Merle pâle

Turdus pallidus - Pale Thrush

Merle pâle

Merle pâle

Turdus pallidus

(Gmelin, JF, 1789)


Ordre : Passériformes

Famille : Turdidés  ;

Genre : Turdus

Espèce : pallidus

Espèce monotypique

Chant :

Biométrie :

Taille : 22 à 23 cm
Envergure :
Poids : 79 g

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : drozd bledý (cs), Amurdrossel (da), Fahldrossel (de), Pale Thrush (en), Zorzal Pálido (es), amurinrastas (fi), Tordo chiaro (it), シロハラ (ja), Blektrost (nb), Bleke Lijster (nl), drozd blady (pl), Бледный дрозд (ru), drozd bledý (sk), Amurtrast (sv), 白腹鸫 (zh)

Identification :
Merle pâle Les sexes sont différents, mais en plumage usé, tous deux peuvent paraître olive plus foncé ou nuancés de gris-olive. Chez le mâle adulte, le dessus de la tête, la face et la gorge sont gris ou gris foncé. Les lores et l'iris sont noirs, ce dernier encerclé par un fin anneau jaune. L'ensemble qui va de la nuque jusqu'aux sus-caudales est brun clair ou châtain-brun pâle, mais pouvant paraître olive ou grisâtre sous certains éclairages. En plumage frais, le plumage du mâle semble châtain plus éclatant. La queue est gris foncé avec de l'olive sur les rectrices centrales et du blanc sur l'extrémité des rectrices les plus externes. Les couvertures alaires affichent une couleur assez semblable à celle du dos, hormis les moyennes couvertures et les Merle pâle rémiges qui sont d'un brun plus chaleureux. Le menton est de couleur variable, avec de petits points blancs à la base du bec, formant chez certains individus une vague moustache. La gorge est entièrement grise ou gris-olive. La poitrine varie de l'orange clair au brun avec des mouchetures brunes sur la partie centrale. Le ventre et les flancs sont blanchâtres virant au brun-olive sur la partie basse des flancs. La zone anale est blanche, les sous-caudales blanc chamoisé. Les cuisses sont gris-brun. Le bec est brun avec une base jaune-orange sur la mandibule inférieure. Les pattes et les pieds sont jaunâtres ou brun-chair pâle. La femelle présente une livrée qui n'est pas très éloignée de celle du mâle, mais le dessus paraît plus brun-olive et la tête plus gris clair. Le menton et la gorge blanchâtre sont plus fortement striés de brun sombre. Les parties inférieures paraissent plus pâles malgré les salissures gris-olive sur la poitrine et sur les flancs. Les juvéniles Merle pâle ont un dessus brun avec d'abondantes taches chamois-orange sur le capuchon. Le dessous est blanchâtre avec une teinte chamois jaunâtre à certains endroits et des mouchetures brun sombre.

Chant : Le merle pâle délivre un cri sec, "chook" "tuck-tuck" ou "chuck-chuck" assez semblable à celui du merle à flancs roux (Turdus chrysolaus). Son cri d'alarme est une longe note sibilante "seeee" suivie d'une série de puissants "quack quack" ou "tchink tchink" assez semblables à ceux du merle noir. Le chant, qui porte à longue distance, est assez semblable à ceux du merle à flancs roux et de la grive draine. C'est une série assez variable de double ou triple sifflements que l'on peut retranscrire de la façon suivante : "tuvee-tulee tulee-tuvee" ou "tieeu-fyu-tryu-fyu". Les Merle pâle merles pâles chantent à partir du sommet des grands arbres, la plupart du temps au crépuscule et aux environs de l'aube. Ils chantent parfois en choeur.

Habitat : Les merles pâles nichent dans les forêts mixtes de montagne et de colline composées principalement de cèdres et d'épicéas. Ils sont également présents dans les massifs de bambous, les plantations de cèdres et d'arbres à feuilles caduques. Au cours de la migration, on les trouve dans des habitats plus clairsemés, tels que les zones boisées, les parcelles situées sur le flanc des collines, les taillis, les broussailles et surtout les buissons qui regorgent de baies. En hiver, ils fréquentent le même genre d'habitat mais à des altitudes plus modestes. Merle pâle Pendant cette dernière période, ils s'installent également volontiers dans les petits bois, les vergers, les zones suburbaines, les parcs, les jardins, les lisières des terres cultivées ainsi que les champs ouverts.

