après-midi et en soirée, ils sont inactifs. Toutefois, lorsque le mauvais temps interrompt leur quête, ils la reprennent un peu plus tard dans la journée. Pendant la migration, les orioles des vergers sont nocturnes. Ces oiseaux migrent deux fois par an. A la fin de l'été, ils quittent les lieux de reproduction fin juillet ou début août. La migration de retour s'effectue au printemps. Ils quittent alors leurs quartiers d'hiver qui se situent en Amérique Centrale et dans le nord de la Colombie en mars et au début avril.

Les adultes mâles et les juvéniles de seconde année parviennent sur les lieux de nichage à la mi-mai. Les femelles arrivent, soit en compagnie de leur partenaires, soit un peu plus tard dans les régions le plus nordiques de leur aire. 3 sortes de parades sont effectuées à la fois par les deux sexes : une parade de "salutation" au cours de laquelle la tête est inclinée, une parade de "bascule" pendant laquelle la tête et la queue sont agitées en alternance et enfin une parade de "supplication" durant laquelle les oiseaux font palpiter leurs ailes et poussent des trilles aigus. Le mâle parade également lorsqu'il est en vol.

Alimentation mode et régime

Son mode d'alimentation est assez divers selon les saisons. Pendant la saison de reproduction, les orioles des vergers sont majoritairement insectivores, mais ils consomment également des escargots, des fruits mûrs, des baies, du nectar et des petites graines. A cette époque de l'année, son régime est constitué de 91% d'insectes et d'environ 9% de végétaux. Pendant la migration et lors de l'arrivée sur les lieux d'hivernage, la diète incorpore plus de fruit mous et de baies telles que les mûres et les cerises. Le nectar collecté sur les arbres situés en bordure des routes ou à la lisière des forêts constitue également un apport important. A la fin de l'année (novembre-janvier), le nectar des arbres en fleurs constitue la denrée principale, les insectes capturés dans les feuillages forment le complément. Au printemps, lors de la migration de retour, les orioles des vergers ingurgitent surtout du nectar qu'ils trouvent sur les plantes écloses. Les oiseaux de passage en Californie visitent les mangeoires destinées aux colibris.

Reproduction nidification

Après la formation des couples et l'accouplement, les femelles commencent à construire un nid suspendu en forme de coupe. Les orioles des vergers préfèrent généralement installer leur nid à la fourche de petites branches dans des arbres dont le feuillage n'est pas très fourni comme celui des peupliers, des ormes, des magnolias ou bien des pacaniers. L'édifice est habituellement bâti avec des mousses de tillandsia ou plus rarement avec des feuilles de roseaux. L'intérieur est garni avec du crin, du fil, de fines herbes, des plumes ou d'autres matériaux qui sont réputés pour leur douceur. La femelle met environ 6 jours pour achever son ouvrage.

Dès que le nid est terminé, elle y dépose, selon les régions, entre 2 et 7 oeufs. Ces derniers ont une teinte bleu pâle, avec des taches irrégulières grises ou violettes réparties sur la partie la plus large de la coquille. La femelle couve pendant 12 à 14 jours. Pendant toute cette période, elle est ravitaillée par le mâle qui monte une garde vigilante. Une fois que les oeufs ont éclos, les 2 parents nourrissent les oisillons qui sont recouverts par un duvet gris ou chamois. Les jeunes prennent leur envol au bout d'environ 2 semaines. Le groupe familial reste à proximité du nid dans le feuillage dense puis se disperse dans un délai assez bref de 7 jours. La femelle et les juvéniles restent ensemble dans le même secteur, se nourrissant principalement de fruits à la fin du mois de juillet et pendant tout le mois d'août, alors que les mâles commencent la migration d'automne vers le sud. Les orioles des vergers ne pondent en général qu'une seule couvée par saison. Si des conditions climatiques extraordinaires ou d'autres catastrophes viennent à détruire le ponte, la femelle dépose immédiatement une couvée de substitution. Lorsque les conditions sont exceptionnellement bonnes, certains orioles déposent une seconde ponte dans un délai d'une semaine à un mois après la première nichée.

Distribution

L'oriole des vergers niche en Amérique du Nord et au Mexique. Son aire de nidification couvre toute la partie est des Etats-Unis, du sud du Canada jusqu'au golfe du Mexique. Elle est limitée à l'ouest par les premiers contreforts des Rocheuses. Au Mexique, il se reproduit sur le plateau central, aussi loin au sud que l'état de Michoacan. L'oriole des vergers hiverne en Amérique Centrale, aussi bien sur le littoral pacifique que sur la côte atlantique. Son aire d'hivernage se poursuit jusqu'au nord de l'Amérique du Sud, au Venezuela et en Colombie. Il existe deux sous-espèces : Icterus spurius spurius, la race type (est de l'Amérique du Nord, du Canada, jusqu'à Chihuahua) - I.S. philippsi (plateau central du Mexique, de Durango jusqu'au nord du Michoacan).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Les oeufs et les poussins de l'oriole des vergers sont victimes de nombreux prédateurs. Les quiscales bronzés constituent vraisemblablement la plus grande menace car ils font place nette dans le nid. En plus des oisillons, ils prélèvent également les oeufs qui ne sont pas éclos. En Californie, le Grand Géocoucou est également un prédateur redoutable. En plus de ces menaces, les orioles des vergers doivent affronter le parasitisme des vachers. Selon Jaramillo et Burke, jusqu'à 28% des nids sont visités par les vachers bronzés (Molothrus aeneus) ou par les vachers à tête brune (Molothrus ater). En dépit de tout, l'espèce est considérée comme commune et son avenir ne semble pas menacé.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 07/12/2008 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net