Érismature à barbillons

Biziura lobata - Musk Duck

Érismature à barbillons

Érismature à barbillons

Biziura lobata

((Shaw, 1796))


Ordre : Ansériformes

Famille : Anatidés  ;

Genre : Biziura

Espèce : lobata

Espèce monotypique

Biométrie :

Taille : 55 à 66 cm
Envergure : -
Poids : 1800 à 3100 g

Longévité : 20 ans

Chant :

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : kachnice laločnatá (cs), Bisamand (da), Lappenente (de), Musk Duck (en), Malvasía de Papada (es), helttasorsa (fi), lebernyeges réce (hu), Gobbo muschiato (it), ニオイガモ (ja), Pungand (nb), Australische Muskuseend (nl), bisiorka (pl), Pato-de-papada (pt), Лопастная утка (ru), laločnica potápavá (sk), Bisamand (sv), 麝鸭 (zh)

Identification :
Érismature à barbillons L'érismature à barbillons est un inimitable canard plongeur, au corps massif et aux ailes brèves, ce qui lui donne une silhouette très caractéristique. Ce canard d'assez grande taille est presque toujours posé sur l'eau, il répugne beaucoup à prendre son vol. Il est également rare sur la terre ferme.
Chez le mâle, la livrée est globalement brun noirâtre, avec un collier et un capuchon plus noir en forme de diamant. Les plumes du contour, du dos et des flancs sont abondamment vermiculées de chamois et de blanc, la poitrine et l'abdomen sont gris-brun plus clair. Les rectrices sont noires, les ailes sont gris-brun foncé sans aucune tache. Le dessous des ailes présente une teinte gris clair. Certains individus ont des éperons à l'extrémité Érismature à barbillons des ailes. Le bec est grand et large à la base, avec un lobe qui pend et qui a une consistance charnue. Cette excroissance, qui s'apparente à une caroncule, est de taille variable selon les âges. Les pattes gris sombre sont terminées par des pieds très évasés. Les iris sont brun foncé.
Chez la femelle, le lobe situé sous le bec est assez rudimentaire et plus pâle que chez son partenaire. Le plumage a tendance à devenir plus pâle avec l'usure. Les canardeaux ressemblent à leur mère, mais la partie terminale de la mandibule inférieure est jaunâtre.

Chant : Les érismatures à barbillons sont Érismature à barbillons plutôt silencieux, les mâles et les canardeaux délivrent cependant des cris de reconnaissance. Les cris d'alarme émis en vol sont inconnus. Pourtant, s'ils subissent des attaques ponctuelles dans leur milieu naturel, ils répondent par des grognements et des grincements très aigus. En captivité, les mâles produisent des bruits qui ne sont pas exclusivement vocaux et qui sont réalisés aussi avec les pieds. La femelle est rarement entendue mais elle délivre quelques grognements poussifs en cas de détresse, de contact et même comme cri de sollicitation. En présence des jeunes, elle émet un trille doux. Les jeunes sont capables de s'exprimer par Érismature à barbillons d'incessantes supplications qui ont le ton d'un grognement. Le cri de détresse est semblable à celui de leur mère.

Habitat : L'érismature à barbillons fréquente le marais d'eau douce, les marécages et les lacs, surtout s'ils sont bordés par une grande étendue de roseaux. On peut également les apercevoir dans les bras morts des rivières, le long des différents cours d'eau et dans les retenues d'eau des fermes. En dehors de la période de reproduction, les adultes et les jeunes se dispersent dans des étendues d'eau plus profondes telles que les marais salants, les lagunes et les Érismature à barbillons réservoirs de traitement des eaux usées. A cette époque de l'année, ils visitent aussi les mares qui servent à stocker les eaux, les estuaires et les rivages abrités. Ils s'éloignent parfois à grande distance du littoral.

Distribution : Les érismatures à barbillons sont endémiques de l'Australie. Ils vivent exclusivement dans les zones sud-est et sud-ouest et en Tasmanie. Autrefois, des doutes étaient émis sur la race menziesi mais une étude récente faisant appel à l'ADN ainsi que l'existence de Érismature à barbillons parades différentes, confirment qu'elle est bien une sous-espèce. 2 races sont officiellement retenues :
B. l. lobata - sud-ouest de l'Australie.
B. l. menziesi - sud-est de l'Australie (centre de l'Australie Méridionale en direction de l'est jusqu'au Queensland, et du sud jusqu'à l'état de Victoria), également la Tasmanie.

