Mouette de Buller

Chroicocephalus bulleri - Black-billed Gull

Mouette de Buller
adulte
Systématique
  • Ordre
    :

    Charadriiformes

  • Famille
    :

    Laridés

  • Genre
    :

    Chroicocephalus

  • Espèce
    :

    bulleri

Descripteur

Hutton, FW, 1871

Biométrie
  • Taille
    : 38 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 190 à 270 g
Longévité

30 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Il n'y a que deux espèces de mouettes en Nouvelle-Zélande, mais elles se ressemblent beaucoup. La mouette de Buller a un bec noir et fin (la Mouette scopuline (Larus scopulinus) l'a rouge et plus fort) et elle est nettement plus claire que sa congénère. Le dessus est d'un gris très pâle et la pointe des ailes est à peine marquée de noir. Chez les adultes, l'oeil est clair, il est sombre chez les jeunes. L'espèce est monotypique (pas de sous-espèces).

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Black-billed Gull,
  • Gaviota Maorí,
  • Gaivota-de-bico-preto,
  • Maorimöwe,
  • maori sirály,
  • Zwartsnavelmeeuw,
  • Gabbiano becconero,
  • Maorimås,
  • Maorimåke,
  • čajka jazerná,
  • racek černozobý,
  • Maorimåge,
  • uudenseelanninlokki,
  • gavina de Buller,
  • mewa czarnodzioba,
  • melnknābja kaija,
  • Буллерова чайка,
  • ハシグロカモメ,
  • 新西兰黑嘴鸥,
  • 紐西蘭黑嘴鷗,

Voix chant et cris

La mouette de Buller est une 'bavarde' et son cri peu agréable fait partie des paysages sonores des lacs néo-zélandais.

Habitat

Endémique de Nouvelle-Zélande, la mouette de Buller se reproduit surtout dans l'intérieur de l'île du Sud ainsi que dans la région de Rotorua dans l'île du Nord. Il existe de rare colonies littorales dans l'île du Sud. En saison de reproduction, elle fréquente surtout les berges et îlots des lacs et cours d'eau. En période internuptiale, les oiseaux se dispersent et on peut l'observer sur les côtes des deux îles, souvent en compagnie de la Mouette scopuline. Elle fréquente aussi volontiers les champs inondés et les pâtures.

Comportement traits de caractère

Même si elle est assez grégaire, la mouette de Buller se montre souvent agressive envers ses congénères lors de la formation des couples.
Le vol : Le vol est léger et assez rapide. Je ne l'ai que rarement vue volant très haut.

Alimentation mode et régime

La mouette de Buller recherche sa nourriture en groupe, essentiellement dans les champs durant la saison de reproduction, souvent à plusieurs kilomètres des colonies. Elle consomme surtout des invertébrés (terrestres ou aquatiques) mais aussi de petits poissons. La plupart des proies aquatiques sont cueillies à la surface de l'eau. Chasse aussi les insectes volants. Comme beaucoup d'autres espèces de laridés, elle sait aussi exploiter les ordures laissées par les activités humaines ; dans les parcs de certaines villes, elle est devenue très familière, venant quémander sa nourriture comme les pigeons...
Si la nourriture n'est pas suffisante, les colonies peuvent être abandonnées.

Reproduction nidification

Les parades nuptiales commencent dès le mois d'août sur les sites d'hivernage et les oiseaux arrivent sur les colonies vers la mi-septembre. A l'intérieur d'une colonie, les pontes sont assez synchrones. Les nids sont de petites cuvettes garnies de brindilles et de tiges herbacées. La ponte est généralement de 2 oeufs, mais on en trouve parfois d'1 ou 3 oeufs. Les deux adultes couvent pendant un peu plus de 3 semaines et les jeunes volent généralement un peu avant l'âge d'un mois. La mouette de Buller est capable de se reproduire à l'âge de 2 ans, mais ne le fait souvent que beaucoup plus tard (4 ou 5 ans).

Distribution

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Maintenant considérée comme 'En danger' par BirdLife International. Dans l'île du Sud, il y avait 57 000 couples en 1985-1986, mais seulement 33 500 onze ans plus tard (48 000 couples au total). Comme pour la Guifette des galets (Chlidonias albostriatus), les principales menaces sont la diminution des sites favorables à la reproduction envahis par la végétation exotique, la prédation des oeufs et des poussins par les rats, les chats et les mustélidés introduits, l'aménagement des cours d'eau et le développement des loisirs aquatiques. D'après l'IUCN, l'espèce a perdu 50 % de ses effectifs en un peu plus de 30 ans !

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 27/03/2008 par Georges Olioso © 1996-2017 Oiseaux.net