Distribution : Les merles pâles sont endémiques du continent Asiatique. Leur aire de nidification couvre le nord de la Mandchourie (pays de l'Amour et de l'Oussouri), l'extrême est de la Sibérie et la région de Khabarovsk ainsi que les montagnes du nord de la Corée. En hiver, ces oiseaux migrent au Japon (excepté Hokkaïdo), en Corée du sud et dans les îles de Ryu-Kyu jusqu'à Taïwan. Cependant, leurs principaux quartiers d'hivernage se situent Merle pâle en Chine Méridionale, au sud du fleuve Yangtze, dans les provinces du Guizhou et du Guangxi et éventuellement dans celle du Yunnan. Cet oiseau est endémique du centre et du centre-sud de la Chine. Son aire de distribution s'étend de la province du Hebei, au nord de Pékin en direction du sud jusqu'à la province du Yunnan. Sa présence est avérée dans les provinces du Shansi, Shaanxi, Gansu, Sichuan et Guizhou. Au Yunnan, dans la chaîne du Likiang, on peut la trouver à une altitude qui culmine jusqu'à 3050 m.

Comportements : Pendant la nidification, période où ils vivent seuls ou en couple, les merles pâles sont généralement timides Merle pâle et adoptent une attitude très circonspecte. Au cours de la migration et en hiver, ils se regroupent en plus ou moins larges bandes qui recherchent en commun leur nourriture dans les champs ouverts et dans les zones boisées, souvent en compagnie de grives obscures (Turdus obscurus). Lorsqu'ils sont à terre, ils prennent une posture très verticale et ils prospectent à la manière typique des grives dans la litière de feuilles et dans les étendues herbeuses. Les merles pâles recherchent également leur nourriture dans l'étage inférieur des arbres et dans les buissons.

Les merles pâles sont migrateurs. Ils désertent entièrement les aires de nidification de la mi à la fin septembre. Ils survolent le nord de la Chine au début octobre et parviennent sur leurs lieux d'hivernage à partir de la mi-octobre. A Hongkong, les oiseaux n'arrivent pas avant novembre ou au début décembre. La migration de retour commence dans le sud à la fin mars ou au début avril. Tous les couples ont regagné Merle pâle leurs sites de nidification au début du mois de mai.

Nidification : La saison se déroule de la mi-mai jusqu'à la mi ou la fin août. Le nid est une coupe volumineuse construite avec de la boue, des herbes séchées, des laîches et des racines. L'intérieur est garni avec des herbes fines, de la mousse, des feuilles et des aiguilles de cèdre mélangées avec un peu de boue. Le nid est placé généralement sur la fourche d'un arbre, à une hauteur minimale d'un mètre 50 au-dessus du sol. La ponte comprend 4 ou 5 oeufs, assez semblables à ceux de la grive litorne, c'est à dire vert bleuâtre clair, avec des taches éparses brun rougeâtre ou de fines stries. La femelle couve seule pendant environ 13 ou 14 jours. Pendant leur séjour au nid qui dure entre 13 et 15 jours, les oisillons sont nourris par les deux parents. Dans une saison, il y a habituellement deux nichées.

Régime : Les merles pâles ont un régime mixte. Ils consomment une grande variété de baies mais ils sont particulièrement friants de myrtilles. Ils complètent leur menu avec des graines et des invertébrés tels que les vers de terre et les coléoptères.

Protection / Menaces : Sa distribution est inégale. C'est un oiseau localement commun à rare. Pour autant, l'espèce n'est pas globalement menacée.

Sources :

 

Autres liens :
D'après Buffon : Le Merle
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto


Fiche créée le 02/11/2008 par Daniel Le-Dantec


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Mis à jour le 19/06/2013 04:28:46 - © 1996-2013 Oiseaux.net

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