Touraco concolore

Corythaixoides concolor - Grey Go-away-bird

Systématique
  • Ordre
    :

    Musophagiformes

  • Famille
    :

    Musophagidés

  • Genre
    :

    Corythaixoides

  • Espèce
    :

    concolor

Descripteur

(Smith, A, 1833)

Biométrie
  • Taille
    : 50 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 202 à 305 g
Distribution

Distribution

Description identification

Chez les adultes, la tête entière le corps sont gris fumeux. Le pourtour des yeux et le ventre sont plus pâles. Le menton, la gorge, les rémiges et les couvertures primaires sont plus foncés. La queue s'obscurcit à son extrémité et devient brun sombre. La poitrine est infiltrée de gris-olive ou de vert-olive mais ce caractère n'est pas vraiment évident dans le milieu naturel. Les plumes du capuchon sont longues et hirsutes, formant une huppe de plumes qui peuvent être dressées ou abaissées à volonté. Quand elles sont aplaties, elles peuvent aller bien au-dela de l'arrière de la tête.
Les iris sont bruns. Le bec, les pattes et les pieds sont noirs. Les juvéniles ont une crête plus brève et une nuance chamoisée sur l'ensemble du plumage. Les sous-espèces ont des différences peu marquées. La race pallidiceps est plus pâle avec une infiltration sur la poitrine qui est plus jaune et plus développée. La race molybdophanes n'a pas de tache olive sur la poitrine. La race bechuanae est plus foncée et possède généralement une plus longue crête.

Indications subspécifiques 4 Sous-espèces

  • Corythaixoides concolor concolor (s)
  • Corythaixoides concolor molybdophanes (ne Angola to s Tanzania, n Malawi and n Mozambique)
  • Corythaixoides concolor pallidiceps (w Angola to c Namibia)
  • Corythaixoides concolor bechuanae (s Angola and ne Namibia to Zimbabwe and n South Africa)

Noms étrangers

  • Grey Go-away-bird,
  • Turaco Unicolor,
  • Turaco-cinzento,
  • Graulärmvogel,
  • barna lármásmadár,
  • Серый бананоед,
  • 南非灰蕉鹃,
  • Vale Toerako,
  • Turaco unicolore,
  • Grå tofsturako,
  • Gråturako,
  • hałaśnik szary,
  • halasník sivý,
  • sparák šedý,
  • Grå Larmfugl,
  • töyhtöturako,
  • Kwêvoël,
  • ムジハイイロエボシドリ,

Voix chant et cris

Le touraco concolore émet un rude cri d'alarme qui peut être retranscrit de la façon suivante : "kay-waaaaaaay" ou "g'wa-ay, g'wa-ay", ce qui lui vaut son nom anglais. Ce cri puissant porte à longue distance et avertit les oiseaux de la présence de prédateurs.

Habitat

Les touracos concolores fréquentent surtout les buissons épineux, les savanes et les zones boisées qui bordent les cours d'eau. Ils marquent une certaine préférence pour les boisements dominés par les acacias qui sont essentiels pour leur alimentation et leur reproduction. On peut souvent les observer dans les parcs à la périphérie des villes et dans les jardins. Dans toutes les régions, ils dépendent étroitement de l'eau. Ces oiseaux vivent du niveau de la mer jusqu'à 1 500 mètres d'altitude, mais occasionnellement ils peuvent grimper jusqu'à 2 200m dans l'est du Zimbabwe.

Comportement traits de caractère

Les touracos concolores vivent en couples ou en petits groupes, mais quand ils se nourrrissent ou se désaltèrent, ils sont plus grégaires et capables de former des rassemblements de 20 à 30 individus. Ils sont assez agressifs vis à vis de certaines espèces et ils les chassent volontiers des points d'eau et des arbres fruitiers. Néanmoins, ils sont assez tolérants vis à vis des pigeons et des perroquets.
Quand arrive la saison des pluies, au début de la saison de nidification, ces oiseaux deviennent plus bruyants et plus vocaux. Ils effectuent alors de parades qui consistent à monter et à descendre la huppe et à agiter les ailes.
Les touracos concolores sont des oiseaux sédentaires. Néanmoins, ils vagabondent parfois sur des courtes distances en fonction de leurs besoins en eau et en ressources alimentaires.

