Calao longibande

Lophoceros fasciatus - African Pied Hornbill

Systématique
  • Ordre
    :

    Bucérotiformes

  • Famille
    :

    Bucérotidés

  • Genre
    :

    Lophoceros

  • Espèce
    :

    fasciatus

Descripteur

Shaw, 1812

Biométrie
  • Taille
    : 50 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 191 à 316 g
Longévité

22 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Ce petit calao a un dessus noir avec un lustre brillant et des parties inférieures entièrement blanches. Le mâle de la race nominale présente de longues rectrices extérieures, blanches sur toute leur longueur. Son bec est jaune pâle avec, sur la pointe, une tache rouge foncé qui se poursuit sur le casque et le bord tranchant du bec en formant des lignes. La peau orbitale et la petite zone de peau nue sous la gorge sont bleu foncé. La femelle est plus petite. Le casque est plus réduit et porte une tache noire et non pas rouge. La petite tache gulaire est orange. Les juvéniles ont un petit bec jaune pâle sans casque. Sur la queue, seules les extrémités des rectrices extérieures sont blanches. La race semifaciatus possède une taille moins importante que la race nominale. Seule la pointe des rectrices extérieures est blanche. Chez les deux sexes, les marques sur le bec sont noires et moins étendues

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Lophoceros fasciatus semifasciatus (Senegal and Gambia to s Nigeria)
  • Lophoceros fasciatus fasciatus (se Nigeria to n Angola and Uganda)

Noms étrangers

  • African Pied Hornbill,
  • Toco Blanquinegro,
  • Calau-preto,
  • Elstertoko,
  • guineai tokó,
  • Bonte Tok,
  • Bucero bianconero africano,
  • Skattoko,
  • Palmetoko,
  • toko čierno-biely,
  • zoborožec strakatý,
  • Broget Toko,
  • kirjotoko,
  • calau becsagnant,
  • toko żałobny,
  • Пёстрый ток,
  • シロクロコサイチョウ,
  • 斑尾弯嘴犀鸟,
  • 斑尾彎嘴犀鳥,

Voix chant et cris

Calao longibande
♂ adulte

Il forme une superespèce avec le calao de Bradfield et le Calao couronné. Il est également très proche vocalement du Calao de Hemprich. Il émet le même cri sifflé que toutes ces espèces. Il adopte les mêmes attitudes et effectue les mêmes rituels qu'eux quand il chante, dressant la tête et gardant les ailes fermées.

Habitat

Les calaos longibandes vivent dans les forêts sempervirentes de plaine et dans les parcelles de forêt secondaire qui sont situées à leur lisière. Ils fréquentent également les forêts-galeries et les zones boisées denses constituées d'arbres à feuilles caduques. Plus récemment, ils ont colonisé les plantations de palmiers à huile (Elaeis guineensis) et les différents arbres isolés qui occupent les terres agricoles. Les calaos longibandes habitent du niveau de la mer jusqu'à 900 m d'altitude. Cette espèce endémique de l'Afrique Occidentale et Centrale occupe une aire de distribution assez semblable à celles du Calao pygmée et du Calao de Hartlaub, bien qu'elle soit plus étendue en direction de l'ouest et du sud. Elle comprend deux races dont voici la répartition : race semifasciatus, du Sénégal en direction de l'est jusqu'au sud-ouest du Nigeria. Race nominale fasciatus, du sud-est du Nigeria et du sud du Tchad en direction de l'est jusqu'en Ouganda et en direction du sud jusqu'au nord de l'Angola et le centre du Zaïre.

Comportement traits de caractère

Les calaos longibandes sont probablement sédentaires et adoptent un comportement territorial sur la plus grande partie de leur aire de distribution. En dehors de la période de nidification, ils forment de grosses bandes pouvant atteindre 70 individus qui errent largement dans les habitats les plus arides à la recherche de nourriture. De manière générale, les calaos longibandes prospectent sur le dessus des feuillages, à des hauteurs assez élevées. Ils poursuivent les insectes au-dessus de la canopée, à des altitudes comprises entre 30 et 50 mètres, mais il sont également capables de descendre plus bas et même de se poser sur le sol pour s'alimenter. Les fruits mettent plus d'une heure avant d'être digérés alors que les graines sont évacués dans un état presque intact, ce qui facilite leur germination. Quand ils se restaurent, les calaos longibandes se regroupent dans les arbres fruitiers et ils se perchent souvent en commun.

Alimentation mode et régime

Les calaos longibandes se nourrissent principalement d'insectes et de fruits, dans un proportion presque égale. Ils capturent également des araignées et des petits vertébrés tels que les grenouilles arboricoles, les lézards, les souris, les chauves-souris et les petits oisillons d'autres nichées. Ils consomment une grande variété de fruits provenant d'au moins 14 familles différentes, y compris ceux des palmiers à huile. La partie végétale représente environ 40% de son régime.

Reproduction nidification

Peu de renseignements ont pu être collectés. Le calao longibande niche généralement pendant les mois les plus arides : août au Sénégal, septembre-avril au Liberia, novembre-avril dans le reste de l'Afrique Occidentale. En Afrique Centrale, les dates sont quelque peu différentes : septembre-février au Gabon, mars-avril et septembre en Ouganda, juillet-septembre au Zaïre. Le nid est placé dans une cavité naturelle d'arbre, à une hauteur qui varie de 9 à 38 mètres, souvent plus haut dans les forêts primaires. La femelle obture elle-même l'entrée en utilisant ses propres excréments. Les pontes les plus importantes contiennent 4 oeufs. Le mâle se charge de ravitailler la couvée et lui apporte entre 6 et 12 proies toutes les heures. Pendant sa période de réclusion, la femelle effectue simultanément la mue de ses rémiges et de ses rectrices, ce qui la rend provisoirement inapte au vol. Néanmoins, elle émerge de la cavité avant les oisillons et assiste alors son partenaire dans l'alimentation des jeunes.

Distribution

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

L'espèce n'est pas globalement menacée. Un peu partout, elle est même repandue, localement commune ou très commune. C'est un des seuls calaos résidant habituellement dans les forêts de plaine qui soit capable de s'adapter aux forêts secondaires et même aux zones boisées ayant subi de profondes dégradations. De ce fait, il a gagné ou colonisé de nouveaux habitats. Son habilité à rechercher de la nourriture dans la canopée et sa faculté à se déplacer ont encore accru son adaptabilité. Cet oiseau joue un rôle primordial dans la dispersion des graines.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 10/02/2008 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net