Bécasseau à échasses

Calidris himantopus - Stilt Sandpiper

Systématique
  • Ordre
    :

    Charadriiformes

  • Famille
    :

    Scolopacidés

  • Genre
    :

    Calidris

  • Espèce
    :

    himantopus

Descripteur

Bonaparte, 1826

Biométrie
  • Taille
    : 23 cm
  • Envergure
    : 38 à 41 cm.
  • Poids
    : 40 à 68 g
Longévité

9 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Grand bécasseau avec de longues pattes. En plumage nuptial, c'est un oiseau presque noir dessus et au dessous très fortement barré de noir. Les pattes sont verdâtres, le bec noir assez long, légèrement courbé. En plumage hivernal, le dessus est grisâtre, les plumes étant finement liserées de blanc ; le cou, la poitrine et les flancs sont striés, cou est poitrine étant de couleur chamois alors que les flancs sont blancs. Les jeunes sont sombres dessus avec un contraste entre la pointe (noirâtre) et la base (brune) des plumes des couvertures et scapulaires. Cou, poitrine et flancs sont semblables à ceux des adultes en hiver. A tout âge, cette espèce présente un long sourcil blanc. Le bécasseau à échasses se distingue des autres espèces du genre Calidris par ses longues pattes généralement claires.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Stilt Sandpiper,
  • Correlimos Zancolín,
  • Maçarico-pernilongo,
  • Bindenstrandläufer,
  • Szalagos cankó,
  • Ходулочниковый песочник,
  • 高跷鹬,
  • Steltstrandloper,
  • Piro piro zampelunghe,
  • Styltsnäppa,
  • Styltesnipe,
  • biegus brodźcowaty,
  • pobrežník dlhonohý,
  • jespák dlouhonohý,
  • Klireryle,
  • pitkäkoipisirri,
  • ,
  • アシナガシギ,

Voix chant et cris

Un "tiou" et un "trrrr" peu agressifs.

Habitat

Les sites de reproduction se situent dans les étendues de laîches, la toundra humide, au-delà de la limite des arbres, parfois avec quelques sapins isolés. D'autres espèces de limicoles nichent souvent à proximité, profitant de la variété de ces milieux en mosaïque. C'est le cas par exemple du Bécasseau variable (Calidris alpina), du Bécasseau minuscule (C. minutilla) ou du pluvier dominicain (Pluvialis dominica). En hiver et en migration, il fréquente surtout les marais d'eau douce, les champs inondés et las pâtures.
Dans les secteurs côtiers, il occupe les lagunes peu profondes et les marais herbacés saumâtres, il fréquente rarement les laisses de mer.

Comportement traits de caractère

L'espèce est totalement migratrice. Les mouvements s'effectuent à travers l'Amérique du Nord et non sur les côtes. Les premiers départs concernent les oiseaux qui ont échoué dans leur reproduction et commencent dès la fin juin. Les femelles ayant réussi leur nichée partent dans la première moitié de juillet, suivies par les mâles dans la seconde et enfin par les jeunes jusqu'au début de septembre. Les premières arrivées en Amérique du Sud sont signalées dans les tout premiers jours d'août.
Au printemps, les premières arrivées sont notées début mars au Texas, mais seulement fin mai ou début juin sur les sites de reproduction. Ces mouvements se font en groupes pouvant atteindre quelques dizaines d'individus. Ils se font en étapes de plusieurs centaines de kilomètres qui nécessitent des vols sans escale, de jour comme de nuit.
Ce sont aussi de bons nageurs sur des eaux calmes, y compris les poussins, par contre on n'a jamais observé ce bécasseau nager sous l'eau.
Le vol : Le vol est rapide et direct ; il a été mesuré entre 64 et 72 km/h.

Alimentation mode et régime

Ce bécasseau recherche sa nourriture dans l'eau jusqu'au tarse ou dans la vase. En saison de reproduction, il se nourrit aussi sur le sol sec dans la toundra. Son régime alimentaire varie beaucoup selon les saisons. En saison de reproduction, il est à 90 % constitué d'invertébrés (coléoptères adultes, larves diverses, petits escargots, diptères adultes). Il est capable de capturer des petites grenouilles. En migration, les graines peuvent constituer un apport important (jusqu'à 30 %).

Reproduction nidification

Les mâles établissent un territoire dès leur arrivée sur les sites de reproduction et le défendent. Lorsque les deux membres du couple ont survécu, ils reviennent sur le même territoire et, le plus souvent, ne pratiquent aucune parade nuptiale. La formation des nouveaux couples s'accompagne de longues parades aériennes. Il n'y a qu'une ponte annuelle, il faut dire qu'à ces latitudes le temps est compté ! C'est le mâle qui choisit le site de reproduction, la femelle aménageant le nid proprement dit. Le nid est une petite dépression creusée dans le sol par le mâle avec la poitrine et garnie de débris végétaux par la femelle. La ponte débute généralement dans la première moitié de juin. La quasi totalité des pontes sont de 4 oeufs. Les deux sexes couvent pendant environ 20 jours, les mâles le jour, les femelles la nuit. La plupart des femelles s'en vont alors que les poussins (nidifuges) n'ont que 2 ou 3 jours, les mâles lorsqu'ils ont entre 10 et 14 jours, bien avant qu'ils soient capables de voler !

Distribution

Ce bécasseau ne niche que dans les régions subarctiques d'Amérique du Nord, entre la baie James et le nord de l'Alaska. Il hiverne surtout dans l'intérieur de l'Amérique du Sud, de la Bolivie à la région de Buenos Aires. Quelques individus hivernent aussi dans le sud des Etats-Unis (Californie, Texas et Louisiane) ainsi qu'en quelques sites d'Amérique Centrale. De rares individus ont été observés en Europe et en Australie, au Japon et à Taïwan. Il a été observé à sept reprises en France (jusqu'en 2002), entre un 23 juillet et un 11 octobre, toutes sur les côtes occidentales entre Ouessant et la Gironde.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

L'espèce ne semble pas menacée. Cependant, les chercheurs canadiens ont noté une baisse du succès de reproduction depuis les années 1960 (91 % des nids avaient au moins un oeuf éclos contre seulement 68 % entre 1992 et 1996). Ceci est probablement dû à une dégradation de l'habitat, conséquence du surpâturage par les bernaches du Canada ou les oies des neiges. Lors de leurs mouvements, les fils électriques constituent des obstacles redoutables.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 11/01/2011 par Georges Olioso © 1996-2017 Oiseaux.net