Podarge papou

Podargus papuensis - Papuan Frogmouth

Systématique
  • Ordre
    :

    Caprimulgiformes

  • Famille
    :

    Podargidés

  • Genre
    :

    Podargus

  • Espèce
    :

    papuensis

Descripteur

Quoy Gaimard, 1832

Biométrie
  • Taille
    : 60 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 290 à 599 g
Distribution

Distribution

Description identification

Bien qu'il existe également une phase rousse très rare, ce très grand podarge présente un aspect général brun grisâtre. Le mâle et la femelle sont sexuellement dimorphiques. Au repos, les parties supérieures sont brun grisâtre avec des taches chamois, blanches et cannelle, des stries et des points noirâtres. Aucun collier n'encercle l'arrière du cou. Les couvertures alaires sont également brun grisâtre, mais avec des mouchetures chamois, blanches et fauve, des stries sombres ainsi que des taches circulaires blanches et noires évidentes. Les scapulaires blanchâtres sont tachetées de brun. Le sourcil chamoisé se développe jusqu'au milieu du front. La moustache claire est souvent recouverte de stries brun noirâtre. Les parties inférieures affichent une couleur brun grisâtre avec des barres et des stries brunes, virant au blanchâtre sur le ventre et sur les flancs.
Les femelles sont généralement plus pâles, plus chamoisées et plus unies, avec des scapulaires chamois et un bec plus court. Pendant la nuit, sous une lumière artificielle, leur iris affiche une couleur orange. En vol, les podarges papous présentent des ailes plutôt courtes avec des extrémités arrondies. Leur queue est longue et échelonnée. Aucun des deux sexes n'affiche de blanc sur les ailes. Le podarge papou peut être confondu avec le podarge gris, bien que ce dernier soit légèrement plus petit, présente une queue plus courte, un bec moins puissant et soit plus gris. Le podarge gris affiche également un dessous moins taché. Contrairement au podarge papou, la nuit, sous un éclairage artificiel, son iris paraît rouge.

Indications subspécifiques 3 Sous-espèces

  • Podargus papuensis papuensis (w Papuan Is., New Guinea and Aru Is.)
  • Podargus papuensis rogersi (Cape York Pem.. ne Australia.)
  • Podargus papuensis baileyi (ne Queensland. ne Australia.)

Noms étrangers

  • Papuan Frogmouth,
  • Podargo Papú,
  • Papuaschwalm,
  • óriás-bagolyfecske,
  • Reuzenuilnachtzwaluw,
  • Bocca di rana papua,
  • Papuagrodmun,
  • Kjempefroskemunn,
  • krátkonôžka papuánska,
  • lelkoun papuánský,
  • Stor Frømund,
  • papuanpöllökehrääjä,
  • podarg de Nova Guinea,
  • paszczak papuaski,
  • Папуанский белоног,
  • Paruh-kodok papua,
  • パプアガマグチヨタカ,
  • 巴布亚蟆口鸱,
  • 巴布亞蟆口鴟,

Voix chant et cris

Le chant (ou peut-être simplement le cri de contact) est un tambourinage ou un ronflement puissant composé d'une série de notes monotones et répétitives 'oom', 'uum' ou 'woo'. Les deux adultes ronflent ou mugissent de façon assez similaire mais les cris du mâle semblent toutefois plus profonds. Bien que les mugissements interviennent tout au long de l'année, ils sont plus audibles au début de la saison de reproduction lorsque les deux sexes se répondent mutuellement pendant parfois plus de trente minutes sans discontinuer. Les cris sont émis à partir de la branche d'un arbre, plus particulièrement pendant la nuit. Lorsqu'il est menacé ou qu'il effectue une parade de défense, le mâle produit une série de notes rapides, bouillonnantes et assourdies qui sont suivies par un claquement sec : 'bu-bu-bu-bu-klik' ou 'hoo-hoo-hoo-hoo-klik'. En cas de danger, il peut également émettre un croassement perçant ou une double-note lugubre 'maw-pork' dont la première note est montante, la seconde traînante avant de s'évanouir.

Habitat

Les podarges papous préfèrent les lisières des forêts et des zones boisées. Ils évitent, autant que faire se peut, la végétation luxuriante de l'intérieur des forêts. Néanmoins, on peut les trouver dans une grande variété d'habitats : forêts pluviales, forêts de moussons, parcelles de plantes grimpantes, zones boisées ouvertes, savanes denses, mélaleucas et autres forêts-galeries, jungle le long des cours d'eau. Ils sont également présents dans les bosquets, les forêts en cours de régénération, les jardins et les mangroves. Ils fréquentent aussi les mangroves parvenues à maturité le long de criques parcourues par les marées. Les podarges papous vivent du niveau de la mer jusqu'à 2200 mètres d'altitude.
Ces oiseaux sont endémiques de la Nouvelle-Guinée et du nord-est de l'Australie. En Nouvelle-Guinée, ils occupent la totalité de l'île, plus les îles de la Papouasie Occidentale (Waigeo, Batanta, Salawati, Misool), celles de la baie de Geelvink (Biak, Numfor, Yapen). Sur la côte méridionale, ils occupent également les îles Aru. En Australie, ils sont présents dans la péninsule du Cap York, débordant sur le nord-est du Queensland jusqu'à Townsville. L'espèce est monotypique (pas de sous-espèces).