Comportements : Les érismatures à barbillons ne sont pas très grégaires. Quelques Érismature à barbillons soient leur activité ou leur situation, on les trouve presque toujours en petits groupes. Après la nidification, on peut les observer en petits bandes sur les eaux libres des lacs en compagnie d'autres espèces comme les érismatures d'Australie (Oxyura australis). Pendant la période de reproduction, les non-nicheurs forment des petites troupes dont le nombre n'est pas précisé. Il n'y a pas de couples.
Ces gros canards se nourrissent en plongeant dans l'eau, s'immergeant entièrement sans effort. Ils viennent rarement à terre où ils marchent de façon très maladroite. Les mâles adultes sont territoriaux et ils défendent leur espace de prédominance en chantant fort. Contrairement aux populations de l'ouest, les mâles adultes des populations orientales n'émettent pas de sifflements.

Vol : Bien que rarement en vol, l'érismature à barbillons est capable de très bien voler, mais il a besoin de prendre son élan et de courir sur une bonne distance avant de décoller au-dessus de l'eau. Il se pose maladroitement après une glissade bruyante. Malgré son peu de goût pour les airs, l'érismature à barbillons parcourt parfois de longues distances, les jeunes pouvant se disperser très loin vers le sud. Les grands déplacements semblent s'effectuer de nuit.

Nidification : La saison de nidification commence principalement en septembre/octobre, mais elle est variable en fonction du niveau des eaux. Les œufs peuvent être vus en fait pendant la période qui va de juin jusqu'à décembre. Les érismatures à barbillons établissent un système de lek dans lequel on peut apercevoir plus de vingt femelles pour un mâle dans certaines régions. A l'intérieur de cette piste de danse, les relations sont empruntes d'une grande liberté : les copulations hors couples sont monnaie courante et les liens conjugaux sont quasiment inexistants. Dans la communauté, les formes de groupement sont assez libres de contrainte : les mâles qui ont les barbillons les plus développés et ceux qui paradent le plus fréquemment remportent le plus de succès. Les débats ne se déroulent pas toujours dans la sérénité, des rapports signalant des meurtres et des cas de "caïnicide", certains oisillons tuant leur frère ou leur sœur.
Chez les couples isolés, les nids ont la forme de coupe rudimentaire surmontée d'un toit ou précédée d'une rampe et ils sont construits avec des tiges et garnis avec du duvet gris-brun. C'est un édifice assez massif qui est installé à peu de hauteur au-dessus de l'eau dans des roseaux ou des petit arbres tels que des typhas, du lignum ou des melaleucas.
En captivité, la femelle couve seule pendant 24 jours. La ponte contient des œufs blanc verdâtre ou chamois. A la naissance, les oisillons ont un duvet très foncé dessus et blanchâtre dessous. Le nid est usurpé par un grand nombre de parasites au rang desquels on trouve l'érismature austral, le fuligule austral, le canard à oreilles roses, le canard à sourcils, la sarcelle australasienne et même la gallinule sombre. Les jeunes atteignent probablement la maturité sexuelle au bout d'un an. L'espérance de vie pour un captif peut aller jusqu'à 23 ans.

Régime : L'érismature à barbillons se nourrit principalement d'invertébrés (scarabées aquatiques et leurs larves), d'escargots d'eau, de grenouilles, de crustacés et d'araignées. Ils consomment aussi des petits poissons et éventuellement des petits canards d'autres espèces. Le menu est complété par des plantes et des matériaux végétaux, surtout des graines.
L'analyse du système digestif de nombreux individus dans les Nouvelles-Galles du Sud a donné les résultats suivants : 30% d'animaux et de matières organiques ainsi que 70% de végétaux tels que les légumineuses, les graminées et les rosacées, ce qui est un peu en contradiction avec les items énumérés plus haut.

Protection / Menaces : D'après le Handbook des oiseaux du Monde, les érismatures à barbillons ne sont pas globalement en danger. Leur répartition est très inégale, mais elle est localement très abondante dans les bassins des fleuves Murray et Darling. Il n'y aucun chiffre valable concernant les effectifs des populations continentales mais il semble évident qu'elles sont en léger déclin dans le sud-est où l'implantation de nouveaux drainages pourrait-être une menace dans l'avenir.

Sources :

 

Autres liens :
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive


Fiche créée le 20/02/2015 par Daniel LE-DANTEC


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Mis à jour le 31/08/2015 04:54:20 - © 1996-2015 Oiseaux.net

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