Troglodyte de Bewick

Thryomanes bewickii - Bewick's Wren

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Troglodytidés

  • Genre
    :

    Thryomanes

  • Espèce
    :

    bewickii

Descripteur

Audubon, 1827

Biométrie
  • Taille
    : 14 cm
  • Envergure
    : 18 cm.
  • Poids
    : 8 à 12 g
Longévité

8 ans

Distribution

Distribution

Description de la famille

A une exception près, celle de notre Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes, les Troglodytidés sont endémiques du continent américain. Ce sont des passereaux insectivores de petite taille. Leur plumage, dans des tons de gris et de brun, est discret. Ils possèdent un bec long et fin, et souve... lire la suite

Description identification

Chez les adultes, le capuchon, le dos et les épaules sont brun foncé éclatant, devenant plus roux sur le croupion et le bas du dos. Les plumes du bas du dos ont des taches blanches partiellement masquées. Les primaires et les secondaires sont gris-brun terne, les filets extérieurs portant de barres sombres qui sont particulièrement visibles sur l'aile fermée. Les tertiaires sont entièrement recouvertes de barres transversales. Les rectrices centrales portent une quinzaine de barres noires bien évidentes. Les plumes extérieures noirâtres ont une large bordure gris-blanc. Les lores sont grisâtres, un large sourcil chamois blanc se poursuit jusqu'en arrière de l'œil. La zone située en arrière de l'orbite est brun-roux, contrastant avec les mouchetures grisâtres des oreillons. Le menton et la gorge sont blanchâtres virant au gris-blanc sur la poitrine et au chamois-blanc sur le ventre. La partie inférieure des flancs est brune. Les iris sont bruns, le bec brun noirâtre avec une tache claire sur la mandibule inférieure. Les pattes sont brun sombre.
Les juvéniles ont un plumage moins foncé que celui des adultes. Les plumes des parties inférieures ont souvent de larges bordures sombres.

Indications subspécifiques 15 Sous-espèces

  • Thryomanes bewickii bewickii (c, ec USA)
  • Thryomanes bewickii calophonus (sw Canada and nw USA)
  • Thryomanes bewickii drymoecus (w USA)
  • Thryomanes bewickii marinensis (coastal nw California. w USA.)
  • Thryomanes bewickii spilurus (coastal c California. w USA.)
  • Thryomanes bewickii leucophrys (San Clemente I.. off sw USA.)
  • Thryomanes bewickii charienturus (s California. sw USA. and nw Baja California (nw Mexico))
  • Thryomanes bewickii cerroensis (wc Baja California. nw Mexico.)
  • Thryomanes bewickii magdalenensis (sw Baja California. nw Mexico.)
  • Thryomanes bewickii brevicauda (Guadeloupe I.. off nw Mexico.)
  • Thryomanes bewickii eremophilus (interior sw USA to c Mexico)
  • Thryomanes bewickii cryptus (w Kansas, w Oklahoma and c and e Texas. sc USA. and ne Mexico)
  • Thryomanes bewickii pulichi (e Kansas and Oklahoma. c USA.)
  • Thryomanes bewickii sadai (s Texas. s USA. to c Tamaulipas (ne Mexico))
  • Thryomanes bewickii mexicanus (c, s Mexico)

Noms étrangers

  • Bewick's Wren,
  • Cucarachero Colinegro,
  • Corruíra-de-bewick,
  • Buschzaunkönig,
  • fehérhasú ökörszem,
  • Bewicks Winterkoning,
  • Scricciolo di Bewick,
  • Snårgärdsmyg,
  • Langhalesmett,
  • oriešok záhradný,
  • střízlík pokřovní,
  • Gråbrun Gærdesmutte,
  • tarhapeukaloinen,
  • cargolet de Bewick,
  • strzyżyk myszaty,
  • raibastes ceplītis,
  • Длиннохвостый крапивник Бьюика,
  • シロハラミソサザイ,
  • 比氏苇鹪鹩,
  • 比尤葦鷦鷯,

Voix chant et cris

Troglodyte de Bewick
adulte nuptial

Le chant est une série assez plaisante de notes. Le début rappelle quelque peu celui du Bruant chanteur (Melospiza melodia). Sa fin est un trille très élégant. Selon les régions, il y a de grandes variations et pratiquement chaque individu possède un répertoire différent. Apparemment, seuls les mâles chantent et on ne possède aucun rapport relatant l'exécution de duos. Le cri d'alarme est un "plit" ou un "dzz" sur le ton de la protestation ou de la réprimande.

Habitat

Compte tenu de sa vaste aire de distribution, son habitat est très varié. Néanmoins, le troglodyte de Bewick fréquente principalement les buissons, les zones boisées qui bordent les cours d'eau et les broussailles. Les populations qui vivent à l'est du Mississippi peuvent être assez étroitement associées aux terres agricoles et aux milieux suburbains, ce qui est moins souvent le cas chez les populations occidentales. En Californie, le troglodyte de Bewick fréquente souvent les buissons de chaparral mais également une grande variété d'autres types de végétation telles que les parcelles de genévriers et de pins parasols, les mesquites et les peupliers. Au Mexique, cette espèce s'installe dans de nombreux types d'habitats arides ou semi-arides, des touffes de cactus du genre Opuntia avec leurs poires piquantes jusqu'aux grands arbres de la région de Mexico.