Comportement traits de caractère

Ce sont des oiseaux crépusculaires et nocturnes. Les podarges papous se reposent dans les arbres, se tenant près du tronc, sur une branche en pente ou sur la courbe d'une grosse branche, entre 10 et 30 mètres au-dessus du sol. Ils se reposent en couples ou en petits groupes familiaux, deux adultes s'installant souvent côte à côte ou plusieurs oiseaux se postant les uns près des autres, dans le même arbre ou dans un arbre voisin. Ils se perchent également dans les mangroves, quelques mètres seulement au-dessus du niveau le plus élevé de l'eau. Occasionnellement, les podarges papous se reposent à terre, au pied d'un arbre ou sous une large souche. Si un danger approche, les oiseaux qui se reposent adoptent une posture d'alarme en étirant le cou, en pointant la tête et le bec vers le haut, en compressant les plumes et en dressant la crête jusqu'au dessus du bec. Puis, ils se figent dans cette position jusqu'à ce que le danger soit passé. Si la menace persiste, les podarges papous entreprennent alors une parade d'intimidation et de défense au cours de laquelle ils baissent et poussent la tête avec force en avant, ouvrent la bouche, crient ou gonflent les plumes et déploient les ailes. Sils sont obligés de partir, ils prennent leur envol et se posent à une grande hauteur dans les arbres, à une bonne distance de là. La nuit, ils se perchent souvent dans des lieux ouverts : branches nues, souches d'arbres et poteaux sur le bord des routes. Ils ont peu d'ennemis mais ils doivent probablement subir la prédation de la Ninoxe rousse.
Les deux adultes recherchent leur nourriture sur un territoire qui couvre 20 à 30 hectares. Ils volent avec méthode de perchoir en perchoir sur toute l'étendue de leur propriété, plus particulièrement dans les lieux ouverts et dans les clairières. Les oiseaux qui chassent se posent sur des perchoirs bas comme les branches, les souches, les pieux et les poteaux de clôture et fouillent le sol ou la végétation juste en-dessous d'eux. Dès qu'une proie est aperçue, les podarges papous glissent plus bas, s'en saississent et la consomment sur place si elle est de petite taille. Si elle est assez importante, ils la rapportent au perchoir et la battent contre une surface dure avant de l'avaler. Ils capturent des insectes près des éclairages publics ou des fenêtres éclairées des bâtiments. Ils saisissent des insectes au vol, consomment des charognes d'animaux qui ont été tués au bord des routes. Occasionnellement, ils volent les proies d'autres espèces comme le poliochon casqué. Ils attrapent parfois des petits poissons à la surface des pièces d'eau. La plupart des prises s'effectue probablement en début de soirée ou juste avant l'aube.

Alimentation mode et régime

Les podarges papous se nourrissent principalement d'invertébrés. Ils consomment des papillons nocturnes, des coléoptères, des sauterelles, des locustes, des chenilles, des araignées, des escargots, des mille-pattes, des grenouilles et des crapauds (y compris des crapauds-buffles, Bufo marinus, malgré la toxicité de leur peau). Ils ingurgitent également des lézards, des petits oiseaux, des petits mammifères et probablement des petits poissons. Des graviers peuvent être ingérés accidentellement.

Reproduction nidification

Sur toute l'étendue de son aire de distribution, la saison de nidification se déroule d'août à janvier, et parfois jusqu'à février. La plus grande partie de l'activité se concentre sur les mois d'octobre et de novembre, ce qui correspond au printemps et au début de l'été austral. Les podarges papous sont territoriaux pendant toute l'année. Dans le nord-est de l'Australie, les territoires ont une surface qui ne dépasse pas 5 à 7 hectares. On ne possède aucun renseignement en ce qui concerne les parades nuptiales et la formation des couples. Les deux parents participent à la construction du nid qui prend environ 4 semaines. C'est un édifice mal ajusté, en forme de coupe peu profonde, fabriqué avec des brindilles et des petits morceaux de bois sec. Il mesure 10 à 35 cm de diamètre, 6 à 15 cm de profondeur et il est garni avec des feuilles. La répartition des tâches est assez rigoureuse : un des oiseaux est chargé de récolter les matériaux. Il les transmet à l'autre qui se charge de les assembler. Pendant la nuit, les deux adultes tambourinent régulièrement à partir de l'emplacement du nid. Ce dernier est placé à l'enfourchure d'une branche horizontale ou à la jonction du tronc avec une branche principale, 6 à 36 mètres au-dessus du sol. Dans le nord-est de l'Australie, la plupart du temps, il est installé dans un arbre du genre Melaleuca, mais il arrive également qu'il soit situé dans une mangrove, 2 à 3 mètres au-dessus de l'eau. Dans la même région, il est courant qu'un couple nichant dans une mangrove, construise son nid à moins de 100 mètres d'un autre couple nicheur. La ponte comprend un ou deux oeufs blanc brillant, de forme elliptique. L'incubation est assurée par le mâle pendant la journée et probablement par la femelle ou les deux sexes pendant la nuit. Elle dure environ 40 jours.
Si un danger menace le nid, l'adulte qui couve adopte une posture d'alarme. Si la menace persiste, il effectue une parade d'intimidation et de défense en ouvrant largement la bouche, en sifflant et en claquant du bec. Lorsque ces menaces ne suffisent pas, il peut voleter en direction de l'intrus en claquant du bec. Pendant la nuit, l'adulte qui couve est constamment visité et ravitaillé par son partenaire, mais à partir de 13 jours après l'éclosion, les oeufs peuvent être laissés pendant un court moment sans surveillance. Pendant les premières semaines, les deux adultes semblent se relayer pour apporter leurs soins aux oisillons. Les poussins, qui ne sont ni précoces ni vraiment nidicoles, quittent le nid ente 26 et 30 jours après l'éclosion mais ils restent à proximité pendant la première semaine. Dès l'âge de 30 jours, ils sont capables d'imiter le cri des adultes et de se débrouiller seuls peu de temps après. Néanmoins, la plupart choisissent de rester avec leurs parents jusqu'au début de la saison suivante. Chez les podarges papous, deux nichées sont possibles par saison.

Distribution

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 18/11/2007 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net