Alimentation mode et régime

Les touracos concolore ont un régime végétarien et frugivore. Ils consomment des figues, du gui (viscum et loranthus), des ébènes (diospyros), des fruits de jujubiiers et de la famille des tilleuls, toute une variété de plantes vivant à l'état sauvage mais aussi des fruits cultivés qui peuvent avoir la taille des pêches. Dans leur habitat naturel, ils mangent aussi des gousses d'acacias, visitent les arbres en fleur pour en soustraire le nectar. Ils ingurgitent aussi les fleurs entières de nombreuses espèces végétales (Aloès, Acacia), des feuilles et des bourgeons. Ils viennent fréquemment à terre pour boire et consommer des termites.

Reproduction nidification

Les touracos concolores nichent en juillet-août en Angola, en avril-novembre au Malawi, en août-septembre en Zambie, en septembre et décembre-avril en Namibie. Le dépôt des œufs s'effectue à tous les mois de l'année en Afrique du Sud et au Zimbabwe. Le nid est une construction désordonnée qui ressemble à une plate-forme de pigeon et qui est bâtie principalement avec des morceaux de bois. Il mesure 18 à 24 centimètres de diamètre, il est fabriqué par les 2 adultes et placé entre 3 et 20 mètres au-dessus du sol généralement dans un acacia mais aussi parfois dans un arbre non épineux. Il est dissimulé dans une touffe de houx ou de plantes grimpantes.
La ponte comprend habituellement 3 ou 4 œufs de couleur blanche ou bleu grisâtre pâle avec des reflets brillants. Ces derniers sont déposés à 1 ou 2 jours d'intervalle. L'incubation qui dure 26 à 28 jours est réalisée par les 2 parents. La femelle couve seule pendant la nuit. Les naissances sont différées et le dernier œuf éclot 18 heures à 3 jours après le premier.
Les poussins qui viennent de naître ont un épais duvet brun ou grisâtre. Ils sont nourris par régurgitation et ils ne deviennent vraiment actifs qu'au bout de 2 ou 3 semaines, escaladant maladroitement les branches à proximité du nid qu'ils quittent définitivement au bout de 23 jours. Les jeunes oisillons sont aptes au vol à l'âge de 4 semaines, mais ils continuent à être nourris par les parents jusqu'à 40 ou 45 jours. Ils ne deviennent totalement indépendants qu'au bout d'environ 50 jours.

Distribution

Les touracos concolores sont originaires du continent africain. Au nord du tropique du Capricorne, ils occupent une large bande qui rejoint les 2 océans. 4 sous-espèces sont officiellement reconnues : C. c. molybdophanes (du nord-est de l'Angola jusqu'au nord du Mozambique, en passant par le sud du Zaïre, la Zambie, le nord du Malawi et le sud de la Tanzanie) - C. c. pallidiceps (ouest de l'Angola et Namibie) - C. c. bechuanae (sud et sud-est de l'Angola, nord-est de la Namibie, Botswana, bande de Caprivi, sud-ouest de la Zambie, plateau du Zimbabwe et Transvaal) - C. c. concolor, la race nominale (Sud-Malawi, Nord-Mozambique, Transvaal, Swaziland et Zoulouland).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

D'après le Handbbok, cette espèce n'est pas globalement menacée. Sur la plus grande partie de son aire, elle est considérée comme commune, se rassemblant en groupes de 30 individus lorsqu'elle se restaure ou qu'elle se désaltère. Dans certaines régions de l'Afrique, elle est considérée comme une véritable peste pour les plantations d'arbres fruitiers et pour les jardins, si bien qu'elle est souvent persécutée par les agriculteurs. Le touraco concolore était à l'origine chassé pour sa chair et dans certaines zones, cette pratique se perpétue. Il a de nombreux prédateurs comme les bateleurs des savanes ou les autours tachiro. Il est aussi victime d'autres rapaces diurnes comme les aigles des steppes, les aigles fasciés et les Faucon pèlerins.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 22/09/2013 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net