Sterne arctique

Sterna paradisaea - Arctic Tern

Systématique
  • Ordre
    :

    Charadriiformes

  • Famille
    :

    Laridés

  • Genre
    :

    Sterna

  • Espèce
    :

    paradisaea

Descripteur

Pontoppidan, 1763

Biométrie
  • Taille
    : 36 cm
  • Envergure
    : 76 à 85 cm.
  • Poids
    : 80 à 120 g
Longévité

34 ans

Distribution

Distribution

Description identification

C'est un oiseau très proche de la Sterne pierregarin et sa différenciation est particulièrement difficile sauf dans de bonnes conditions d'observation. Toutefois, quelques critères morphologiques permettent de la distinguer, en particulier son allure générale plus ramassée en raison de sa tête plus petite et arrondie, son bec plus court, son corps assez allongé disposé sur des pattes d'une taille extrêmement modeste. Chez l'adulte nuptial, ce sont pourtant les détails physiques qui permettent de marquer la différence : des filets de queue plus longs, dépassant de peu le bout de l'aile quand elle est posée, un bec et des pattes plus courts et d'un rouge plus foncé, et surtout un dessous typiquement plus gris que celui de la plupart des sternes pierregarins. Quelques derniers détails viennent confirmer la distinction. Chez la sterne arctique, les faces latérales de la tête et les joues sont plus blanches, la calotte noire descend moins largement sur la nuque, les rémiges primaires ne portent pas les marques sombres d'usure que l'on peut constater chez son homologue pierregarin. En plumage hivernal, la sterne arctique subit trois transformations mineures : le front blanchit, la couleur du bec devient noire et les filets de la queue sont plus courts.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Arctic Tern,
  • Charrán Artico,
  • Gaivina-árctica,
  • Küstenseeschwalbe,
  • Sarki csér,
  • Полярная крачка,
  • 北极燕鸥,
  • Noordse Stern,
  • Sterna codalunga,
  • Silvertärna,
  • Rødnebbterne,
  • rybitwa popielata,
  • rybár dlhochvostý,
  • rybák dlouhoocasý,
  • Havterne,
  • lapintiira,
  • Arktiese Sterretjie,
  • キョクアジサシ,

Voix chant et cris

Habitat

Elle fréquente exclusivement les habitats côtiers dans l'hémisphère nord en été, dans la zone subantarctique pendant la saison d'hivernage. On la rencontre dans nos régions lors du passage principal le long de la façade atlantique qui a lieu à la fin de l'été. Elle niche sur les îles et les îlots côtiers bas. Au passage, on la retrouve le long des côtes et à l'intérieur des terres, uniquement lorsque les conditions météorologiques sont exceptionnelles, notamment en cas de tempêtes. Niche en France de temps en temps.

Comportement traits de caractère

Mouettes et goélands nichent souvent en compagnie des sternes arctiques, profitant de leur protection efficace contre les prédateurs. Une colonie de sternes est en effet toujours surveillée par une sentinelle. A son signal, toutes les sternes s'envolent et attaquent vigoureusement l'intrus. La sterne arctique, comme son nom l'indique, passe l'été dans l'hémisphère nord, près de l'Arctique. Elle vole ensuite vers le sud, traverse de vastes étendues océaniques pour aller hiverner en Afrique Australe, en Australie et en Antarctique. L'espèce effectue le voyage en quatre mois environ et l'aller et retour peut couvrir 35 000 kilomètres. La route migratoire de la sterne arctique suit l'eau, ce qui lui permet de se nourrir tout au long du périple. En volant d'un pôle à l'autre, la sterne arctique bénéficie de plus d'heures de jour que tout autre oiseau, ce qui lui permet de manger plus longtemps et d'exploiter les sources de nourriture là où elles sont abondantes.

Alimentation mode et régime

La sterne arctique se nourrit surtout de petits poissons, mais aussi de plancton et de petits crustacés. Ce régime marin lui permet de continuer à se nourrir pendant les longues migrations. La sterne vole sur place au dessus de l'eau, puis plonge et attrape les poissons avec son bec les tenant juste derrière les ouïes. Ce technique de pêche est typique de la plupart des sternes. On a calculé qu'un plongeon sur trois était fructueux. Lorsqu'elle échoue, la sterne arctique ne poursuit pas le poisson sous l'eau, mais elle revient immédiatement à la surface. Comme les mouettes et les goélands, la sterne arctique repère les éclats blancs du plumage d'autres oiseaux en train de plonger, ainsi elle peut localiser les bancs de poissons.

Reproduction nidification

Bien qu'ils passent la plupart de l'année séparés, les couples de sternes arctiques sont unis pour la vie et retournent s'accoupler et nicher au même endroit, chaque printemps. L'espèce niche en grandes colonies sur les plages de sable ou de galets et parmi les rochers non loin de la mer. Le mâle effectue une parade nuptiale élaborée, surtout lorsqu'il cherche une compagne pour la première fois. Lorsqu'il a sélectionné une partenaire, il vole très haut dans le ciel et la femelle le poursuit. Le couple plane ensemble, puis descend en zigzags et continue sa parade au sol. Le mâle offre des poissons à la femelle et tourne autour d'elle avec la queue étalée et les ailes pendantes, voletant souvent avec un poisson dans le bec. Le couple construit son nid au sol, grattant une cuvette que mâle et femelle garnissent de quelques végétaux La femelle pond habituellement deux oeufs, chamois ou crème avec des taches brunes et noires. Mâles et femelles couvent les oeufs pendant 20 à 24 jours. Couverts de duvet, les poussins sont très vite actifs mais restent près du nid. La sterne arctique défend farouchement son nid et ses petits, et donne des coups de bec à tous les intrus qui s'en approchent. Les poussins s'envolent entre 21 et 24 jours après l'éclosion mais sont nourris par les parents pendant encore plusieurs semaines, avant de savoir pêcher seuls. Les jeunes sternes arctiques migrent dès leur première année, mais ne se reproduisent qu'à 3 ou 4 ans.

Distribution

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

La diminution des poissons due à la pollution des eaux et à une pêche abussive, les dérangements et la prédation dans les colonies sont les problèmes plus importantes pour l'espèce.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 07/11/2002 par Didier Collin avec la participation de Daniel Le-Dantec et Georges Olioso © 1996-2017 Oiseaux.net