Comportement traits de caractère

Cet oiseau n'est pas particulièrement timide et dans certaines parties de son aire, il vit même à proximité des habitations. Il chante d'un perchoir bien en vue. Son vol est bref et à faible hauteur au-dessus du sol. Le troglodyte de Bewick recherche sa nourriture à terre, dans la litière de feuilles où il a une allure sautillante. Il prospecte également dans les feuillages. Les populations qui vivent à l'est sont migratrices. Les populations qui vivent à l'ouest sont sédentaires ou partiellement migratrices. On ne possède pas de renseignements sur les populations mexicaines mais elles sont présumées sédentaires.
En dehors de la saison de reproduction, le troglodyte de Bewick rejoint des groupes mixtes en train de se nourrir. L'espèce, qui défend son territoire toute l'année, a des conflits permanents avec les bruants chanteurs et les troglodytes familiers. Lorsqu'il se sent menacé, le troglodyte de Bewick se dissimule alors dans les buissons et les sous-bois. Il attaque occasionnellement les nids de ses congénères, mais il est lui-même victime des attaques du Troglodyte familier qui détruit les couvées.

Alimentation mode et régime

Le troglodyte de Bewick se nourrit principalement d'invertébrés. Une étude pratiquée en Californie donne une idée assez précise de son régime : 31% d'hémiptères, 21% de coléoptères, 17% de guêpes et d'abeilles, 12% de papillons et de noctuidés. Le troglodyte de Bewick consomme également de matières végétales, particulièrement en hiver.

Reproduction nidification

Le nid peut être placé dans une multitude d'endroits, que ce soit en milieu fermé, ouvert ou semi-ouvert. On le trouve souvent dans une cavité telle qu'un nichoir, un trou de pic, dans diverses fissures, dans des cabanes, des granges, des crevasses de rocher, de vieux véhicules abandonnés, ou des cavités naturelles situées sur le plancher de la forêt. Il peut être installé fréquemment sur une saillie ou un rebord à l'extérieur d'un bâtiment.
Le nid a souvent la forme d'une coupe, plus rarement celle d'un dôme. Il est construit avec des brindilles, des herbes, des petites racines, des nervures de feuilles. L'intérieur est tapissé de matériaux plus raffinés tels que des plumes ou des morceaux de peau provenant de la mue de serpents. Le nid est construit par les deux partenaires, cependant en cas de seconde couvée, le mâle prend souvent l'initiative de commencer un second nid avant que les jeunes de la première nichée n'aient pris leur envol. La taille du nid varie selon la situation, mais les dimensions de la coupe avoisinent généralement 6,5 cm de diamètre et 4,5 cm de profondeur.
La ponte comprend 3 à 8 oeufs, de couleur blanche, avec un nombre variable de taches brunes, lilas ou violet. Au Texas, la première ponte a lieu au début du mois de mars, tandis que chez les populations situées plus à l'est, elle n'intervient qu'à la fin avril. La femelle couve seule pendant 12 à 16 jours. Elle est ravitaillée au nid par le mâle. Les jeunes sont généralement nourris par les 2 parents, bien que parfois un des deux partenaires cesse l'alimentation, sans doute pour s'occuper de la mise en place d'une seconde couvée.
Les jeunes quittent le nid au bout de quinze jours, mais ils continuent à être nourris pendant deux semaines supplémentaires. Les populations les plus au sud mènent à terme deux nichées, occasionnellement trois. Celles qui vivent dans l'Orégon (calophonus, alrestus) n'en déposent habituellement qu'une seule. Certains mâles sont polygames, la ponte de la seconde partenaire étant alors déposée après l'envol de la première nichée. Les cas de polyandrie sont plus rares mais ont déjà été observés.

Distribution

Le Troglodyte de Bewick est endémique d'Amérique du Nord et de l'Amérique Centrale ; à l'ouest du Mississippi, son aire est morcelée en 2 grands blocs, d'une part une première zone qui longe la côte du Pacifique et qui va de la Colombie Britannique jusqu'au sud de la Baja californienne, d'autre part une vaste région qui va des rives du Mississippi et se poursuit en direction de l'ouest jusqu'en Arizona et en direction du sud jusqu'au centre du Mexique (Oaxaca) Sur cet immense territoire, on a répertorié pas moins de 20 espèces dont voici la répartition : 1°) à l'est du Mississippi (1 race), T.B. altus (autrefois de l'Ontario jusqu'en Géorgie, mais aujourd'hui limitée à certaines régions des Appalaches) 2°) de l'ouest du Mississippi jusqu'au Nevada et au Mexique (6 races) T.B. bewicki, T.B. cryptus, T.B. eremophilus, T.B. bairdii, T.B. murinus, T.B. percnus, les 3 dernières étant purement mexicaines 3°) le long du littoral du Pacifique (13 races), T.B. calophonus, T.B. spilurus, T.B. marinensis, T.B. drymoecus, T.B. alrestus, T.B. correctus, T.B. charienturus, T.B. magdalinensis, T.B. nesophilus, T.B. catalinae, T.B. corroensis, T.B. leucophrys, T.B. brevicauda, les 2 dernières étant probablement éteintes.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Le troglodyte de Bewick est en déclin. En plus du fait qu'il est souvent la proie des serpents et des rapaces, il doit également supporter la compétition intensive avec le Troglodyte familier qui détruit les couvées et les nids. Les étourneaux sansonnets et les moineaux domestiques, espèces introduites, ainsi que le Troglodyte de Caroline et le Bruant chanteur sont des concurrents agressifs pour la conquête des sites de nidification. Bien que la perte de l'habitat soit la raison la plus fréquemment invoquée, il semble réellement que la cause principale du déclin soit liée à la dure compétition qui l'oppose à ces espèces déjà citées.

De ce fait, les populations de troglodytes de Bewick sont rendues à un niveau assez bas, et leur déclin peut encore s'accentuer. L'espèce est considérée comme en danger et menacée dans de nombreuses parties de son aire de distribution.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Troglodyte de BewickFiche créée le 07/12/2006 par Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net